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"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]

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MessageSujet: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Ven 14 Juil 2017 - 18:23


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Basil se prépare méticuleusement.
À l’aise dans son suit, il prend sa montre qu’il veille à bien fixer à son poignet. Il se regarde un instant dans la glace de sa chambre impeccablement rangée. Il est parfait, comme à l’accoutumé. Non pas qu’il en a vraiment besoin. Il n’a pas rendez-vous avec un intermédiaire, avec un collègue ou même ses amis, non sa visite même, va être des plus désagréables. Il fait tellement chaud dehors qu’il renonce à prendre sa cape et sort de son appartement, sa baguette dans sa poche arrière. Les mains dans les poches il ne se presse pas pour arpenter les rues mouvementées de Londres.

Il marche longtemps, car le Chaudron Baveur n’est pas un pub qui se trouve au bas de sa rue. Il réfléchit à la raison pour laquelle Fawkes veut le voir. Il n’en voit aucune. Ils ne se sont pas reparlés depuis l’accident du musée, où ils se sont malheureusement retrouvés dans la même chambre, assommés au point de se confier l’un à l’autre comme s’ils étaient amis. Cette expression en référence à Raven fait dresser les cheveux sur la tête de Carrow. Il n’y a aucune chance pour que les deux adultes s’entendent et la missive de l’Auror d’ailleurs, ne laisse aucun espoir quant à l’amélioration de leur relation. Elle était sèche, claire et concise, il s’agissait en fait, d’une lettre qu’il aurait lui-même pu rédiger pour elle. Étonnant comme ils étaient sur la même longueur d’onde pour le coup. Sans guère se presser, il observe l’architecture moldue comme si cela l’intéresse. Il ne fait pas attention aux gens qui le frôlent et aux enfants qui courent à droite et à gauche. Après plusieurs minutes à marcher encore, il arriver au pub. Il entre sans toquer et salue d’un signe de tête le barman.

Basil fait parcourir ses yeux sur les personnes attablées et comme prévu il n’y a pas grand monde. Il voit miraculeusement une table vide au fond du pub et il va s’y asseoir. Si Raven ne le trouve pas, tant pis pour elle. Il est exactement seize heure lorsqu’il s’assoit et pose sa baguette sur la table. Le serveur n’a pas le temps de venir vers lui que déjà Raven s’attable, comme si elle est chez elle, aux yeux de Carrow qui ne peut s’empêcher de la juger avec un air mauvais. « Fawkes » salue-t-il bien sommairement, sans guère s’épancher sur des politesses inutiles, « quelle formidable surprise ». Ils avaient fait une trêve à l’hôpital, mais c’était uniquement à cause des blessures de guerre. Maintenant que tous les deux sont dans leur état normal il est temps de repartir au combat. Basil avait mis bien du temps à ne plus avoir mal au dos et à ne plus être raide en marchant. Sadiquement, il espère qu’il en a été de même pour elle. Il l’observe avec un air ennuyé, guère agacé, comme si toute cette scène était à prévoir depuis des années ce qui, bien entendu, n'est pas le cas. Lorsque le serveur vient enfin prendre sa commande, Basil lève les yeux vers lui, agacé qu’il ait mis autant de temps : « Une Bierraubeurre sera largement suffisante » siffle-t-il. L’alcool et Carrow cela ne fait guère bon ménage. Raven n’a pas besoin de le voir déchiré, elle l’avait déjà vu blessé ce qui était largement assez humiliant comme cela.  
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 0:42

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Eva-Green-300-GIF-Image-Download-18Je marchais. Dans la rue bondée de monde et avec plein d’enfants qui couraient partout, mais je marchais. Vite. Pressée. Il fallait que je me dépêche. Mon œil était aux alertes et mon cerveau était tout renversé. Ce n’était pas possible. Il fallait qu’il y ait une confirmation ou, au contraire, une preuve que tout cela n’était pas réel.
J’avais passé quelques jours au manoir des Fawkes, manoir que Melody avait hérité. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus et, pour l’occasion, nous nous étions dit que c’était le moment pour se partager les dernières nouvelles. À mon grand étonnement, elle était venue me rendre visite à l’hôpital lorsque j’avais été blessée, inquiète et stressée, et ce n’était pas pour me déplaire. Nous n’étions pas très proches, et pourtant nous tenions beaucoup l’une à l’autre. Revenir dans ce même salon où j’avais été battue avait été une sensation extrêmement désagréable, voire même insupportable. J’avais presque eu l’impression de voir le fantôme de ma grand-mère et le mien plus jeune répétant sans cesse les mêmes scènes que le passé. Insoutenable. Melody m’avait alors entraîné dans une autre pièce, conscience que cette dernière me rappelait trop de mauvais souvenirs. Nous avions énormément parlé, elle et moi. Comme rarement, ces derniers temps. Je lui avais dit de se méfier de ce… Kierán, mais elle le trouvait charmant. Rien n’y faisait, elle le trouvait gentil. Je n’avais rien contre cet homme, mais il m’en voulait énormément pour la mort de son père alors que je n’étais pas la responsable. Puis, vint le soir. Elle était partie se doucher et j’étais donc restée un peu seul à arpenter les couloirs du manoir. Soudainement, une envie m’avait pris. Pénétrer dans la chambre de mes grands-parents. En y repensant, je m’étais demandée pourquoi mon grand-père avait été peu présent. Voire jamais là, en réalité. Et pourquoi Kathleen ne nous en avait jamais parlé. J’étais donc rentrée dans leur chambre, effarée de voir que rien n’avait changé, et avait effleuré du bout du doigt cette commode en bois, verrouillée depuis toujours, dont l’accès nous avait été interdit. Je m’étais toujours demandée pourquoi. Ainsi, j’avais sorti ma baguette et avait murmuré un « Alohomora ». Un déclic, et les petites portes s’étaient ouvertes. J’avais complètement oublié son existence après le décès de ma grand-mère.

À l’intérieur de la commode, une seule et grande boîte poussiéreuse, noire et abîmée. J’avais froncé les sourcils et avait attrapé l’objet, intriguée de savoir ce qu’il s’y trouvait. J’avais mis quelques minutes avant de l’ouvrir. Et ce que j’y avais vu m’avait bouleversée. Des lettres. Des lettres par dizaines, toutes cachetées par l’initiale des Carrow. J’avais ouvert l’une d’entre elles et m’étais empressée de la lire. J’avais été obligée de m’asseoir sur le lit tellement la découverte avait été choquante, et dû relire plusieurs fois chaque ligne pour assimiler la vérité. Cher Aiden. Ces lettres s’adressaient à mon grand-père. Mes yeux avaient alors atterri sur la signature, Ta tendre et douce, Elena Carrow. Au fur et à mesure de mes lectures, j’avais compris. Mon grand-père et cette… Elena avaient eu une liaison secrète qui avait été découverte par les deux familles. Ma grand-mère ne lui avait jamais pardonné. Lorsque Melody avait, elle aussi, procédé à la lecture, elle avait eu la même réaction que moi. Un mélange de choc et d’incompréhension. J’avais immédiatement envoyé un hibou à Basilius Carrow. Il fallait qu’il le sache.

Rendez-vous au Chaudron demain à 16h30. Ne soyez pas en retard. C’est urgent.
Fawkes.



D’un ton aussi sec que nos échanges, pour changer.
Et donc, je marchais. Un sac à la main dans lequel j’avais fourré toutes les lettres, je marchais. Je n’avais pas transplané, non. J’avais eu besoin de me défouler après avoir appris ça. J’arrivai alors à la hauteur du bar et, sans attendre, pénétrai à l’intérieur. Je tournai la tête à droite, à gauche, essayant de perdre le moins de temps possible, et le repérai presqu’instantanément.  En avance, le sang-pur. Je le rejoignis à grandes enjambées et m’assis face à lui. « Carrow. » lui répondis-je simplement en retour. Je posai mon sac à mes côtés et, tandis que le bureaucrate commandait sa bière, j’ajoutai « Ce sera un Xérès pour moi. » Il était toujours le même. Aussi droit, aussi railleur, aussi froid. Pour changer. Je savais que je renvoyais la même image, de toute façon. Je le regardai droit dans les yeux avec sévérité, mais également avec une petite lueur d’alarme. Il devait certainement se demander pourquoi je lui avais demandé de venir  à ma rencontre. Ce n’était pas tellement mon genre de lui demander une chose pareil, surtout à lui. Et il le savait. Le serveur nous apporta notre boisson et je mis la mienne légèrement sur le côté. « Bien. Vous devez certainement vous demander pourquoi je vous ai demandé de me rejoindre ici. » Je fis une petite pause en respirant, un peu agacée de lui demander une telle chose. « Pour la première fois que nous nous connaissons, Carrow, je vous demande de m’écouter attentivement. » Et je lui racontai tout. Ma découverte des lettres, mon hypothèse sur cette fameuse liaison. Mais surtout, il fallait que je lui dise quelque chose d’encore plus important. Je lui sortis une lettre, la dernière que je n’avais pas encore sorti, l’ouvrit et la lui montrai en pointant un passage du doigt. « Lisez ceci. » Je n’avais pas besoin de lui lire à voix haute. Il était assez grand pour le faire. Notre enfant est en sécurité. Je l’ai placé dans une famille qui prendra soin de lui. Tels étaient les mots de cette Elena. Nous avions, quelque part, un oncle en commun. Je ne savais pas s’il était sorcier ou cracmol, mais dans tous les cas, nous étions unis par les liens du sang. Je le regardai alors, réellement agacée. « Le destin nous ramène toujours l’un à l’autre, visiblement, » annonçai-je avec ironie.

Mais j’avais tout de même envie de connaître sa réaction. Soit il allait totalement s’en foutre… Soit sa réaction elle être la même que la mienne. À la fois surpris, choqué, et terriblement agacé de constater que nous étions de la même famille.
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Citation :
Je ne sais pas comment s'appelait la grand-mère de Basil alors j'ai inventé, mais dis-moi ce que c'est pour modifier ça !
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 10:36


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Fawkes salue Carrow avec la même froideur que lui. Il est ravi de voir que tous deux sont sur la même longueur d’onde et que ce moment de faiblesse à l’hôpital n'est pas à prendre en compte dans leurs relations actuelles. Le diplomate ne parvient pas à admettre que lui et Raven ont exactement la même posture et la même façon d’agir l’un envers l’autre. À ses yeux, elle est en tort et lui, fait bien les choses. L’aveuglement de l’égo.  Il écoute sa commande avec un air totalement indifférent posé sur le visage. Son Xérès ne le met pas mal-à-l’aise, il est satisfait de sa bière et ne fait pas attention au serveur qui s’en va.
Elle lui dit qu’il doit se demander pourquoi elle le convie ici. Basil ne répond rien et se contente de la regarder, luttant désespérément contre l'envie de lâcher un mauvais sarcasme lui signalant qu’il a arrêté depuis longtemps d’essayer de comprendre ses faits et gestes. Elle lui demande de l’écouter et une fois encore, le bureaucrate ne démontre aucune réaction, comme s’il n'a aucun intérêt ce qui n’est pas le cas. Il fronce les sourcils, il a du mal à admettre que Raven pique sa curiosité, ça le dérange particulièrement. Et puis là elle déballe. Comme ça. Basil a l’impression qu’il fronce tellement les sourcils qu’ils ne vont faire qu’un. Il ne fait même pas attention à son verre, son attention toute tournée vers l’Auror en face de lui.

Lorsqu’elle lui tend une lettre en démontrant le passage à lire, il la fait glisser sur la table avec ses doigts, d’un air toujours aussi étonné. Les mots du passage le font se renfoncer dans son siège et il fixe un point vide pendant de longs instants. « Je ne savais pas que ma grand-mère avait eu un amant » lui dit-il retourné comme s’il avait échappé à un duel avec un crabe de feu. En réalité, il ne sait pas grand-chose d’Elena Carrow, qui est décédée avant qu’il ne naisse et dont son père ne parle jamais. Étonnant, maintenant qu’il y pense, Ollender aime toujours glorifier les ancêtres à qui Basil ne trouve jamais rien de très glorieux. Mais le pire, le pire, c'est que tous deux ont un oncle en commun. Dégoût ! La phrase qu’elle commente lui fait échapper un grommellement. Il se réfugie dans sa boisson pour ne pas y penser. « C’est étrange qu’elle ne soit pas grillée sur l’arbre généalogique » dit-il davantage pour lui que pour elle, « ça a dû faire un sacré scandale ».

Sans qu’il ne puisse s’en empêcher, un sourire moqueur étreint ses lèvres. Imaginer la réaction de son grand-père en entendant qu’elle le trompait avec quelqu’un d’autre est tellement jouissif qu’il regrette de ne pas l’avoir vu. Il contracte sa mâchoire pour ne pas laisser filtrer un rire mauvais. « Nous avons donc un oncle en commun, n’est-ce pas merveilleux ? » lui dit-il en relevant ses yeux sombres vers les siens plus clairs, la voix railleuse. « Et mon père a un demi-frère d’une maison qu'il déteste, ce serait drôle qu’il le sache un jour » dit-il en ne parlant qu’à lui-même, avec la très vague idée d’utiliser cet oncle pour emmerder son paternel.

Basil relève innocemment les yeux vers elle et continue de boire simplement sa boisson.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 14:21

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Eva-Green-300-GIF-Image-Download-18Comme prévu, et sans étonnement, Carrow demeura de marbre lorsque je lui demandai de m’écouter. Je ne m’attendais pas à une autre réaction, de toute manière. Cependant, je vis son regard changer au fur et à mesure que je lui racontais ce que j’avais découvert sur notre lien de parenté. Il eut l’air encore plus chamboulé lorsqu’il lut la lettre que je lui avais sorti et, pendant un instant, il ne sut pas quoi dire, se contentant de fixer un point invisible en face de lui. J’attendis patiemment sa réaction. « Je ne savais pas que ma grand-mère avait eu un amant. » Sans blague ! Pourquoi croyait-il que j’avais voulu que l’on se voit, autrement ? Parfois, je me demandais s’il n’avait pas une dragée de Bertie Crochue à la place du cerveau. Logiquement, avoir liaison hors mariage était censé rester secret, normal que personne n’était au courant. Les personnes de la génération de nos grands-parents n’avaient certainement pas voulu que cela se sache tellement cet acte était ignoble. Mais ce n’était pas tellement cette liaison qui, je pense, a eu des conséquences sur Aiden et Elena. Mais plutôt le fait que l’un appartenait aux Fawkes et l’autre, aux Carrow. Ces deux familles se détestaient depuis la nuit des temps, et cet acte relevait plus de la trahison qu’autre-chose. « C’est étrange qu’elle ne soit pas grillée sur l’arbre généalogique. Ça a dû faire un sacré scandale. » J’hochai la tête. L’arbre généalogique des Fawkes s’était arrêté à mon père, qui avait été lui-même brûlé. Quant à mon grand-père… Oui, son nom était toujours intact, bizarrement.

Ou sourire s’était formé sur ses lèvres et, sans savoir s’il était moqueur ou mesquin, je portai mon verre à mes lèvres afin de prendre une gorgée de Xérès. Toujours aussi bon. Je reposai le verre à pied tout en me léchant les lèvres du bout de la langue et ouvrit les oreilles. « Nous avons donc un oncle en commun, n’est-ce pas merveilleux ? » En entendant son ton sarcastique, je levai les yeux au ciel. « Merveilleux, en effet, » répondis-je sur le même ton. L’un comme l’autre, nous étions agacés de constater notre lien familial. Et moi qui n’avait jamais voulu avoir quelque chose à faire avec lui… Visiblement, c’était raté. Lorsqu’il mentionna son père, je vis dans ses yeux une petite lueur de méchanceté, celle que l’on porte lorsqu’on veut se venger. Mais je n’y fis guère attention. Je connaissais son dur passé, nous avions presque le même. Encore quelque chose qui nous rapprochait, par Merlin. Il y avait cependant quelque chose d’autre qui me taraudait l’esprit. « Je me demande ce qu’est devenu l’enfant. » pensai-je à voix haute. Il avait, en effet, été laissé dans une famille. Mais une famille moldue ? Sorcière ? Comment savoir ? Était-il lui-même doté de pouvoirs magiques ou était-il simplement un cracmol ? Et nos familles respectives… « Et si nos familles sont au courant de son existence. » Trop de questions sans réponses. Je n’aimais pas quand un problème n’était pas résolu. Ce n’était pas dans mon caractère de laisser tomber quelque chose juste parce que je n’en voyais pas le bout. Je soupirai alors en regardant par la fenêtre. « Mais surtout, je me demande qui il est, qui elle est. Et où cette personne se trouve. » L’envie se laissait pressentir dans ma voix. J’avais grandi sans l’amour de mes parents et avec la haine de ma grand-mère. Il y avait, ici, quelqu’un du même sang que moi, peut-être différent que ces autres membres de ma famille aux États-Unis qui suivaient les idéologies de sang-pur. Cela pouvait être n’importe qui. Le mendiant dans cette rue à gauche. La cinquantenaire avec ses petits enfants à droite. Ce sorcier qui montait la garde devant une boutique. N’importe qui.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 15:44


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Raven était aussi enthousiaste que lui. Tant mieux, ils n’allaient que mieux s’entendre, donc. Leurs tons étaient sarcastiques et il était logique sinon évident de voir que la nouvelle les avait quand même bouleversés. Pour Basil il était question d’un oncle ayant sans doute l’âge de son père. Un oncle peut-être qui serait différent des autres. Il s’agissait d’une fenêtre ouverte sur l’extérieur, sur une famille peut-être plus ouverte. Après la débâcle avec Evan, Basil s’était dit qu’il n’y avait vraiment plus rien à sauver chez lui. Ils étaient tous pourris. Tous, cette constatation lui faisait vraiment mal. Mais elle était réelle. Personne n’en valait la peine.
Raven se demanda, et à juste titre ce qu’était devenu l’enfant. Puis elle se demanda si leurs familles étaient au courant et Basil hocha négativement la tête : « J’en doute. Les Carrow n’auraient jamais laissé un enfant conçut hors mariage vivre, je peux vous l’assurer ». Encore une fois, le barbarisme des Carrow était mis à l’œuvre. Eh oui, ils n’étaient pas tendres. Un enfant conçut ainsi était une abomination, surtout s’il était l’enfant d’un Fawkes.

Elle semblait vraiment avoir quelque chose à faire du sort de cette personne. Et même si lui ne l’avouera pas devant elle, il s’en inquiétait aussi. Il passa une main sur son visage avant de reporter son verre à ses lèvres. « Je peux aller chez moi voir s’il y a d’autres lettres » lui dit-il, complètement à contre-cœur. Il évitait le plus possible de retourner à Oxford, dans la maison de ses parents. Il allait y voir sa mère, sans doute et il n’avait pas envie de se retrouver face à elle. Il n’en avait pas envie, pas du tout. Comme pour faire passer la pilule il prit une grande gorgée de bierraubeurre. « Je ne sais pas si je vais trouver quelque chose, parce que ce genre de lettres doit être bien cachées, mais je peux chercher » lui dit-il seulement pour l’informer. Il fit tapoter ses doigts sur la table, stressé comme toujours à l’idée de revenir à la demeure familiale. Il n’aimait pas passer l’entrer. Claquer la porte lui rappelait lorsque son père rentrait du Ministère pour le punir. Basil savait qu’il allait devoir descendre à la cave pour trouver les lettres et seul Merlin savait à quel point faire cela l’angoissait. Mais il ne pouvait pas ne pas y aller. Car après tout s’il avait un oncle ou une tante dans la nature, il ou elle était peut-être la seule famille avec qui il pouvait se permettre d’être en contact. Ça lui ferait du bien de rencontrer une moitié de Carrow qui n’était pas perverti par les idées malsaines de leur famille. « Sera-t-il celui qui nous réconciliera, Fawkes ? » demanda Basil d’une voix mesquine. Car oui, au-delà de l’espoir qu’il avait de rencontrer un Carrow saint d’esprit, cet homme ou cette femme était celui ou celle qui pourrait leur faire enterrer la hache de guerre. Difficilement mais avec de la volonté, oui, c’était possible. Mais il fallait d’abord rencontrer cette personne, se faire connaître, lui faire comprendre d’où elle venait. Cela n’allait point être facile. Mais Raven tout comme Basil, semblaient dévoués à la tâche.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 17:06

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Eva-Green-300-GIF-Image-Download-18La découverte de l’existence de cet oncle ou tante inconnue me laissait à la fois choquée, bouleversée, mais aussi pensive, réfléchissant avec espoir. Pour nous deux, cette personne mystère pouvait à la fois être symbole d’ouverture du monde, rare dans nos familles, mais aussi être cette lumière d’amour qui nous avait été privée durant notre enfance. Elle représentait tout ça à la fois. Je soupirai de lassitude et énumérai toutes mes questions à voix haute. Il y avait ce besoin que ça sorte. Cependant, à l’une d’entre elles, je le vis secouer négativement la tête. « J’en doute. Les Carrow n’auraient jamais laissé un enfant conçut hors mariage vivre, je peux vous l’assurer. » Je l’imaginais bien. Nos deux familles s’étaient toujours détestées, et ce n’était sûrement pas cette alliance qui aurait pu arranger les choses, bien au contraire. Elle n’avait fait qu’envenimer le conflit.

Je le vis du coin de l’œil porter sa chope de bière à ses lèvres avant de reposer le verre. Mon regard se baissa un instant pour fixer un point imaginaire tandis que je perdais dans mes pensées. J’imaginais déjà les retrouvailles. Savait-il que, quelque part, il possédait une famille, une vraie ? Mon grand-père lui avait-il laissé une lettre ou un mot ? Un indice sur ses parents biologiques ? Je ne savais pas. En quelques heures seulement, ces lettres m’avaient envahie d’espoir. Mais j’avais tellement peur d’être brisée à nouveau…  « Je peux aller chez moi voir s’il y a d’autres lettres. » Je tournai vivement la tête en sa direction, surprise de sa proposition. Vraiment, je ne m’y étais pas attendue. Était-il possible… Était-il possible que mon degré d’intérêt pour cet illustre inconnu soit le même chez lui ? Peut-être que cet espoir qu’il y avait au fond de moi était semblable dans son cœur. Je ne répondis rien pendant un instant. Je savais combien il était difficile pour lui de retourner dans la maison de son enfance, et malgré tout le mépris que je portais à son égard, je ne pouvais pas l’obliger à faire un tel choix. « Je ne sais pas si je vais trouver quelque chose, parce que ce genre de lettres doit être bien cachées, mais je peux chercher. » Cela lui demandait visiblement beaucoup d’effort de prononcer ces mots. Je baissai la tête un instant avant de la relever et plantai mon regard dans le sien. « Vous me tiendrez au courant de vos recherches, si vous le souhaitez, » déclarai-je en murmurant. Bizarrement, notre relation était en train de changer. En positif ou négatif, je ne savais trop encore, mais elle était victime d’une évolution, dirigée par le destin. Peut-être parce que nos rêves les plus fous étaient réunis dans le but de trouver cette personne. Peut-être parce que cette dernière allait nous réconcilier avec le passé. « Sera-t-il celui qui nous réconciliera, Fawkes ? » Mon regard qui s’était baissé se releva vivement, étonné. Si je m’y attendais, à celle-là… Je ne répondis rien pendant un instant, me contentant de le sonder. Tout était confus dans mon esprit. Je me raclai la gorge et lui répondit platement. « Nous verrons, Carrow. »

Je me levai alors de ma chaise et lui tendit la main. « J’espère que nous nous reverrons. » Bien entendu, ce n’était pas pour le revoir lui, mais plutôt pour en apprendre plus sur cette fameuse liaison. Bref serrement de main, je sortis du pub et transplanai.

Trois jours plus tard.

J’entrai en trombe à l’intérieur du Chaudron Baveur avant de voir Carrow à la même place que là où nous étions précédemment. Je me dirigeai vers lui et, oubliant les formalités, en vins directement au but. « Qu’avez-vous ? Du nouveau ? »
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 15 Juil 2017 - 21:49


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Même si cela ne plaisait pas du tout à Basil, il était de son devoir de retourner chez lui. Tant de temps à éviter sa maison, des années qu’il n’y avait plus mit les pieds. Le retour à la réalité allait être difficile et plus loin il était, mieux il se portait. Mais il ne pouvait pas passer à côté de sa seule chance de rencontrer un membre de sa famille qui en vaille la peine. Oui, il allait souffrir en y retournant. Peut-être allait-il se mettre à pleurer à la cave, cela ne serait pas étonnant. Il était malgré tout reconnaissant à Raven qu’elle ne lui a pas demandé de le faire, comprenant sans doute que la décision devait venir de lui. S’il avait pu y envoyer quelqu’un d’autre, il l’aurait fait. Mais c’était à lui de le faire. À sa proposition, l’Auror avait vivement tourné la tête vers lui et Basil avait soutenu son regard sans baisser les yeux. Elle lui demanda de la tenir au courant et il inclina la tête. Bien évidemment. Elle avait découvert les lettres et l’existence de cet personne qui les liait malgré tous les mauvais sentiments qu’ils pouvaient avoir l’un envers l’autre. Ne pas la tenir au courant et faire cavalier seul aurait été un acte vicieux et mesquin… Quelque chose en somme dont il était capable et pour lequel il n’aurait aucun problème pour dormir par la suite. Mais il avait un honneur, même pour elle.
Avec un air un peu railleur, il lui avait posé une question de fin, lui demandant si cet personne allait enfin les réconcilier. Il s’attendait à un « non » catégorique et à la place il eut un « Nous verrons, Carrow ». Il ne doutait pas que la Raven d’antan aurait sauté sur l’occasion mais il ne fit aucune réflexion. Elle se leva, lui tendit la main qu’il serra bien mollement. Elle sortit du pub, lui laissant tout le loisir de payer et il leva les yeux au ciel devant tant de radinerie. Il n’avait pas fini son verre de toute manière. Il resta longtemps là à cogiter de ce qu’il venait d’apprendre et des quelques lettres toujours sous ses yeux. Qu’elle étrange histoire que voilà.

Le lendemain


Basil transplana au Manoir Carrow, situé à quelques miles d’Oxford, tout en restant dans les limites de la ville. Il y avait un vent désagréable qui frôlait le sol et donnait à l’endroit une allure sinistre. Il était neuf heures. Logiquement, le paternel n’était pas là. Il n’avait pas envie d’expliquer le pourquoi du comment. Il arriva devant la grande porte noire qu’il avait toujours apparenté à une espèce de méchanceté quelconque. Il la poussa sans toquer et elle s’ouvrit sans problème. L’elfe de la famille, Wilinus apparu devant lui et s’inclina si bat que son nez toucha le sol : « Wilinus est heureux de revoir maître Basilius, maître Basilius a beaucoup changé ». Il eut un sourire. « Relève toi Wilinus tu sais que tu n’as pas besoin de faire ça avec moi ». Il décala l’elfe pour passer dans le corridor. Lorsque la porte se ferma derrière lui, il eut un violent frisson qui lui parcourra l’échine. « Est-ce que mes parents sont là ? » demanda-t-il en se retournant vers l’elfe, les mains enfoncées dans son pantalon, et dont l’une serrait fermement sa baguette d’aubépine. « Wilinus est seul maître, était seul en tout cas jusqu’à ce que maître Basilius arrive. Maîtresse Aurianne a quitté tôt le manoir pour la Transylvanie, maître Basilius et maître Ollender aussi ». Basil eut un rictus mauvais sur le visage. Forcément. Ils ne pouvaient pas rater pareille occasion, mais c’était un heureux hasard. « Pourras-tu taire ma présence ici, Wilinus ? » lui demanda-t-il encore sans aucun air menaçant sur le visage. Il avait toujours apprécié cet elfe, et s’il devait en hériter un jour, il lui rendra immédiatement sa liberté. « Si c’est le souhait de maître Basilius » couina la petite chose. « Merveilleux » répondit-il, l’esprit déjà ailleurs. Ses yeux se baladaient sur ces murs qu’il voyait souvent avant et qu’il avait la chance de ne plus voir désormais. Il ne fit pas attention à l’elfe qui le suivait comme son ombre. Jamais il n’avait porté la main sur lui, contrairement aux quatre autres membres de la famille. L’elfe lui était particulièrement dévoué et il savait qu’il ne le trahira pas. Rien n’avait changé, c’était comme si le temps s’était arrêté. Mais il n’y avait pas un seul grain de poussière sur les meubles que l’elfe sans doute devait astiquer toutes les quatre heures. « Wilinus peut-il aider maître Basilius ? » demanda la petite chose de sa voix criarde. « Je pense oui, est-ce que tu sais où sont rangées les correspondances d’Elena Carrow ? » lui demanda-t-il. « À la cave maître, Wilinus les y a vu il y a quelques années, maître » lui répondit-il. Basil hocha la tête et se mit devant la porte de la cave, n’osant pas l’ouvrir. Il avait l’impression de se revoir petit garçon, tiré par les cheveux pour être jeté dans cet endroit de malheur.  Le diplomate inspira un grand coup et ouvrit la porte qui grinça sur ses gonds, sans doute inutilisées depuis quelque temps. Ollender levait la main sur Amycus et Alecto mais il ne savait pas jusqu’à quel degré de violence il allait. Morfin après tout, était particulièrement à cheval sur l’éducation de ses enfants. Il sorti sa baguette et murmura : « Lumos Maxima ». La pièce fut éclairée d’une lumière douce, qui aurait presque pu rendre agréable un endroit si glauque. Il descendit doucement les marches, se remémorant tous ses souvenirs horribles. Wilinus le suivait de près. Il arriva en bas et décocha une boule de lumière qui s’envola au plafond pour l’éclairer davantage. Il sursauta devant une ombre qui dansait contre le mur mais il ne s’agissait que de l’elfe qui s’agitait à côté de lui : « Wilinus n’aime pas la cave, maître Ollender est méchant avec Wilinus à la cave » dit-il en secouant sa petite tête chauve. « Je ne l’aime pas plus que toi » répondit-il.  Il y avait beaucoup de caisses dans un coin et il s’en approcha. Il vérifia que la porte était toujours ouverte. Son cœur s’accélérait, il devait faire vite. Les mauvais souvenirs ajoutés à l’endroit clôt le rendait mal. Il ouvrit plusieurs caisses au début, sans succès. Il ne s’agissait que de paperasse, droit de propriété et autre, rien de spécial. Puis, à la douzième caisse il tomba sur des parchemins. Des dizaines et des dizaines de parchemin. Il les éclaira et en lu quelques-uns. Ses sourcils se relevèrent. Il avait trouvé. Il les prit tous avec lui et referma les caisses pour qu’elles soient à leur place, la même que celle où elles étaient lorsqu’il était arrivé. Sa tête tournait. « Fais-moi transplaner jusqu’à ma chambre, je te prie » dit-il à l’elfe qui l’empoigna fermement alors que le sortilège de lumière se rompit.
La seconde d’après, il était assis sur son lit : « Maître Basilius va-t-il bien ? » s’enquit brusquement l’elfe en le regardant de ses gros yeux globuleux d’une couleur de pomme verte. « Oui oui, je te remercie » répondit-il en étalant toutes les lettres. Il en lu beaucoup, toutes rédigées par Papy Fawkes. Et à la vingtième correspondance, il trouva ce qu’il cherchait. Le nom de l’orphelinat, écrit en gras. L’homme disait à Elena qu’il était allé voir l’enfant. Un garçon, apparemment. Basil soupira et se leva brusquement, en rangeant toutes les lettres dans sa poche. Il sortit de sa chambre et se dirigea vers le portrait de sa grand-mère au fond du couloir, dans le coin le plus sombre. Les tableaux étaient recouverts d’un voile pour qu’ils puissent dormir pendant l’absence des Carrow. Il souleva celui qui abritait le tableau de sa grand-mère. « Grand-mère ? » appela-t-il en pointant sa lumière vers la peinture à huile qui s’anima brusquement. « Ooh Basilius mon garçon comme tu as changé ! Tu es si charmant ! » lui dit le tableau. Il lui sourit. Il avait souvent parlé à cet être accroché sur le mur et il avait tant regretté de ne pas la connaître. « Grand-mère, j’ai besoin d’une réponse à une question » commença-t-il alors que le tableau lui faisait des gestes pour qu’il parle moins fort afin de ne pas réveiller l’oncle Artemus qui ronflait à côté. « Est-ce que tu as eu un enfant hors mariage avec un Fawkes ? » demanda-t-il de but en blanc. Le tableau fit la moue et grimaça. Elle se tordit les mains, comme si c’était vraiment elle. « Comment l’as-tu appris ? » lui demanda-t-elle d’un air triste, « par une Fawkes qui a trouvé vos lettres chez elle » répondit-il. Elle soupira. Basil voulait l’entendre venant d’elle. « Oui » commença-t-elle en s’essuyant ce qu’elle devait imaginer comme étant une larme, « un beau petit garçon, que j’ai laissé à l’orphelinat pour que ton grand père ne le trouve pas ». il lui fit un sourire un peu triste. « D’accord, j’aimerais le retrouver » lui dit-il en souriant. Elle eut un air un peu interloqué. « Mais tu es fou ! Ollender va le tuer ! » s’écria-t-elle en proie à une crise de panique qui la faisait se balancer d’avant en arrière. « Je ne compte pas lui en parler, tu sais bien que mes relations avec père sont assez tendues » lui dit-il d’un air réprobateur, « oui… Oui tu as raison, j’ai confiance en toi, Basilius. Alors tu es toujours au Commerce International ? ». Basil sourit. « Oui, si tout va bien je serai Chef de Département l’an prochain », « merveilleux, merveilleux ! » s’écria le tableau en frappant dans ses mains. « Je dois y aller grand-mère, ne dit à personne que je suis passé, d’accord ? ». Le tableau hocha vivement la tête et Basil la recouvrit du voile qui la plongea dans le sommeil.  Il quitta bien vite la demeure Carrow en complimentant Wilinus pour lui faire plaisir. À peine était-il rentré à Londres qu’il rédigea une missive pour Raven.

Deux jours plus tard

Basil lui avait donné rendez-vous au Chaudron Baveur, tel qu’elle l’avait fait. Assit une fois encore avec son verre de bierraubeurre à moitié entamé, Fawkes déboula devant lui comme une furie sans même le saluer. Paisiblement et avec un ton sec il lui lança un « Bonjour à vous aussi », avant de porter la main à sa poche pour en sortir une pile de lettres. « J’ai deux choses. De un j’ai retrouvé toutes les correspondances de votre grand-père et j’ai le nom de l’orphelinat dans lequel le petit garçon a été déposé par ma grand-mère, avec une confirmation expresse de son tableau » l’informa-t-il en savourant le plaisir d’avoir quelque chose de nouveau à lui dire. Il porta sa bière à ses lèvres et en bu une longue rasade. Il sortit du lot de lettre celle qui l’intéressait, et la décacheta pour lui montrer le passage où l’homme disait avoir été voir l’enfant qui se portait apparemment comme un charme. « Cela devrait vous intéresser » dit-il en lui donnant la lettre. Il fit une pause avant de reprendre : « Ma grand-mère était ravie que nous essayons de le retrouver mais elle m’a demandé à ce que cela ne s’ébruite pas. Je compte donc sur votre discrétion d’Auror pour ne pas tout gâcher » dit-il d’un ton sec. Il la regarda un moment puis détourna ses yeux sur le bar où un homme frappait contre le bois pour avoir une nouvelle bière. Ou plutôt un scotch. Basil leva les yeux au ciel devant si peu de civilité. Il fit un signe au serveur pour qu’il vienne prendre la commande de Fawkes, car il était bien malpoli de boire sans qu’elle n’ait rien pour elle non plus. Leur entreprise avançait vite et Carrow espérait bien qu’il n’y aura pas de problèmes qui les empêche de rencontrer leur oncle en commun.  
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Dim 16 Juil 2017 - 12:20

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Eva-Green-300-GIF-Image-Download-18Je levai les yeux au ciel lorsqu’il me salua froidement. Ce n’était pas dans mes habitudes d’oublier les formalités, mais nous avions là quelque chose de plus important à régler. J’avais pris place, et le bureaucrate n’avait pas attendu pour me dire ce qu’il avait trouvé. Visiblement, beaucoup de choses. « J’ai deux choses. De un j’ai retrouvé toutes les correspondances de votre grand-père et j’ai le nom de l’orphelinat dans lequel le petit garçon a été déposé par ma grand-mère, avec une confirmation expresse de son tableau. » Sous le choc encore une fois. Mon visage était vide d’expression comme à l’accoutumée, mais mon cœur battait la chamade et mes yeux devaient certainement refléter le fond de mes pensées. Je ne savais plus où donner de la tête. C’était… Incroyable. Presque trop beau pour être vrai. En si peu de temps, avoir le nom de l’orphelinat, puis une confirmation du dépôt de l’enfant à cet endroit par le tableau-même de la grand-mère Carrow… Je me séparai de ma cape et la posai à côté de moi en réfléchissant. Où cet orphelinat pouvait-il bien se trouver ? Le bureaucrate sembla lire dans mes pensées et sortit une lettre pour la décacheter. Je suivais ses gestes, les yeux brillants. Il me la tendit, annonçant que le contenu devrait m’intéresser, et je procédai à la lecture. « Ma grand-mère était ravie que nous essayons de le retrouver mais elle m’a demandé à ce que cela ne s’ébruite pas. Je compte donc sur votre discrétion d’Auror pour ne pas tout gâcher. » Je l’effleurai du regard, agacée, avant de reporter mon attention sur la lettre et de lancer avec un ironie « J’ai survécu 15 ans dans ce métier Carrow, inutile de remettre en cause mes compétences. »

Je vis alors du coin de l’œil un serveur approcher. Avec distraction, je lui commandai un Xérès de nouveau. J’étais bien trop concentrée dans ma lecture pour être perturbée par autre-chose. Plus les mots défilaient, plus mes sourcils se fronçaient. Ainsi, mon grand-père était allé rendre visite à cet enfant caché. Un garçon. Mais quel âge avait-il, à présent ? Était-il… Plus âgé que mon père ? Plus jeune. Lorsque vint l’endroit où se situait l’orphelinat, je m’arrêtai quelques minutes sur le mot. Glasgow. L’orphelinat était à Glasgow, en Écosse. Mais que diable faisait-il là-bas ? L’enfant avait dû se prendre pour un Écossais toute sa vie ! Finalement, je compris. Cette ville se trouvait bien loin de Londres et de toutes ces villes anglaises. Ses parents avaient voulu le protéger de la cruauté familiale et l’avaient placé ailleurs, là où personne ne pourrait le trouve. Je finis par abaisser la lettre, les yeux dans le vague, ne sachant que dire. J’étais trop bouleversée pour parler. Sans un mot, je pris mon verre à pied et le porta à mes lèvres. En le reposant, je me calai au fond de mon siège et regardai longuement le bureaucrate, le visage détendu mais froid. « Il faut que nous allions à cet orphelinat, Basil. Retrouver le nom de l’enfant et voir ce qu’il est devenu. » J’en avais presque oublié de mettre du mépris dans ma voix. À cet instant transparaissait plutôt de l’empressement et de l’envie d’en savoir plus. Je l’avais nommé par son prénom, également. Chose rare qui arrivait peu souvent. Il avait dû le noter. Mais avec toute cette histoire, j’en oubliais presque d’être méchante avec lui. Je voulais simplement rencontrer cet oncle perdu. « Je poserai un congé s’il le faut », rajoutai-je tout de suite après. Mon boulot était très important, mais la famille l’était davantage.

Je ne savais plus comment considérer mon grand-père, à présent. Mais je ne pouvais le rabaisser au rang de traître. Au contraire. Il avait peut-être réussi à mon convaincre que les sorciers de sang-pur n’étaient pas tous des abrutis et des criminels. « Il faut que je rencontre cet homme », murmurai-je plus pour moi que pour lui.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Dim 16 Juil 2017 - 18:16


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Si Raven avait le don formidable de maîtriser ses traits du visage, hérité d’une éducation de sang-pur que Basil ne reconnaissait que trop bien, elle devrait prendre conscience que ses iris étaient deux véritables livres ouverts, prêts à être lus. Le diplomate l’observa longtemps, la laissant se remettre de ses émotions. Il comprenait sa réaction parce qu’il avait ressenti aussi cette espèce d’excitation à la découverte des lettres de Fawkes. Et parler à sa grand-mère avait été rafraîchissant, mine de rien. Elle lui répondit sèchement lorsqu’il lui parla de sa discrétion et il esquissa un sourire mauvais. Ils en reparleront lorsque l’affaire s’ébruitera par sa faute, dans ce cas !
Voir sa réaction en lisant la lettre qu’il lui tendait était un spectacle particulièrement divertissant. Alors que ses sourcils se fronçaient pendant sa lecture, les siens à l’inverse s’étaient levés en lisant la lettre. Réaction toujours à l’opposé. Basil se demanda pourquoi il avait noté cela mais il ne s’épancha pas dessus et récupéra la lettre lorsqu’elle la lâcha. Il avait l’impression d’être un Policier du Ministère, enquêtant sur une enquête, c’était assez grisant comme situation. Elle le tira de ses pensées en le citant non pas par son prénom mais par son abréviation. Il releva brusquement la tête pour la regarder. Sa proposition, aussi folle soit-elle, lui plaisait particulièrement. « Je partage votre avis » répondit-il simplement en hochant positivement la tête. Elle ajouta que s’il fallait poser un congé, elle le fera. Basil eut un sourire. « Le Ministère me doit plusieurs semaines de vacances, alors c’est quand ça vous arrange » lança-t-il d’un air amusé.

Carrow prenait si peu souvent des vacances que son Chef avait arrêté de le forcer à en poser. Au final, il bossait plus et c’était bénéfique pour tout le monde. On ne va pas maintenant forcer quelqu’un à s’arrêter de travailler alors qu’il est motivé, non ? Mais outre le fait qu’il n’en ai pas besoin, le cadet Carrow y voyait surtout un excellent signe sur son curriculum vitae. Il visait la place de Chef de Département, et il allait l’avoir, quitte à prendre son temps. Dès la mort de Talbott il n’avait eu comme ambition que celle de devenir Chef de Département et il comptait bien l'obtenir. Basil avait toujours ce qu'il désirait  D’un air déterminé elle ajouta qu’il fallait qu’elle le rencontre. Elle ne lui parlait pas à lui. Mais Basil décida de jouer à l’idiot en demandant pourquoi : « Et qu’est-ce qui vous motive autant ? ». Ses motivations étaient-elles les mêmes que les siennes ? Ou bien lui était-il plus mauvais, plus calculateur, voyant en ce lointain oncle un moyen de faire suer son paternel ? Il devait représenter la seule famille qu’elle pouvait avoir et qui en valait la peine, elle qui avait eu une enfance bien trop similaire à la sienne. Basilius n’aurait peut-être pas eut autant de curiosité pour cet oncle s’il ne s’était pas disputé avec son neveu, la semaine d’avant. Il passa une main dans sa nuque. Ce personnage arrivait visiblement à point nommé.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Jeu 20 Juil 2017 - 17:07

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Eva-Green-300-GIF-Image-Download-18La lettre que m’avait ramenée Carrow avait de quoi me mettre dans tous mes états. Malgré cela, je gardais un visage inexpressif. J’avais toujours eu ce même visage sans sentiments. Peut-être parce que le seul faciès féminin qui m’avait fait grandir n’en avait pas eu non plus ? Cela m’avait certainement influencée. Cette éducation de sang-pur qui doit veiller à ce que les enfants dès leur plus jeune âge se détachent de toute chose pour agir de manière presque automatique et sans regrets. Seulement, ma grand-mère n’avait pas dû bien réussir son travail. Mes yeux étaient comme des petits livres ouverts et ma voix mourrait d’envie de connaître cet homme. Malgré mon apparence indifférente, il se voyait que je prenais cette affaire très à cœur. Mais je ne montrais ce petit moment de faiblesse seulement parce que c’était Carrow. En présence ennemi, j’aurais fait très attention sur l’image que je dégageais, y compris dans ma voix et mon regard. C’était un travail long et minutieux, mais essentiel. Il allait falloir passer par là pour nos tous nouveaux aspirants Aurors. «Je partage votre avis. » Ce n’était pas étonnant. Malgré son air froid et détaché, lui aussi mourait d’envie d’en savoir plus sur la personne. Nous étions un peu dans le même cas. « Le Ministère me doit plusieurs semaines de vacances, alors c’est quand ça vous arrange ? » J’eus un sourire ironique. Je m’en doutais bien. Je m’avouai à contre cœur que lui aussi possédait cette hargne au travail. Qu’il prenait peu voire jamais de vacances, passant son temps en déplacement et dans le bureau. J’étais comme lui. Cela me faisait quand-même une situation désagréable au fond de mon être lorsque je constatai, de nouveau, que nous étions semblables. « Bien. Nous verrons nos disponibilités communes. » Tout était question d’organisation. Dans une autre vie, j’aurais pu être une femme d’affaire pouvant gérer plusieurs dossiers de front. Mais n’était-ce pas ce que les Aurors étaient, un peu ? Ils alternaient entre bureau, dossiers, affaires, et terrain, espionnage, combat. Notre métier était extrêmement complet. Complexe, aussi. Peu d’étudiants arrivaient à accéder au podium, à la porte de sortie : le diplôme. Tout se jouait à peu de choses. Il suffisait de ne pas être assez précis le jour J, et on était recalé.

« Et qu’est-ce qui vous motive autant ? » Je levai la tête, surprise par cette question, et le regardai longuement, réfléchissant à ma réponse. « L’espoir. » Je glissai à nouveau mes doigts sous mon verre et le portai à mes lèvres pour prendre une gorgée avant de le reposer délicatement. « Prenez un enfant qui a grandi avec l’absence de ses enfants et sous le joug d’une grand-mère tyrannique, un enfant battu durant toutes ses années de jeunesse et d’adolescence. » Je fis une légère pause, mes yeux toujours dans les siens. « Dites alors à ce même enfant qu’il possède, quelque part, un oncle caché, quelqu’un de la même famille que lui qui ne le connaît pas. Évaluez à présent le taux de probabilité pour l’enfant se mette à sa recherche, avec l’espoir que cet homme pourra lui donner l’amour qu’il n’a jamais eu. » Je jetai un regard pas la fenêtre. « Voilà ce qui me motive. » Puis, je tournai de nouveau la tête en sa direction et posai mon dos contre mon dossier en croisant les bras. « Et vous ? »
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Ven 21 Juil 2017 - 12:44


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Il semblait à Basil qu’ils avaient réglés le moment le plus épineux de la conversation. Ils étaient tous les deux d’accord pour aller rencontrer cet homme, et même si elle ne l’avait pas voulu, il y serait allé seul. Il en avait eu l’idée dès qu’il avait retrouvé les lettres du grand-père Fawkes. Il ne savait pas dans combien de temps ils allaient aller le voir, mais il espérait que cela allait être pour bientôt. Partir de l’orphelinat était une chose mais tomber sur lui, en était un autre. Un chemin sinueux s’étendait devant eux et il allait leur falloir du temps avant de pouvoir poser leurs yeux si différents sur un homme qui les rapprochait tant.

Mais Basil avait besoin de savoir ce qui la motivait ainsi. Après tout, lui avait déjà ses petits plans mais qu’en était-il d’elle ? Oh bien entendu il n’allait pas être totalement honnête si elle lui retournait la question, ce qu’elle était en droit de faire. Néanmoins, il lui répondra quand même. La façon dont elle lui répondit ne lui plut guère parce qu’il avait l’impression d’être prit pour un arriéré. Sans toucher à son verre, il s’enfonça dans son siège, croisa les bras et se contenta de la fixer le temps qu’elle finisse sa tirade insupportable. Bien entendu et tel qu’il l’avait prévu, Raven lui retourna la question et il ne détourna pas ses yeux d’elle. Décidant de jouer sur le même modèle qu’elle pour l’agacer un peu, il lui offrit un sourire sardonique avant de répondre : « Prenez un enfant qui a toujours désiré une présence paternelle aimante et qui n’a reçu en retour que coups et torture par celui qui aurait dû incarner cette présence, un enfant qui plus est, qui était harcelé par les autres membres de sa famille » commença-t-il sans détourner les yeux, « Dîtes dès lors à ce même enfant que peut-être, un membre de sa famille dont l’esprit n’est pas altéré par les vision suprématistes existe au dehors, et qu’il ne le connaît pas déjà. Evaluez désormais le taux de probabilité pour que l’enfant le recherche et le trouve finalement, toujours avec cet espoir qu’il incarnera peut-être une figure qui lui a toujours manqué dans sa vie » finit-il avec un regard sombre.

Il fit une pause pour la laisser réfléchir : « Vous savez Fawkes, il m’est particulièrement désagréable de constater un peu plus avec cette entrevue que nous sommes plus proches que nous ne l’admettront jamais ». Proches, mais jamais amis. Ça, c’était important. Basilius s’étonnait pourtant du taux de ressemblance entre eux. Il n’y avait jamais fait attention au collège et sans s’en vouloir il se disait qu’il avait cruellement manqué de clairvoyance. Raven si proche d’Aaron, Raven si proche de Carolyn, Raven avec la même enfance, Raven avec la même hargne de s’en sortir, Raven avec la passion du travail, Raven avec la loyauté. Comment pouvaient-ils être si proches et pourtant si éloignés depuis si longtemps ? Il savait qu’il en était en partie responsable, lui et sa jalousie maladive. Mais ses amis étaient la seule chose à laquelle il pouvait se raccrocher puisqu’aucun membre de sa famille, à part sa cousine Cassandra, n’étaient capable de l’aider. Tous à part elle, le détestaient mais hélas, elle n’était pas sa sœur, simplement sa cousine et rarement il pouvait la voir en dehors de l’école. Le spectre de sa cousine flottait toujours auprès de lui, dix-sept ans pourtant après sa mort. Il sortit de ses pensées pour boire à son verre. Ressasser le passé n’était jamais une bonne chose. S’en vouloir non plus.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Dim 23 Juil 2017 - 18:41

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Tumblr_mceshdZCDg1qim2juCarrow m’écouta sans broncher, s’enfonçant dans son siège en croisant ses bras. La réaction de son visage aurait pu me paraître insupportable, et j’aurais pu fermer mon clapet puis partir, mais heureusement pour moi, il n’était pas au centre de mes intérêts. J’avais donc parlé sans vraiment faire attention à ce que cela pourrait engendrer en lui, me contentant de répondre à sa question. Il voulait une réponse ? Il l’avait. Qu’il se débrouille avec ça, je n’étais pas ici pour satisfaire ses humeurs. Je lui demandai à mon tour ce qu’il en était de lui. Le bureaucrate avait certainement, à peu près, les mêmes envies et les mêmes espoirs que moi, mais je me doutais bien qu’il ne les montrait pas aussi facilement que ça. Le sourire qu’il me sortit était un signe que son discours allait m’agacer. Nous aimions ça. Nous énerver mutuellement l’un et l’autre. Et ce qu’il me dit ensuite ne me surpris pas. Il avait exactement le même discours, les mêmes tournures de phrase que j’avais utilisé précédemment. Simple procédé de mimétisme, soit pour se moquer de moi, soit pour me faire comprendre qu’il n’en avait pas grand-chose à faire de ce que je pensais. Mais sa méthode ne m’affectait nullement et ne faisais qu’augmenter cette espèce de pitié que j’entretenais à son égard. Cependant, peut-être n’était-ce pas voulu de sa part, en reprenant les mêmes formulations que moi, il mettait en avant ce point commun qui nous rapprochait, qui faisait que nous étions semblables malgré nos comportements hostiles. Cette même enfance battue, ce même entourage nocif et haineux, cette même famille de sang-pur, ce même sentiment de rejet, d’abandon et de solitude. Tout ça, nous l’avions connu et vécu l’un et l’autre, nous savions ce que l’autre ressentait. Tout comme nous savions que notre passé nous avait forgé tels que nous étions à présent. « Bien, nous sommes sur la même longueur d’onde. Pour ce sujet-là, tout du moins » , pris-je le soin de rajouter. Ce n’était pas totalement vrai, cependant. Mais cette petite fin de phrase avait été juste là pour souligner ô combien nous étions éloignés l’un de l’autre. Mais globalement, nous avions les mêmes idées. Ce que je m’avouais pour mon plus grand déplaisir.

Et il ne semblait pas avoir fini avec cette ressemblance malgré un éloignement frappant entre nous deux quand il me sortit cette phrase, non sans un air assez désagréable. « Vous savez Fawkes, il m’est particulièrement désagréable de constater un peu plus avec cette entrevue que nous sommes plus proches que nous ne l’admettront jamais. » Pendant un instant, je ne dis rien, perdue dans mes pensées. Nous étions en effet proches, autant dans le caractère que dans la manière de penser et de se comporter. Nous avions eu la même éducation, le même passé. Mais nous avions aussi cette même passion du travail et l’envie de se surpasser à chaque fois, cette même logique et ce même esprit méthodique. Ce même comportement, fruit de notre éducation de sang-pur. Les mêmes amis. « Cela aurait pu être autrement, commençai-je en le regardant dans les yeux. Mais sincèrement, ma vie sans notre querelle légendaire n’aurait pas été la même », terminai-je d’un sourire amusé. Il était difficile de l’admettre, mais je prenais une sorte de plaisir à le chercher, à le titiller, à le provoquer. Cela était presque devenu un jeu, entre nous. Se lancer des reproches à longueur de temps, se lancer des regards austères. L’air de rien et adoptant une allure froide, je portai mon verre à mes lèvres pour en prendre une gorgée et le reposai sur la table.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Jeu 27 Juil 2017 - 13:08


"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre"
Raven Fawkes se contenta d’une vague phrase pour clôturer ce sujet de conversation. Cela ne dérangeait pas Basil, il ne s’en offusqua donc pas. Même s’il n’était pas totalement d’accord. Il n’allait pas le dire à voix haute non plus, parce que voir leurs ressemblances éclater ainsi ne lui plaisait pas trop. Mais si l’Auror était enfermée dans un monde utopique où tous les deux étaient bien différents, tant mieux pour elle après tout. Il aurait bien voulu détruire ses rêves mais il n’était définitivement pas prêt pour un match entre eux.
Basil se permit tout de même une phrase, qui était en réalité un entre-deux, sous-entendant uniquement que tous les deux étaient proches mêmes s’ils ne l’admettront jamais. Poser le doigt là où ça faisait mal, c’était sa spécialité. Il fallait de la perspicacité pour trouver les points faibles des autres et les exploiter. Il l’avait fait sciemment ici et il en était content. Peut-être qu’elle allait répondre avec véhémence, peut-être qu’elle allait l’ignorer. Elle pouvait avoir tellement de réactions différentes que c’était encourager un certain suspens de la faire répondre là-dessus. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle dise que cela aurait pu être autrement.

Basil prit cela comme un coup bas à son égo, sachant pertinemment sans jamais l’admettre que c’était de sa faute si tous les deux se faisaient la guerre. Là, Raven l’avait presque dit à voix haute, rejetant la faute ou en tout cas, c’était ce qu’il avait cru comprendre. Il était persuadé que c’était ce qu’elle voulait dire mais il se força à garder une posture impassible. Bien entendu que c’était sa faute, lui dévoré par une jalousie maladive. Dévoré par la peur de voir ses amis partir avec quelqu’un d’autre en le laissant derrière, tout seul. Seul tel qu’il l’était toujours dans le manoir familial à Oxford, seul face à son père, seul face à une famille devant laquelle il devait courber l’échine, seul devant les mariages arrangés, case indispensable par laquelle il allait devoir passer. Il était et ce sentiment n’était pas complètement parti, dévoré par l’idée que Raven lui pique sa place et que cela marque son isolement définitif. Elle continua mais il ne fut guère atteint par ses paroles, si bien que, perdu dans ses pensées, il ne répondit pas pendant un long moment.
Elle jugeait qu’il s’agissait d’une querelle, mais au fond, si s’en était véritablement une, d’où partait-elle ? De rien, du néant. Une petite rivalité en Défense Contre les Forces du Mal, oui, mais il s’amusait bien à donner tout ce qu’il avait en cours pour la surpasser. Il ne faisait pas ça seulement pour son égo. Il finit son verre d’une traite et continua de l’observer pendant un moment avant de finalement se décider à répondre : « Oui, j’admets qu’il manquerait quelque chose dans ma vie sans elle ». Oh, il n’ira jamais jusqu’à dire qu’elle lui manquera, mais ses piques éventuellement, pourraient lui manquer. Si l’épisode de l’ascenseur ne s’était pas terminée de manière ridicule pour lui, il aurait apprécié cette joute verbale. Énormément, même. C’était amusant de se jeter la pierre, de se rejeter constamment. Même à trente-six ans.

Basil se leva et racla la chaise pour partir : « Je ne vais pas vous retenir plus longtemps » soupira-il en laissant les lettres sur la table parce qu’il jugeait qu’elles lui appartenaient vu qu’il s’agissait de son grand-père : « envoyez-moi un hibou lorsque vous aurez du temps libre à mon adresse personnelle ou au Ministère c’est comme vous voulez. J’habite au 8 Lavington Street, bonne journée ». Sans guère plus de cérémonie, il lâcha quelques pièces sur la table pour payer l’addition pour tous les deux et sortit du pub sans un regard en arrière.
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MessageSujet: Re: "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil] "Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  129196351Sam 29 Juil 2017 - 10:39

"Le destin nous ramène toujours l'un à l'autre" [Raven & Basil]  Tumblr_mceshdZCDg1qim2juIl était sûr que malgré mon attitude hautaine et froide avec Carrow, je prenais un malin plaisir à lui lancer des piques, à me montrer méprisante. Dans la vie, il nous fallait forcément quelqu’un que l’on n’aimait pas et qui ne nous aimait pas non plus. Ce qui rendait nos jours un peu plus explosifs. Et ce quelqu’un, le destin avait décidé que ce serait ce sang-pur. Imaginez un seul instant que vous aimez tout le monde, et que tout le monde vous aime. Vos journées ne seraient-elles pas d’un royal ennui ? Il fallait, de temps en temps, se défouler sur quelqu’un. Etre méchant. Car l’être humain n’était pas que gentil. Il possédait une part d’ombre et de lumière en lui. Et parfois, cette part d’ombre avait besoin d’être révélée au grand jour. Quitte à y prendre plaisir. « Oui, j’admets qu’il manquerait quelque chose dans ma vie sans elle » annonça-t-il finalement en parlant de cette querelle qui avait fini par nous lier, en quelque sorte. Je ne répondis rien. À quoi bon ? Il n’y avait rien à rajouter. Nous étions d’accord sur ce sujet (et un de plus), je n’aimais pas m’étendre sur des discussions sans fin. Surtout avec lui. Nos échanges étaient brefs, secs, concis et clairs, ce n’était pas aujourd’hui que cela allait changer.

Le bureaucrate se leva alors et rangea sa chaise avance déclarer en soupirant « Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Envoyez-moi un hibou lorsque vous aurez du temps libre à mon adresse personnelle ou au Ministère c’est comme vous voulez. J’habite au 8 Lavington Street, bonne journée. Entendu. Bonne journée. » Puis, il partit, laissant quelques pièces pour payer les deux additions. Je notai son adresse dans un coin de ma tête en finissant pensivement mon verre. C’était étrange ce qui était en train de se passer. Étrange et imprévisible. Néanmoins, je finis moi aussi par sortir du pub. Une fois dehors, je transplanai.
© 2981 12289 0

Citation :
• Sans le nom du perso ▬ 2 dragées ▬ Clôturer un Sujet ▬ 2 dragées ▬

______________________________

La solitude confère souvent charisme et élégance.

codage par Laxy
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