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[Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones)

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Marius Draven

Marius Draven


CRACMOL
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Sam 17 Oct 2020 - 18:43

Il régnait dans le bureau de Marius une ambiance feutrée qui cachait à peine la tension qui y régnait.  Cela sentait le cigare et l'alcool alors que le parrain de Londres avait appelé René et Artibeus pour une réunion importante. Don Da Valle était mort, pas de signatures, pas de revendications, rien et Marius était déterminé à savoir ce qui s'était passé. Le cracmol ordonnait à ses lieutenants de faire tout en œuvre pour trouver ce qui était arrivé. Marius avait besoin de savoir si c'était un coup des mangemorts, une guerre interne à la mafia italienne ou de nouveaux concurrents qui venait perturber le fragile équilibre que Marius avait établi depuis 1975. Il n'aimait pas la situation qui se profilait, l'équilibre était déjà difficile à tenir avec les idiots à capuches mais il avait réussi à tenir le crime organisé plus ou moins loin de ça, maintenant il craignait de voir la guerre débarquer dans les ententes entre gangs...de quoi rajouter un grand nombres de morts sur une pile déjà assez haute.

Marius sortit sa montre à gousset, il allait être en retard à son rendez-vous. Il mit fin à la réunion, confia la gestion de la soirée à René et congédia tout le monde. Il mettait un point d'honneur à ne jamais être en retard mais quand il s'agissait de Soyle Hoover, il avait pour habitude de se mettre un peu plus la pression. Le cracmol sortit des nouveaux vêtements, chemise blanche pour aller avec un costume trois-pièces en tissu prince-de-galles avec une cravate noir et partit se laver non sans avoir mis un vinyle à tourner dans le lecteur. Il savait que Soyle ne disait rien sur l'odeur persistante de cigare sur ses vêtements mais n'en pensait pas moins. Il se prépara donc pendant que Bessie Smith chantait son blues, sifflotant les mélodies sans s'en rendre compte alors qu'il terminait son nœud de cravate. Il prit un peu de temps pour choisir le bon chapeau avec le manteau adéquat et enfin la canne, il opta pour une canne simple qui avait appartenu à son père et quitta le pub pour se diriger d'un pas sûr chez la meilleure pâtisserie du Chemin de Traverse pour aller chercher une commande réalisé plus tôt ce mâtin, le gâteau favori de Soyle. Il prit ensuite sa voiture pour quitter le monde sorcier et rejoindre le monde moldu où il fit ses courses dans des adresses que seuls connaissent les vieux londoners comme lui. Les deux mondes vivaient côte à côte sans quasiment jamais se croiser, Marius se voyait comme le lien entre les deux et en voyant ce qu'il achetait se dit que c'était bien dommage de les séparer.

Ses emplettes terminés il remonta dans sa voiture et prit le chemin de l'appartement de Soyle. Il remercia une nouvelle fois les moldus et leurs inventions, notamment ce tout nouvel autoradio qui fonctionnait avec des cassettes et permettait d'écouter ce qu'il avait envie. Sur le chemin il se rappelait l'invitation hier de Soyle à passer la soirée ensemble. Aussi triste qu'il était pour la jeune rousse qu'elle ait quitté son poste de professeur, Marius devait avouer qu'il aimait son nouveau travail à trois pas de son pub. Cela lui permettait de la voir tous les midis, quand elle venait manger chez lui. Soyle était pour lui un des rayons de soleil de sa vie, une des personnes qui lui permettait d'avoir un peu de normalité dans sa vie anormale au possible. Avec Soyle comme avec sa fille et la mère de cette dernière et avec son frère d'armes, il se permettait d'être lui-même.

Il se rappela qu'elle lui avait précisé qu'elle hébergeait la jeune Amelia Bones, qui « n'était pas au mieux de sa forme » selon les dires de la rousse. Il s'en doutait bien, il ne la connaissait pas et d'ailleurs aucun membre de sa famille jusqu'à l'affaire sordide qui les avaient révélés au public. Tout au plus, il connaissait de réputation son frère aîné Edgar qui travaillait comme Auror mais les Bones et Marius était de deux mondes trop éloignés pour se connaître. Le patron de pub se dit qu'il avait dû les voir passer dans son établissement sans jamais les noter. Il ne connaissait par contre que trop bien la douleur qu'elle devait éprouver, lui aussi avait perdu ses parents dans une ruelle du Chemin de Traverse...les biologiques comme les adoptifs dans un sens. Soyle savait que Misty et Marcellus Draven n'était pas mort dans leur lit. Elle savait aussi que Marius et la Mort avait fait un brin de chemin ensemble, elle ne savait pas que c'était encore le cas et il tenait à ce qu'elle ne le sache jamais...ou en tout cas le plus tard possible.
La voiture tourna dans une impasse et traversa un mur pour rejoindre le monde sorcier. Marius se gara en bas de la maison victorienne réaménagé en plusieurs appartements où Soyle vivait, prit ses sacs de courses en papier d'une main et ouvrit la porte d'entrée. Il monta les escaliers d'un pas tranquille et sonna à la bonne porte. Soyle lui ouvrit, il lui embrassa le front après lui avoir adressé un grand sourire paternel :

- Bonsoir ma belle, bonsoir toi, continua-t-il en effleurant le gros ventre de Soyle de sa main, j'ai apporté le repas et c'est moi qui cuisine ! Pas de mais, ça n'est pas négociable !

Cela lui avait fait quelque chose en apprenant que Soyle était enceinte, il avait joué aux cartes avec son père quand elle n'était encore qu'une enfant. Et maintenant elle était enceinte, comme un signe supplémentaire que le temps passait et qu'il était un vieil homme. Il rentra dans l'appartement, posa les sacs de courses sur la table de cuisine et laissa Soyle découvrir qu'il comptait leur préparer un steak-frites à la française mais surtout qu'il avait prit au bar sa boisson favorite et caché une cassette flambant neuve de Rocky au fond. Lui vit Amelia en retrait derrière, il enleva son chapeau et inclina la tête en souriant :

- Vous devez être Amelia Bones, ravi de faire votre connaissance.

Il ne fut pas surpris de son air de porter toute la misère du monde sur ses épaules et tout en enlevant son monteau et en posant sa canne, Marius se dit qu'il y avait du travail.
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Amelia Bones

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On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 18 Oct 2020 - 1:16

Quelques jours après la vite de Nora, Soyle avait invité une autre personne : un certain Marius. Elle ne connaissait rien de lui, mais ne put s'empêcher de faire la connexion avec son neveu qui portait le même prénom. Marius Bones. Elle ne l'avait pas vu depuis un moment et maintenant qu'elle pensait à lui, il lui manquait. Lui et sa mère. Parce qu'elle n'avait pas vu non plus Vicky. Pas depuis l'enterrement. Et si cette réalisation lui fit marquer sur un carnet qu'elle devrait les revoir, elle fut ravie de constater l'avancée sur la robe qu'elle préparait pour son hôte. Autant dire qu'elle avait préféré ne pas l'informer. Elle avait dû prétexter quelque chose pour farfouiller dans ses affaires et connaître la taille de ses robes de grossesse. Elle avait voulu voir ses chaussures et certains de ses vêtements pour comparer avec les siens. Piètre excuse. Très honnêtement, si Soyle n'avait pas des doutes sur ce qu'elle faisait dans sa chambre, cela relevait du miracle. Amelia n'était ni vraiment très subtile, ni vraiment très rusée pour le coup. Elle était secrète et sans doute Soyle mettait ça sur le compte du deuil. Mais elle faisait cette robe pour plusieurs raisons. Premièrement, elle n'avait pas envie que la directrice de crèche lui refuse de faire une telle chose - elle avait déjà dit non à de l'argent. Deuxièmement, elle avait décidé de lui faire une surprise. Et troisièmement, elle n'était pas certaine de réussir. C'était une première pour elle de faire une robe de grossesse, mais aussi de coudre à nouveau depuis le meurtre de ses parents. En attendant cela l'occupait et elle pensait à d'autres choses. Alors si elle parvenait au bout de son ouvrage et que cela convenait à la future mère, peut-être qu'elle en ferait d'autres. N'avait-elle pas eu le projet de faire carrément toute une ligne de vêtements ? Quand elle formait encore des désirs particuliers. Pour le moment, tout ce qui l'intéressait, c'était de s'occuper l'esprit et se noyer dans le travail. Elle avait passé ses week-end là-dessus. Et quelques soirées également. Elle révisait aussi ses cours comme elle pouvait car dormait peu la nuit quatre ou cinq heures, c'était plus qu'avant. Pas encore assez. Pas encore suffisamment régulier pour qu'elle sente une véritable évolution. Mais la première fois qu'elle avait fait une nuit presque complète, elle s'était sentie un peu mieux le matin au réveil.  

Soyle la prévint alors que le dit Marius ne devrait pas tarder à arriver. Elle ignorait tout de lui. L'ancienne enseignante semblait toutefois le tenir en haute estime comme s'il avait changé une partie de sa vie. Elle ne savait pas vraiment comment expliquer ce qu'elle avait compris des propos de celle qu'elle considérait presque comme une seconde mère. Bref, dans tous les cas, elle avait fait l'effort de porter autre chose qu'un pull trop ample pour elle et délavé. Ce genre de pull que vous portez parce que vous n'avez pas envie de vous embêter. Non elle avait décidé de mettre une blouse à manche bouffante avec un col soigneusement replié. C'était une jolie blouse que sa mère lui avait faite. Elle trouvait l'effort appréciable, sans doute Soyle le remarquerait. Elle l'espérait. Elle ne voulait pas l'inquiéter, pas comme la dernière fois. Elle ne voulait que Soyle se prenne la tête pour ça alors qu'elle attendait un enfant. Alors, elle faisait des petits trucs... déjà bien difficiles. Remplacer un pull horrible pas une blouse délicate, c'était déjà quelque chose, sa petite victoire de la journée. Cette petite victoire qu'elle marquerait dans l'espèce de carnet/agenda que Nora lui avait conseillé de tenir. Elle sortit donc de la chambre et caressait doucement son boursoufflet qui dormait entre ses doigts. Dixie était si douce. Et ce simple geste la rassurait et la calmait. Sentir les battements du cœur du petit animal était effrayant mais aussi... doux. Comme si cela lui donnait une micro raison de vivre : protéger cette petite bête le temps qu'elle l'aurait avec elle.

Finalement le dit Marius arriva et il lui parut plus âgé que dans son imagination. Avait-elle loupé un épisode ? Ce ne serait pas totalement impossible que Soyle lui ait donné un âge approximatif de l'homme sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais lui semblait... amical et poli. Il ne se permettait pas de la tutoyer comme beaucoup d'autres l'auraient fait à sa place. Et c'était à la fois étrange et le bienvenu. Car cela lui rappelait son éducation : les bonnes manières. Sa mère lui avait toujours dit qu'on ne tutoyait pas les gens qu'on venait tout juste de rencontrer. “ Enchantée de vous rencontrer. ” Qu'elle répondit simplement avec un faible sourire. De ce qu'il avait dit, il semblait aimer cuisiner. Et sans doute était-il un bon cuisinier s'il l'imposait de la sorte. Ou alors il croyait qu'il était un bon cuisinier, mais en même temps, Soyle ne semblait pas se plaindre de cette alternative. Surtout qu'elle-même n'était pas mauvaise derrière les fourneaux. “ Etes-vous cuisinier professionnel ? ” Demanda-t-elle avec curiosité. C'était la déduction qu'elle avait faite basée sur pas grand-chose en vérité. Elle pouvait l'imaginer dans des cuisines. Et puis, il ne fallait pas se voiler la face. La cuisine professionnelle demeurait un domaine d'homme alors qu'à la maison, c'était considéré féminin. “ Enfin n'y voyez pas offense, je suis juste curieuse.
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 18 Oct 2020 - 15:34

Soyle était majoritairement quelqu’un de routinier. Changer drastiquement ses habitudes n’avait pas forcément été évident. Elle pensait pourtant s’en sortir pas trop mal finalement. Mais comme pour tout, les choses étaient parfois chamboulée. Amelia avait cherché son aide. Et il n’avait jamais été question de lui refuser, pas même en pensé. La jeune femme se retrouvait donc chez son ancienne enseignante depuis plusieurs semaines. Elles échangeaient ainsi depuis plusieurs semaines leurs modes de vie. Bien sûr John se faisait sa propre place dans cette histoire. Mais Les deux femmes avaient leur petit fonctionnement maintenant. C’était à son sens un moyen d’aider Amelia à se remettre en selle, à reprendre une vie malgré tout. Elle avait même réussi à lui faire reprendre les cours, ce qui était primordial d’après elle. Amelia avait de grands projets, de beaux projets. Soyle aimait à penser que si c’était difficile pour le moment, un jour elle s’en sortirait parce qu’elle l’avait poussé. Elle en venait à prendre soin d’elle comme elle le ferait d’une amie, d’une petite soeur, une personne à qui elle tenait et qui était en difficulté. C’est pourquoi Soyle avait fini par faire appel à Nora il y a quelques jours.

Mais dans ses petites routines, Amelia avait aussi un peu changé quelques rencontres que la rouquine avait mises de côté pour lui laisser un peu plus de place. Ainsi, Marius Draven qu’elle voyait si souvent surtout depuis son changement de poste avait été un peu mis de côté par son envie de veiller sur Amelia. Une situation qui les avait conduit à prendre une sorte de rendez-vous. Soyle avait convié son ami à les rejoindre ce soir. Pour cette fois, aucune grande idée en tête. La rousse espéraient simplement passer un bon moment en sa compagnie. Bon, peut-être tout de même qu’elle comptait un peu sur les capacités paternelles de Marius pour savoir trouver d’autres mots pour remonter un peu sa petite protégée. Il avait cette capacité, ou en tout cas elle le pensait. Marius était son ami, son confident, un homme sûr qu’elle comptait presque comme un père depuis qu’elle avait perdu le sien. Et ils avaient parfois besoin de se retrouver pour un peu plus qu’un déjeuner pris rapidement avant de retourner travailler chacun de leur côté. Un vieil homme charmant qu’elle respectait et appréciait énormément.

La directrice de crèche avait donc décidé de recevoir son ami chez elle ce soir. Lorsqu’elle en avait parlé à Amelia, ce fut de façon relativement concise. Un ami, très proche, quelqu’un dont la conversation saurait sans doute plaire à Amelia. Sa joie à l’idée simple de le recevoir devrait sans doute finir de rassurer la jeune femme à ce sujet. Alors qu’il devait arriver bientôt, Soyle avait fini par sortir de ses papiers pour aller préparer la table. Pour le dîner? Et bien elle commençait à connaître Marius. Alors soit ils finiraient par cuisiner à deux ou trois dans sa cuisine qui avait l’avantage non négligeable d’être assez grande, soit il avait déjà sa petite idée sur le sujet. Inutile de se presser à tout préparer donc. Non, une table prête serait déjà bien. Elle avait ensuite prévenu Amelia que l’heure était bientôt venue. Marius était ponctuel, toujours. La jeune femme était effectivement sortie de sa chambre. Mais pas dans ces pulls qui étaient sans doute très confortables mais pas très avantageux pour sa silhouette. Non, Amelia portait une blouse blanche et une jupe longue qui lui allaient très bien. Soyle lui offrit donc un sourire en la voyant ainsi, allant vers elle pour la regarder, passant finalement une de ses mèches blondes derrière son oreille dans un geste réconfortant.

-Cette blouse te va très bien.

Amelia tenait entre ses doigts sa petite boule de poils, Soyle n’insista donc pas pour ne pas en faire trop. Mais c’était vrai. Elle était à croquer comme ça, cela faisait plaisir à voir.

Marius finit par arriver, parfaitement à l’heure. Ce fut avec un grand sourire et un pas enjoué que la rouquine était allé lui ouvrir. Un radieux sourire sur les lèvres, elle était ravie de l’accueillir une nouvelle fois chez elle.

-Bonsoir ma belle, bonsoir toi,

Un baiser sur son front, une caresse sur son ventre habité et bien rond, les salutations presque habituelles, réglées comme une autre habitude chez eux, Soyle tendant son front comme un réflexe. Ce qui était nouveau en revanche, c’était l’agitation de cet enfant à venir qui lui tordait le ventre et faisait souffrir sous ses coups ses pauvres organes. Soyle fit donc ce qu’elle faisait de plus ne plus souvent. Passant une main douce sur son ventre et le regardait après une grimace suite à l’inconfort, elle s’était mise à lui parler directement.

-Ok, c’est super de saluer Papi, mais s’il-te-plaît, ça c’est mon foie! On se calme!

Sans savoir si ce petit être était de sexe féminin ou masculin, Soyle ne se risquait pas à lui donner de prénom. Par contre elle n’en perdait déjà pas de vue son rôle de mère et n’hésitait pas à lui faire part de ses remontrances si besoin.

-J'ai apporté le repas et c'est moi qui cuisine ! Pas de mais, ça n'est pas négociable !

Et voilà, comme elle l’avait pensé. Soyle pris un air outré, levant les mains en l’air comme si elle se rendait face à une armée visiblement en sur-nombre. Négocier ne lui viendrait pas à l’idée. Elle connaissait trop bien les talents de cuisiniers de son ami pour en avoir l’envie de toute façon.

-Je ne négocie pas, d’accord. Par contre je vais ranger tes courses!

Se frottant un peu les mains sous l’excitation, elle avait retrouvé son sourire et se dirigeait déjà vers les sacs en papier laissés par Marius dans la cuisine. Elle le laissait se débarrasser de ses affaires seul, il connaissait largement les lieux de toute façon. Elle par contre, elle était bien curieuse de savoir ce qu’il leur prévoyait. Elle avait commencé par ouvrir le carton. Une tarte aux cerises et aux amandes, il la connaissait parfaitement le bougre. Les yeux brillants, elle avait commencé par ranger cette petite merveille au frais. La suite! Des pommes de terre, une viande de qualité, de quoi faire un arrangement avantageux de ces superbes produits, ça promettait. Une petite bouteille de vin rouge (sans doute pour le cuisinier en personne), le fameux sirop de menthe maison de l’elfe qui lui servait de chef au pub, et une nouvelle petite surprise non alimentaire. Soyle la sortit avec précautions.

-Marius! Tu es fou! Elle est neuve, n’est-ce pas??

Les cassettes, c’était encore récent dans le genre. Une petite merveille de technologie moldue. Et comme toutes les nouveautés, ça avait un certain prix. Marius avait déjà offert à son amie de quoi lire ces beautés. Et plusieurs de ces petites merveilles. Les cadeaux il en faisait régulièrement. Mais Soyle n’en perdait pas de vue leur valeur. Et Marius avait encore fait une folie.

Les deux autres protagonistes avaient doucement et timidement fait connaissance. Soyle ne doutait pas une seconde qu’ils en soient capable sans elle. Elle espérait un peu de calme et de bonne humeur en cette soirée en douce compagnie.

-Etes-vous cuisinier professionnel ?

Techniquement pas vraiment. Mais un peu quand même. Marius possédait tellement de talents et d’activités qu’il devenait difficile de savoir comment le décrire. Et encore, Soyle était loin de tout savoir. Prenant une chaise autour de la table de la cuisine car elle savait que le vieil homme reprendrait les choses en main à partir de là, elle s’assit tranquillement.

-Tout dépend si on lui demande gentiment ou pas?

Taquine? Un brin oui. Comme souvent. Mais elle était bonne joueuse et laissait Marius donner sa version sans s’imposer plus pour le moment.

-Enfin n'y voyez pas offense, je suis juste curieuse.

Amelia semblait mal à l’aise, ne semblait d’ailleurs pas tellement savoir sur quel pied danser. Bon, il fallait peut-être l’aider un peu. Soyle s’était ainsi relevé pour venir derrière la jeune fille en la prenant doucement par les épaules.

-Détends-toi Amelia, je ne t’aurais pas imposé quelqu’un si je n’étais pas certaine que vous vous entendriez.

Elle s’était ensuite tourné vers Marius sans lâcher la jeune femme pour le moment, sans pour autant avoir sur elle une prise très ferme.

-Tu vois Marius, c’est la barbe ça, ça impressionne. Tu devrais essayer la moustache.

Un ton faussement sérieux et se retenant presque visiblement de sourire, elle rebondissait sur une nouvelle touche d’humour dans l’espoir que les deux autres sauraient s’en servir pour être à l’aise dans cet échange malgré le fait qu’ils ne se connaissent pas. Enfin, c’était surtout Amelia, mais c’était dans son caractère. Tout comme il était dans celui de Soyle de laisser une forme d’humour parfois douteux détendre les situations.
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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Mar 20 Oct 2020 - 20:06

Papi, le mot restait dans sa tête à chaque fois que Soyle le prononçait, il avait encore du mal à se faire à cette idée. Elle lui plaisait sans l'ombre d'un doute mais il était resté un moment la sensation d'usurper une place qui n'était pas la sienne, la rousse lui aurait sûrement dit qu'il était ce qui s'en rapprochait le plus mais l'idée était persistante. Peut-être aussi tout simplement qu'il était moins à l'aise avec le temps qui passe que ce qu'il prétendait, même à lui-même. Son attention se porta sur la réaction de Soyle quand elle découvrit la cassette caché au fond du sac de courses, il afficha alors un grand amusé et acquiesça en gardant cet air d'un enfant fier d'avoir un tour. Inutile qu'elle insiste sur le prix, Marius ne dirait rien, pas plus qu'il ne dirait qu'il l'avait fait venir des Etats-Unis.
Amelia lui demanda s'il était un cuisinier professionnel. Il ne répondit pas tout de suite, l'ancienne professeur de Poudlard répondit plus vite que lui, et observa plus attentivement la jeune Bones. Pauvre gamine décidément, Marius ne pût s'empêcher de prendre en pitié Amelia. Son faible  sourire ne parvenait pas à cacher la détresse qui l'habitait. Il lui adressa un sourire rassurant et plus paternel que ce qu'il aurait voulu.  Au fond de lui, il savait que ce qui arrivait à Amelia pourrait très bien arriver à sa propre fille, c'est sans doute ça et son propre vécu qui l'amenait à, sans doute pas connaître, mais tout du moins comprendre la peine d'Amelia. Il répondit tranquillement à la question :

- Tout dépend de ce que tu entends, vous ne m'en voulez pas si je vous tutoie et vous appelle Amelia, Miss Bones ? Je ne suis pas un chef dans un restaurant mais je tiens les cuisines de mon pub, le Gentleman Assoiffé sur le Chemin de Traverse.

Marius avait appris les bases de la cuisine au Gentleman mais il avait ensuite appris à la Légion avant de faire ses classes entre la France et le Chemin de Traverse. Il ne s'était jamais vu chef d'un grand restaurant gastronomique ou d'un restaurant tout court d'ailleurs et avait préféré la simplicité de son pub. Il n'était plus autant derrière les fourneaux qu'avant, s'occupant de plus en plus de la gestion du pub, de sa société et du service au comptoir, mais sa passion restait là. Que ce soit pour concevoir et préparer les menus du pub ou pour préparer des repas français pour lui et ses amis. La remarque d'Amelia lui arracha un rire rassurant, il n'avait pas vu la queue d'une offense à poser une question logique. Au moins, elle tentait de s'intéresser aux autres malgré son chagrin, tout le monde dans sa position ne faisait pas ça.

- Il n'y a pas d'offense Amelia, dit-il simplement
- Détends-toi Amelia, je ne t’aurais pas imposé quelqu’un si je n’étais pas certaine que vous vous entendriez. Tu vois Marius, c’est la barbe ça, ça impressionne. Tu devrais essayer la moustache.

Fidèle à elle-même, Soyle était non seulement intervenu pour rassurer celle qui habitait chez elle mais s'assurait en plus de détendre une éventuelle gêne dans la soirée. Le vieux cracmol ria de bon cœur avant de répondre :

- Et perdre mon légendaire charisme qui me permet de passer une soirée en si agréable compagnie ? Non merci je laisse la moustache à Clark Gable.

Il leva soudain un doigt, se rappelant qu'il avait oublié de donner quelque chose. Il fouilla dans les poches de son manteau et en sortit un pachon de dragées de Bertie Crochu qu'il tendit à Amelia.

- Je te prie de m'excuser, j'avais oublié que je t'avais pris quelque chose. Ignorant tes goûts, je me suis dit que tout le monde aimait les dragées de Bertie Crochu.

Ca n'était pas grand-chose mais un cadeau aidait à tisser des liens avec des inconnus et parfois remontait un peu le moral. Sans connaître les goûts de la jeune femme la tâche se révélait ardu, d'où le classique petit pochon de bonbons. Les bonbons aussi remontait le moral, enfin plus d'après sa fille que d'après Marius qui avait « passé l'âge des sucreries » selon lui, plusieurs femmes très proches de lui objecterait, il ne doutait pas que Soyle, qui en faisait partie, s'en chargerait. Lui, préférait un verre d'alcool ou un cigare. Il darda ensuite un regard faussement énervé sur Soyle et dit en la pointant du doigt :

- Je suis fâché de voir que tu ne proposes même pas un apéritif à tes invités Soyle, tu as perdu tes manières ?, il se tourna ensuite vers Amelia, ça ne te dérange pas d'aider un vieil homme à cuisiner ? Mon aide habituelle est légèrement indisponible.

Il désigna alors Soyle du doigt d'un regard amusé de conspirateur et se dirigea vers la cuisine. Il enleva sa veste de costume, remonta ses manches pour révéler quelques tatouages, et sortit des oignons, des échalotes et une planche à découper. Il prit un couteau, grogna quand il testa la lame et la trouva mal aiguisé et entreprit de l'aiguiser au fusil du geste sûr et expérimenté. Sans arrêter son geste, il demanda à Amelia si elle savait cuisiner à la moldu.
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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Mer 21 Oct 2020 - 20:42

Avec un discret sourire, elle remercia Soyle pour le compliment. Evidemment, cette blouse lui allait bien. C'était sa mère qui l'avait créée, rien que pour elle. Pour son anniversaire. Des doigts de fée pareils, on en croisait pas souvent, pas même chez Gaichiffon. Puis des cadeaux comme celui-ci, elle n'en aurait plus jamais. Aussi, elle caressait doucement les poils de Dixie quand le dit Marius arriva. Et en l'espace de quelques secondes, elle nota trois choses positives à propos de cet homme - hormis le fait que Soyle semblait l'adorait - il s'appelait comme son neveu, il était poli et manifestement savait cuisiner. Ce constat ne la décrispait pas entièrement, car il lui était toujours difficile de rencontrer quelqu'un de nouveau ces derniers temps. En tout cas, la complicité qui existait entre Soyle et lui était indéniable.“ Mon neveu s'appelle Marius. ” Souffla-t-elle sans s'en rendre compte. Qui l'avait entendu de toute façon ? On l'appelait miss Bones ? Ou s'agissait-il d'une hallucination ? A Poudlard, on disait ça. Les professeurs appelaient toujours leurs élèves selon leurs noms "monsieur Trucmuche" ou "miss Bidulechouette". Dans son esprit, elle visualisait le pub. Le gentleman assoiffé. Elle ne s'y était jamais arrêtée, ni avec ses parents, ni avec des amis. De toute façon, l'université se trouvait à Exeter, elle avait donc peu de chance de trainer sur le chemin de traverse. “ Oui, Amelia, c'est très bien. J'aurais l'impression d'être à l'école si on m'appelait miss Bones. ” Elle n'avait pas tellement fait attention au fait qu'il lui avait également demandé à propos du tutoiement. C'était une chose qui ne la dérangeait plus vraiment à présent. Toutes ses bonnes manières ou presque avaient foutu le camp.

Elle ne savait pas tellement si elle devait rire de la blague de Soyle ou pas.. mais elle eut un sourire tout de même, un peu plus grand que celui poli qu'elle avait arboré au début. Elle déposa sa boule de poils roses sur son épaule, qui se dissimula derrière ses cheveux ou du moins essaya. Dixie était d'une humeur sombre, comme sa propriétaire, il fallait dire. Qui était Clark Gable ? Alors là mystère et boule de gomme. Mais Amelia choisit de ne surtout pas commenter. D'habitude, elle aurait posé la question pour se renseigner, améliorer ses connaissances et sa culture. Mais elle pariait qu'il ne s'agissait pas d'un sorcier sinon, il suffirait de puiser dans sa mémoire pour se représenter l'homme. Cependant, elle demeurait attentive - pour cette fois - et remarqua bel et bien que Marius s'adressait maintenant à elle. Il lui avait acheté un paquet de Berthe Crochue ? S'il ne parvenait pas à lire la surprise sur son visage, sans doute la phrase d'une grande éloquence qui passa la barrière de ses lèvres lui donnerait une idée :  “ Oh... euh.. merci ” Etonnée, mais contente, cela dit. Instantanément, elle prit la direction de la cuisine pour se laver les mains. L'hygiène n'avait cependant pas quitté sa vie - fort heureusement. Après avoir nettoyé ses doigts et ongles avec précaution, elle se donna le droit d'ouvrir le paquet. Statistiquement, elle avait plusieurs chances de tomber sur un gout qu'elle appréciait. M'enfin, elle était assez aventureuse pour tenter sachant que pratiquement tout ce qu'elle mangeait avait le gout de sable... Elle en prit une et au bout de quelques secondes, à l'astiquer, elle eut la réponse à sa question.  “ Banane... ça va. Vous n'étiez pas obligé cela dit. ” Sa manière à elle de dire "merci, c'est gentil". Elle demanda donc à Marius, puis à Soyle s'ils en voulaient. Sa mère serait fière d'elle... ou peut-être pas, c'était vraiment le minimum de la décence humaine.

Elle se trouvait à côté de sa logeuse quand Marius se tourna à nouveau vers elle pour lui proposer quelque chose auquel elle ne s'attendait pas non plus. Décidément, elle allait de surprise en surprise ce soir. Ses parents avaient tout deux été des cuisiniers tout à fait respectables, mais jamais au grand jamais, ils avaient bossé tous les deux en même temps en cuisine. Elle trouvait donc dans cette question un semblant de familiarité, mais aussi une certaine nouveauté. Elle déposa le paquet sur un meuble tout en refermant au mieux et hocha la tête avec conviction. Elle se lava à nouveau les mains... oui, c'était une marotte chez elle. Elle releva la tête à la question qui lui fut posée.  “ Un peu oui... ça dépend ce que vous me demandez de faire, j'imagine. Je sais tenir un couteau de cuisine et éplucher une bonne de terre. ” Elle avait dit la dernière phrase sur une pointe d'humour sans trop savoir ce qu'elle ferait. Elle ignorait totalement dans quoi elle se lançait. Ses parents lui avaient appris la manière sorcière et les bases de la base de la façon moldue. Freya avait pallié ce manque en lui montrant quelques trucs. M'enfin, Amelia c'était pas une artiste des fourneaux non plus. Elle n'allait pas soudainement préparer un repas de noël pour dix personnes toute seule sans entrainement. “ Mais si vous me montrez, je pourrais le refaire. J'apprends vite. ” Il ne s'agissait pas là d'une fierté mal placée, mais bien d'une réalité. On lui avait dit assez de fois pour qu'elle le retienne. Et au fil du temps, elle avait appris à reconnaître qu'elle possédait cette faculté à assimiler rapidement les choses.  
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 25 Oct 2020 - 21:19

Voir Amelia lui sourire faisait chaud au coeur, sincèrement. Soyle était ravie de la voir si élégante et lui répondre par ce petit sourire. La tenue ce n’était pas grand chose, bouger ainsi ses lèvres non plus, mais la rouquine était consciente de l’effort pour avoir connu la situation à son époque. Elle était consciente aussi du fait que sa petite protégée le faisait certainement pour lui faire plaisir, voire la rassurer. En fait, elle était prête à l’accepter si cela fonctionnait. Elle serait même prête à accepter l’idée qu’Amelia lui en voulait pour ça. Heureusement cela ne semblait pas être le cas. Pas encore. Leur invité la ferait peut-être changer d’avis? Soyle en doutait, Marius étant un homme charmant à la conversation agréable, mais on ne sait jamais. D’ailleurs le voilà qui arrivait déjà.

Comme souvent il fut accueilli chaleureusement. Y compris par le futur enfant qui semblait déjà avoir de l’énergie à revendre. En tout cas personne ne semblait se formaliser de ses réprimandes. Comme si ils s’y étaient déjà tous fait. Ou alors ils compatissaient tous assez pour ne plus lui faire remarquer. Ou un savant mélange des deux. En tout cas la conversation se poursuivait. Amelia avait même une petite remarque sur le prénom de son ami. Sans avoir grand chose à y répondre, Soyle lui fit un clin d’oeil pour finir de détendre l’atmosphère qu’elle sentait encore assez rigide. Elle posa ensuite une question sur le métier de Marius qui, il faut l’admettre, était encore assez mystérieux.

-Tout dépend de ce que tu entends, vous ne m'en voulez pas si je vous tutoie et vous appelle Amelia, Miss Bones ? Je ne suis pas un chef dans un restaurant mais je tiens les cuisines de mon pub, le Gentleman Assoiffé sur le Chemin de Traverse.

Bon résumé, belle présentation, clair et efficace. Et il proposait de passer à quelques familiarités pour les mettre tous sur un pied d’égalité ou presque. Parfait. Soyle en était ravie alors qu’elle continuait à ranger ce qu’il avait rapporté pour elles.

-Oui, Amelia, c'est très bien. J'aurais l'impression d'être à l'école si on m'appelait miss Bones.

Marius était un ami, un proche. Si Amelia devait en venir à vivre avec elle pendant quelques temps, probable qu’elle recroise. Il serait tellement plus confortable si il existait déjà effectivement une forme de détente entre eux. En tout cas Soyle appréciait la tournure que prenait les choses. Portée par la bonne humeur ambiante et désireuse de la porter encore plus loin, elle voulut en rajouter un peu, sans doute à tord d’ailleurs. Elle en faisait parfois des tonnes…

-Et encore, même moi je ne t’ai pas appelé comme ça bien longtemps.

La jeune Bones avait en effet bien rapidement attiré assez la sympathie de son enseignante pour qu’elle la nomme Amelia lorsqu’elles étaient seules. Depuis les choses avaient évolué. Elles en étaient à s’appeler par leurs prénoms toutes les deux, se tutoyer, et voilà qu’elles vivaient sous le même toit. Soyle n’aurait pas pensé qu’un jour elle se retrouverait à vivre dans la même maison qu’un ancien élève, même si elle leur portait parfois une affection sincère. Mais finalement, Amelia, elle n’était pas contre sa présence. Elle pensait même pouvoir lui être utile par ce rapprochement. Enfin, si elle se détendait assez. Pour cela, Soyle avait du à nouveau intervenir entre ses deux amis pour essayer de pousser un peu sa protégée.

-Et perdre mon légendaire charisme qui me permet de passer une soirée en si agréable compagnie ? Non merci je laisse la moustache à Clark Gable.


La rousse éclata d’un rire franc. Comme quoi quand ils s’y mettaient à deux… Sans doute une autre raison de leur entente si forte. Car après tout, il était plus qu’évidant que Marius ne devait en rien sa visite à son charisme. Il n’avait pas besoin de séduire Soyle pour passer sa porte, c’était même largement peu recommandé. Non, il était là parce qu’il était un ami, un proche, presque un père… Ce qui semblait le perturber par moments. Encore moins besoin d’être Clark Gable du coup. Parce que oui, elle savait qui était Clark Gable. Mais Marius semblait déjà avoir d’autres projets, levant un doigt visiblement pris dans une idée.

-Je te prie de m'excuser, j'avais oublié que je t'avais pris quelque chose. Ignorant tes goûts, je me suis dit que tout le monde aimait les dragées de Bertie Crochu.

Et voilà ce gentleman parti à lui donner un présent. Pas grand chose, mais une petite attention comme il en avait si souvent. Promis, elle ne lui avait rien dit. Mais Soyle le trouvait vraiment adorable d’avoir pensé à un petit quelque chose pour la jeune femme.

-Oh... euh.. merci

Elle était surprise, forcément. Il faut dire que Soyle ne l’avait pas prévenue. Mais c’était tellement touchant comme échange. La rouquine les regardait d’ailleurs avec bienveillance, heureuse d’avoir provoqué cette rencontre relativement improbable. Déjà pourtant Marius se tournait à nouveau vers elle, le regard sévère et le doigt accusateur. Se redressant pour entrer dans  le jeu, prête à se défendre face à ses accusations, Soyle le regardait avec une fierté plutôt bien imitée.

-Je suis fâché de voir que tu ne proposes même pas un apéritif à tes invités Soyle, tu as perdu tes manières ?

Que outrage, quelle accusation atroce et infondée, quelle disgrâce. Soyle en eut l’air outrée et un poil vexée. Bien droite, le regard levé vers ses yeux (bah ouais il était sacrément grand quand même), un main posée fièrement sur son ventre, elle était prête à lui répondre.

-Mais qui te parle de mes manières? Quels invités d’ailleurs? Amelia est ma locataire à titre gracieux, et tu es mon cher mon cuisinier pour ce soir, n’est-ce pas?

Incapable de tenir son rôle trop longtemps, elle souriait déjà à la fin de ses paroles. Allant chercher une belle cruche et des verres, la belle entrepris de faire un sirop avec celui que lui avait apporté Marius pour servir deux verres, le troisième étant bientôt rempli de ce vin qu’il avait apporté et qu’elle avait pensé à ouvrir plus tôt pour le laisser prendre l’air. Une petite chose qu’il lui avait apprise. Elle n’aimait pas le vin et n’y connaissait pas grand chose, mais elle était bonne élève.

-Mais puisque je sais être généreuse, j’accepte de vous servir tout de même. Allez, à cette bonne soirée!

Levant son verre pour trinquer, elle savoura ensuite les premières gorgés de ce breuvage décidément délicieux. Elle refusa au passage d’un geste poli la proposition d’Amelia, se réservant pour le reste du repas qui promettait d’être savoureux.

-ça ne te dérange pas d'aider un vieil homme à cuisiner ? Mon aide habituelle est légèrement indisponible.

Indisponible??? Et ben, il n’y allait pas à moitié. Avait-il peur qu’elle pioche dans les plats? Oui bon c’était possible. Qu’elle ne soit plus capable d’aligner ses gestes? Bon elle avait parfois quelques soucis à se repérer dans l’espace en ce moment, d’accord. Mais elle n’était pas en sucre non plus!! Bon un peu fatiguée peut-être. Bon, quittant finalement son regard cette fois véritablement vexée, Soyle se résigna et suivi ses invités en cuisine. Alors qu’ils s’installaient, Amelia se lavant à nouveau les mains, la rouquine tira une chaise de l’autre côté de la table pour s’y asseoir avec précautions, s’installant confortablement, prête à les observer.

-Un peu oui... ça dépend ce que vous me demandez de faire, j'imagine. Je sais tenir un couteau de cuisine et éplucher une bonne de terre.

Ce qui était certainement un bon début. Il est vrai que Soyle n’avait pas encore songé lui demander son aide dans le domaine, de toute façon habituée à le faire seule. Si cette activité lui plaisait elle changerait peut-être ses habitudes. Cuisiner en compagnie d’Amelia pourrait peut-être se trouver tout à fait agréable aussi.

-Mais si vous me montrez, je pourrais le refaire. J'apprends vite.

Sans doute oui. Amelia était de ces personnes qui apprenaient vite et assez facilement. Si on lui retirait ce stress presque permanent, elle serait une jeune femme presque inarrêtable. Caressant son ventre en appréciant la position assise, Soyle leur souriait sagement, acceptant son sort et resterait un peu en retrait durant la préparation.

-Bon, mais je vous préviens, je ne veux personne aux urgences ce soir, on ne se coupe pas!

D’ailleurs en parlant de couper, Marius grognait déjà. Encore les couteaux. Pourtant ils étaient très biens ses couteaux. Ce qu’il pouvait être exigeant ce vieux cracmol…

-Je suis sûre que tu le fais exprès pour l’impressionner… avoue… C'est moche l'intimidation Mr Draven...


Le regard plein de suspicion, elle plissait les yeux en fixant son ami si tatillon.
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Marius Draven

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Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 8 Nov 2020 - 18:05

Il avait vu le sourire d'Amelia à la blague de Soyle, il pensa fugacement que ce joli sourire cachait de belles dents. Il ne fallait pas être psychomage pour voir que la tristesse était toujours derrière et il se dit que la jeune Bones devait lutter intérieurement pour garder une joie de façade. Décidément on vivait une époque injuste où une jeune fille bien sous tout rapport comme elle devait faire le deuil de ses parents victimes d'un crime odieux. Il se sentait proche mais différent d'elle. Il repensa à ses parents, dont la mort tragique l'avait mené sur le chemin de la pègre. Sa mère était innocente mais il savait bien que son père n'était pas un ange...Quelque part sa mort violente était le final à la hauteur de la vie de Marcellus et pour les venger il s'était jeté dans le tourbillon les deux pieds en avant et sans arrière-pensée. Tout cela pour arriver à sa conclusion qu'il ressentait la peine d'Amelia mais ne trouvait pas le chemin de sa propre vie aussi injuste que celui de la jeune fille.  

Amelia n'avait pas exactement le visage le plus expressif mais sa voix fut suffisamment éloquente pour savoir que le petit pochon de bonbons avait eu l'effet escompté.  Encore une fois, il semblait que sa fille ait raison, les bonbons remontait tout le temps le moral.Il profita du fait qu'Amelia se soit éclipsé dans la cuisine pour adresser à Soyle un clin d'oeil et un  sourire pour indiquer que tout allait bien. Quand Amelia revint de s'être lavé les mains et goûta une dragée, Marius retint légèrement son souffle. Lui-même se rappela un bien mauvais souvenir d'une Bertie Crochue au goût de vomi quand il devait avoir l'âge d'Amelia mais fut rassuré de savoir qu'elle était tombée sur la banane et refusa poliment de prendre un bonbon. Quand elle rétorqua qu'il n'était pas obligé, Marius eut ce haussement d'épaules et ce sourire que Soyle devait connaître par cœur. Loin d'être du dédain, c'était la manière du vieux cracmol de dire « de rien » en faisant passer le cadeau pour une forme de broutille sans importance. La vérité était souvent autre, que Marius ait lancé toutes ses connexions professionnelles pour trouver un magnétoscope où qu'il se soit creusé la tête pendant des jours pour trouver un cadeau à une jeune fille qu'il ne connaissait pas.

- Je suis fâché de voir que tu ne proposes même pas un apéritif à tes invités Soyle, tu as perdu tes manières ?, dit-il en la pointant du doigt et en mimant avec une quasi-perfection un léger agacement.

Son regard pétillant de malice et le mouvement de doigt peu convaincant achevait de le transformer en une joute père/fille habituelle entre Soyle et Marius. Et la première afficha avec non moins de talent un air de défi amusé puis outrée face aux accusations du vieux cracmol. Ce dernier n'y résista pas longtemps et un petit rire ponctua la réponse que la rousse lui donna dans un sourire. Pendant qu'elle faisait le service, il emmena Amelia dans la cuisine et lui demanda de l'aide. Dire que Soyle était indisponible était une exagération volontaire, en partie pour embêter la rousse qu'il savait capable de picorer sans vergogne dans un plat en préparation mais non dénué d'une véritable arrière-pensée. La simple idée que Soyle n'ait rien d'autre à penser que profiter tranquillement de sa soirée. Soyle lui donna son verre tout en acceptant (non sans râler pour la formemais marius n'en attendait pas moins) de rester en retrait. Marius prit le temps d'admirer et de renifler la robe  du vin avant de trinquer et de boire une gorgée. Pour lui-même plus que pour les autres, il hocha la tête pour signifier que le vin était aussi bon en bouche que pour la cuisine.

- Un peu oui... ça dépend ce que vous me demandez de faire, j'imagine. Je sais tenir un couteau de cuisine et éplucher une pomme de terre. Mais si vous me montrez, je pourrais le refaire. J'apprends vite.

Tout en écoutant Amelia, il testa les couteaux, grogna comme à son habitude quand il ne cuisinait pas avec ses ustensiles. Que ce soit chez Soyle, chez Morticia ou chez René, Marius se plaignait toujours des couteaux des autres. Il en convenait à demi-mots avoir sans doute passé trop de temps derrière les fourneaux d'une cuisine professionnelle qu'il utilisait même pour lui. Sans arrêter son geste il répondit à Amelia :

- C'est déjà largement plus que beaucoup de sorciers, voire même certains moldus crois-moi. Si tu apprends vite, c'est encore mieux...et ça m'explique en partie pourquoi tu t'entends avec Soyle.

Effectivement, maintenant qu'il y songeait Amelia lui faisait penser à Soyle au même âge. Cerise morbide sur le gâteau aigre-doux de la vie, la rousse devait d'ailleurs avoir le même âge quand elle avait perdu ses parents. Pas étonnant finalement que leur relation prof-élève ait rapidement évolué vers une relation de sororité voire mère/fille. Il tendit un couteau et une planche à découper et le couteau aiguisé à Amelia :

- On va cuisiner un steak-frites avec une sauce bordelaise, recette française. On va commencer par émincer les oignons, je vais te montrer et tu peux demander l'aide de Soyle.

Il aiguisa alors un nouveau couteau pour lui-même et demanda à la rousse les oignons. Il ne pût s'empêcher de rire quand la rousse intervint :
- Je suis sûre que tu le fais exprès pour l’impressionner… avoue… C'est moche l'intimidation Mr Draven...
- Voyons ma chère,  si je voulais impressionner tu sais très bien ce que j'aurais fait, répliqua-t-il en affichant un air de matou rusé.

Tout en parlant, il vérifia le fil de la lame, prit un oignon puis une planche à découper et sans quitter les deux jeunes femmes du regard il éminça le légume à une très grande vitesse. Bon d'accord, il avait sans doute fait exprès...sans aucun doute même mais le vieux cracmol se cachait derrière le fait qu'à son âge on ne se refait pas.

- J'aurais fait ça, dit-il en récupérant les morceaux sur la lame, heureusement qu'Amelia est une élève brillante et intelligente, elle a tout vu et peut le refaire sinon...c'est ouvertement de ta faute miss...

Un petit clin d’œil de connivence amusé à la jeune Bones accompagna la parole. Il avait sorti sa boutade avec le grand sourire de celui qui est fier de sortir sa bêtise et entreprit de couper un autre oignon plus lentement et dans un angle où Amelia pouvait tout voir.
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Amelia savait assez peu cuisiner comme une moldue. Elle avait grandi avec la magie. Cela signifiait activer sa baguette pour lancer la cuisson, le minuteur ou faire voler les couteaux et autre. En tant qu'ancienne serdaigle, elle ne crachait jamais sur une nouvelle connaissance, un nouveau savoir, une nouvelle technique. Apprendre à travailler dans une cuisine comme une moldue ne l'effrayait pas outre mesure. Elle avait affronté bien pire, il lui semblait. Elle accepta les remarques de Marius d'un mouvement de tête. Elle ne dit rien, mais n'en pensait pas moins. Les sorciers répugnaient toujours à ne pas utiliser de magie pour les choses les plus simples. Ils avaient la possibilité de se déplacer pour récupérer un objet à quelques mètres d'eux ? Ils lançaient un accio. Elle-même se comportait de la sorte quelques fois, mais essayait de s'améliorer, de changer, de devenir meilleure... enfin, c'était quelque chose qu'elle appliquait avant la mort de ses parents. Depuis, elle s'efforçait de s'intéresser aux autres, de retenir les informations qu'on lui fournissait du mieux qu'elle pouvait avec un un cerveau qui fonctionnait au ralenti.

Je n'ai jamais mangé de steak-frites à la sauce bordelaise. ” Reconnut-elle sans crainte d'offenser qui que ce soit. Amelia connaissait surtout le patrimoine culinaire britannique. Beaucoup disaient qu'il n'y avait pas grand-chose, et quelque part, ils n'avaient pas tout à fait tord, mais elle appréciait tout de même quelques plats et mets anglais. Mais une fois encore, Amelia ne se plaindrait pas.. En fait, même si elle n'en voulait pas, elle n'en dirait rien et ce pour plusieurs raisons. Par respect pour Soyle qui la logeait depuis plusieurs semaines et ne lui demandait rien à part continuer ses études et parfois l'aider dans les tâches ménagères. Et aussi parce qu'elle ne ressentait en aucune façon l'énergie de contredire "leur" invité qui plus est leur faisait la grâce de cuisiner et lui proposait même de lui apprendre la manière non magique. Imaginez alors toutes les occasions qu'on lui offrait en une seule soirée. Elle parlait à une nouvelle personne, une opportunité considérable. Il ne l'avait donc pas connue avant et ne la jugerait donc pas. Elle mangerait un bon repas et n'avait rien à débourser. Et mieux encore, elle occuperait son esprit avec une activité.

Elle savait à peu près comment on éminçait les oignons. Mais il lui manquait la pratique. Evidemment, elle perdit assez rapidement le fil lorsqu'il s'exécuta à la vitesse de la lumière et elle pinça les lèvres pour s'empêcher de rire lorsqu'il lança une petite blague à Soyle. Si seulement, elle était capable de reproduire le geste comme une pro après une seule démonstration aussi rapide... Mais elle n'était pas un génie non plus. Il ne fallait pas abuser non plus. Elle observa donc la deuxième exposition. Cette fois-ci elle repéra tout ce qu'elle devait savoir pour tenter une première fois. Ce fut donc à son tour de s'y mettre. Son geste n'était pas parfaitement assuré et assez lent, mais elle réussit... presque. “ Je vais le refaire. ” Dit-elle presque immédiatement ne voulant pas entendre son constat de suite. Elle était consciente de ne pas avoir été aussi efficace qu'elle l'avait promis et dans son entêtement, elle choisit de retenter l'expérience une seconde fois. Une semi-réussite ne faisait que la rendre plus déterminée. Une perfectionniste dans l'âme. Et la seconde fois fut bien meilleure, il lui sembla. Et sans rien ou demande, elle poursuivit espérant s'améliorer à chaque fois. “ Est-ce qu'il y en a assez ? ”Demanda-t-elle en s'écartant légèrement du plan de travail pour s'essuyer les yeux qui pleuraient. Ca piquait... mince, elle avait oublié ce détail.  
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Doucement, Amelia semblait se détendre, reprendre pieds, se remettre un peu de ses émotions. De bien tristes émotions. La pauvre enfant traversait une période si difficile. Soyle s’appliquait généralement seule à lui faire retrouver ce sourire qui lui allait si bien. Marius semblait avoir saisi l’ampleur de la mission et décidé d’y ajouter sa propre expérience. Et bien malheureusement, dans ce domaine, il en avait. Si Soyle n’en connaissait pas le détail, elle savait qu’il avait connu  son lot de pertes douloureuses. Ce qu’elle savait en revanche, c’est que lorsqu’elle s’était retrouvée dans la situation d’Amelia, elle avait trouvé auprès de lui une oreille attentive et le réconfort de ses bras. Marius avait pris soin d’elle, fait la plus grande attention à ce qu’elle pensait ou ressentait, s’appliquant lui aussi à l’aider à se remettre et se relever au plus vite. C’était sans doute durant cette difficile période qu’ils s’étaient autant rapproché. Bien qu’ils l’aient été à leur manière déjà avant. Quoi qu’il en soit, ce soir, c’était une jeune femme proche de Soyle qu’il fallait arriver à remettre sur le bon chemin. Amelia ne l’avait peut-être pas demandé, mais aux yeux de la rouquine, elle avait largement mérité cette aide. Et elle dans cette histoire? Oh Soyle ne s’estimait pas à plaindre. Elle passerait une délicieuse soirée en compagnie de personnes qu’elle appréciait et avec visiblement un menu tout à fait délicieux. Tout pour passer un bon moment. Si Amelia y trouvait son compte, elle aurait tout gagné.

Soyle redoublait donc de mimiques et de bons mots pour essayer de mettre tout ce petit monde à son aise. Si Marius y était très habitué, Amelia peut-être pas encore tout à fait. Mais son sourire et sa bonne volonté semblaient montrer qu’elle s’y faisait. Il était temps de s’y mettre pourtant. Et une fois qu’il avait eu l’occasion de râler au sujet des couteaux, il était temps de mettre Amelia à contribution. La jeune femme n’était pas spécialiste de la cuisine il semblerait. Mais une fois encore, son expérience disait à Soyle que son ami ne se formaliserait pas pour si peu.

-C'est déjà largement plus que beaucoup de sorciers, voire même certains moldus crois-moi. Si tu apprends vite, c'est encore mieux...et ça m'explique en partie pourquoi tu t'entends avec Soyle.

Soyle sourit en tournant un regard bienveillant vers Amelia. Il y avait sans doute plusieurs raisons possibles à leur entente. Leur relation avait débuté d’une façon un peu brusque, certes. Mais Soyle s’était rapidement retrouvée dans un rôle protecteur, réconfortant, comme elle le tenait souvent. Amelia était apeurée, terrifiée presque même. La rousse avait récupéré cette petite blonde pour l’accompagner à l’infirmerie, restant près d’elle, s’assurant qu’elle irait bien. Par la suite elle n’avait jamais été très loin, la suivant plus ou moins discrètement en fonction des moments malgré le fait qu’elle n’était pas réellement son élève. Par la suite elles s’étaient trouvé des caractères similaires, des envies et préférences similaires, de quoi s’entendre assez naturellement même. Ce qui participait au fait qu’elles vivaient maintenant ensemble sans trop de difficultés, trouvant facilement des façons de s’entendre et de se mettre d’accord sur les petites choses du quotidien. Mais Amelia surtout lui ressemblait. Soyle se retrouvait souvent en elle, par de petits moments, des réactions, et tristement son histoire. Elle perdait elle aussi ses parents à son âge. Une tragédie qui la poussait à vouloir aider Amelia comme elle avait elle-même reçu de l’aide. Assise confortablement en face des cuisiniers, Soyle souriait, pensive, en regardant sa jeune colocataire. Elle s’en sortirait, c’était sûr.

-On va cuisiner un steak-frites avec une sauce bordelaise, recette française. On va commencer par émincer les oignons, je vais te montrer et tu peux demander l'aide de Soyle.

De quoi la sortir de ses songes. Les recettes françaises c’était un peu la spécialité de Marius. Il avait appris là-bas surtout si elle avait bien compris. Et la rouquine en était très cliente. Surtout qu’il cuisinait réellement bien. L’annonce du menu définitif fit émettre un petit sifflement à la gourmande rousse qui restait encore sagement à sa place.

-Je n'ai jamais mangé de steak-frites à la sauce bordelaise.

Rien de bien surprenant. Ce n’était pas franchement un classique du coin il faut dire. Soyle ne devait cette connaissance heureuse qu’à sa relation de longue date avec le cuisinier.

-C’est un petit bonheur. Je suis sûre que tu vas aimer. Cela dit si ce n’est pas le cas je pense que Marius saura trouver un plan de secours. Il faut reconnaitre que c’est particulier comme saveur.

Soyle obéissant par habitude à son ami elle sorti les oignons de leur sac pour les déposer devant les cuisiniers. Marius aiguisait un nouveau couteau avec un geste sûr et décontracté. Selon la rousse, ce n’était pas par simple volonté de perfection sur le fil de l’outil. Non, elle le pensait largement capable de se servir de ce geste pour tenter d’impressionner la jeune femme qui logeait chez elle. Pourquoi? Aucune mauvaise raison dans l’esprit du cracmol, ou Soyle ne le pensait pas. Non, c’était selon elle plus une façon de montrer qu’il maîtrisait la situation et ses outils, en plus de distraire un peu son monde. La rouquine depuis le temps parfaitement habituée en avait fait la remarque, amusant Marius au passage.

-Voyons ma chère,  si je voulais impressionner tu sais très bien ce que j'aurais fait,

Il ne manquait pas de ressources dans ce domaine le bougre. Il saurait certainement démontrer sa connaissance de la découpe de la viande également, l’épluchage rapide, méthodique et précis des pommes de terre, il ne manquait sans doute pas d’occasions… Son geste suivant finit de rompre le suspens. Prenant un oignon dans un sourire qui laissait présager de la suite, il s’était mis à le découper à une vitesse difficile à égaler.

-J'aurais fait ça,

Amelia était visiblement perdue. Ce qui était parfaitement normal. Soyle elle riait doucement, de ce rire qui laissait voir que bien qu’amusée elle trouvait la manipulation exagérée. Marius était terrible. Mais c’était sans doute pour cela qu’elle l’appréciait autant.

-Heureusement qu'Amelia est une élève brillante et intelligente, elle a tout vu et peut le refaire sinon...c'est ouvertement de ta faute miss...

De grands yeux ronds, la bouche ouverte et légèrement tordue dans un début de sourire, l’index pointé vers sa poitrine, Soyle était parfaitement outrée. De sa faute alors qu’elle avait été honteusement mise de côté précédemment? De sa faute alors qu’il la considérait comme indisponible? Voilà qui était honteux.

-Quoi? Moi?! C’est très petit ça Marius, je suis outrée devant une telle réaction.

Plus détendue maintenant qu’elle avait jouée sa petite comédie, Soyle n’avait pourtant pas totalement quitté son regard choqué par tant de mauvaise foi. Amelia semblait s’amuser de la situation. Et quelque part c’était le but. Elle se pinçait les lèvres pour se retenir de rire. Soyle aurait en soi préféré qu’elle se laisse aller à rire. Mais cela viendrait peut-être après…

-Je ne doute pas de tes capacités Amelia, mais franchement là je suis déçue par ton comportement Marius, c’est pas digne de toi.

Marius avait repris un peu de son sérieux et montré un peu plus clairement le geste à suivre. Amelia se mit bientôt au travail à son tour, s’appliquant visiblement du mieux qu’elle le pouvait. Elle ne s’en sortait pas si mal. Soyle lui sourit d’ailleurs en voyant son premier essai terminé. C’était encore un peu grossier mais elle n’était pas habituée à la faire alors c’était déjà un bon début.

-Je vais le refaire.

C’était en reproduisant le geste qu’elle pourrait apprendre. Soyle n’émit donc aucune contradiction, jetant simplement un petit sourire satisfait à Marius. Amelia se lançait, elle prenait part à l’activité commune, elle se laissait guider par les deux adultes et en oubliait ainsi un peu le reste de sa vie, aussi compliquée qu’elle puisse être en ce moment. Soyle savait que par ce sourire, Marius comprendrait qu’elle en était ravie.

-Est-ce qu'il y en a assez ?

Le regard de la rouquine s’était reporté sur la jeune fille qui s’était faite efficace finalement. Cette dernière avait reculé un peu pour éviter sans doute les effets des oignons coupés qui faisaient couler ses larmes. S’essuyant les yeux, elle avait peut-être fait pire que mieux. Soyle s’était mordillé la lèvre pour retenir un rire en se relevant (un peu péniblement) pour aller humidifier un torchon avec de l’eau bien fraîche. Elle revint vers Amelia, posant une main douce à l’arrière de sa tête.

-Attends, ne bouge pas, on va essayer de calmer un peu ça.

Soyle avait délicatement passé le linge mouillé et frai sur les yeux agressés de la jeune femme avant de lui laisser le linge pour qu’elle termine seule. Maintenant qu’elle était debout et sachant un peu ce qu’il faudrait faire par la suite elle avait sorti  de ses placards quelques plats pour accueillir les prochaines découpes. Mais elle eut une nouvelle idée pendant qu’elle était effectivement encore debout.

-Un peu de musique ça vous tente?

N’attendant finalement pas franchement la réponse, Soyle était partie dans le salon qui était juste en face de la cuisine, plongeant déjà dans ses vinyles pour y trouver l’inspiration. The Rolling Stones pourquoi pas. Ils avaient sorti un album en juin dernier, Some Girls, le quinzième quand même. Satisfaite par cette possibilité, le diamant fut bientôt posé et le son lâché. Réglant le volume de façon à ce que cela reste une sorte de fond plutôt qu’un élément trop prenant, Soyle était revenue en cuisine en souriant, sa tête marquant déjà très légèrement le rythme de la musique. Elle fut rapidement assise à nouveau, prenant un peu de son sirop de menthe, appréciant simplement le moment.

-Et dire que certains s’en privent parce qu’ils sont moldus…

Refuser ne serait-ce que d’entendre cette musique parce que les musiciens n’étaient pas sorciers elle trouvait cela tellement ridicule. Elle savait cela dit que cela ne serait pas quelque chose soutenu par Marius qui avait passé tant de temps chez les moldus.
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Marius Draven

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Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 29 Nov 2020 - 21:14

Mon dieu qu'elle se ressemblait, pas physiquement (encore qu'elles partageaient certains trait communs) mais surtout dans leur vécu, leur psychologie et leur caractère. Marius songeait à quel point Amelia ressemblait à Soyle au même âge, à tel point que l'on pouvait croire que les deux étaient destinées à se rencontrer et à devenirs amies. En pensant que leur vécu était similaire et se dit que son vieux copain aurait eut la même réaction que lui en voyant sa fille devenir une grand sœur pour une fille comme elle. Un voile passa dans ses yeux à l'évocation d'Aiden, c'était fugace mais ceux qui connaissaient le cracmol aurait pu le déceler. Son regard redevint vite rieur quand il vit la perplexité d'Amelia face à sa vitesse d'exécution, il s'avoua intérieurement coupable d'un certain orgueil mais c'était presque plus fort que lui. Voir Amelia se retenir de rire quand il blagua avec Soyle lui arracha un sourire rieur et teinté d'une gentillesse paternel, lui remonter le moral serait sans doute plus aisé que prévu. Il faut dire que la rouquine y mettait autant de volonté que le vieux cracmol avec ses réactions grandement exagérées et sa fausse susceptibilité. Marius et Soyle avait l'habitude de se titiller un peu comme il l'aurait fait avec sa propre fille mais deux exagéraient sans doute un peu pour Amelia. Soyle avait le sourire généreux de son père et le regard rieur de son père quand elle riait pensa Marius, à chaque fois d'ailleurs. Il répliqua à sa boutade par un haussement d'épaules faussement hautain et un clin d'oeil.

Marius regarda Amelia couper les oignons avec application et concentration, c'était lent mais meilleur que certains commis qu'il avait pût avoir par le passé. Le ton volontaire qu'elle adopta quand elle voulut en recouper un confirma sa pensée que la jeune sorcière s'en sortirait. Certes elle était actuellement au fond du gouffre mais à en juger par la volonté qu'elle mettait à bien couper un simple oignon, il se dit qu'Amelia Bones ne devait pas souvent renoncer facilement. Elle trouverait la force de rebondir et s'en sortirait plus forte, une qualité qu'un homme comme Marius ne pouvait qu'apprécier et par conséquence logique apprécier plus ceux qui la possédait. Lui-même l'avait et la jugeait cruciale dans son ascension sociale, il ne devait plus rien au fait d'être Black, il s'était construit seul à la force de ses poings et de son sens des affaires. Tout en regardant du coin de l'oeil Amelia s'améliorer bien plus vite que ce qu'il pensait, il sortit plusieurs échalotes qu'il éplucha et coupa avec vitesse et dextérité et mit dans un plat que Soyle avait disposé devant lui. Il venait de finir quand Amelia lui demanda :

- Est-ce qu'il y en a assez ?

Marius s'apprêta à répondre quand il vit la jeune sorcière avoir le rappel douloureux que les oignons était un légume qui ne se laisse pas faire. Sa réaction fut spontanée et naturelle, sans l'élégance de celle de Soyle qui se retint là où Marius n'y arriva pas. Un rire doux et grave sortit de ses lèvres et illumina son visage, s'amusant des réactions d'Amelia à sa découverte (ou redécouverte il ne savait pas trop) plus que du malheur de la pauvre sorcière. Il but une gorgée de vin pour se donner une contenance et répondit alors que Soyle, en bonne samaritaine qu'elle était en toute circonstance volait au secours de sa protégée :

- Ca, Amelia est exactement pourquoi l'oignon est la première chose qu'on apprend en cuisine moldu, dit-il en pointant du doigts les yeux humides de la jeune fille, à coup de dizaines de kilos j'ai vite appris à aller vite ! A part ça, oui ça suffira pour trois.

Après un court silence il constata à haute voix, riant presque, qu'entre les cuisines du Gentleman, les corvées de l'armée et l'école de cuisine, la vitesse de découpe de ce légume délicieux mais revanchard avait guidé sa vie. D'ailleurs, en parlant de corvée de l'armée, il avait failli oublier la corvée de patates, embêtant quand on a vendu qu'on faisait des frites.  Alors que Soyle demandait si cela manquait de musique, Marius lui répondant par l'affirmative tout en voyant bien que Soyle était parti s'éxécuter sans demander l'avis d'aucun de ses invités., Marius alluma la gazinière et mit la friteuse à chauffer. Le dernier album des Rolling Stones parvinrent aux oreilles du cracmol qui commença à siffloter la mélodie de la première chanson de l'album. Il se rappela immédiatement de la première fois qu'il avait entendu les Rolling Stones et vu la vague rock déferler sur le monde magique via notamment la scène de son pub. Il fit sans le vouloir le calcul et jura à haute voix :

- Morve de troll, ce groupe a seulement deux ans de plus que ma fille..., il tourna son regard vers Soyle qui revenait dans la cuisine, et je me souviens que ton amie enflammait la scène de mon pub en reprenant leurs premiers succès.

Marius n'avait pas de mal avec le fait de vieillir, c'était dans l'ordre des choses comme disait sa mère quand elle se maquillait. Certains calculs lui rappelaient juste à quel point les choses allaient vite, bien plus vite que ce qu'on l'on pouvait croire quand on est dedans. Tout en montrant à Amelia comment éplucher des patates il songea qu'il y a environ 15 ans, des vieux sorciers en robe traditionnelle  et bien rasé venait prendre une bière après le travail et côtoyaient des jeunes adolescents en jean, chemise voyantes à fleurs et cheveux longs avec barbe naissante...et maintenant on ne chantait plus d'aimer tout le monde mais qu'il n'y avait plus de futur possible. L'intervention de Soyle lui fit dire qu'il n'était pas tout seul à partager cette idée :

- Et dire que certains s’en privent parce qu’ils sont moldus…
- La pureté du sang est l'ultime refuge de l'idiotie, l'idéologie bête et mortifère d'une société qui se sait voué à une disparition inéluctable...

Il commença à couper les pommes de terres en coin de rue, avec lenteur et dans un angle où Amelia pouvait bien tout regarder et apprendre. N'importe qui aurait toutefois pu voir que Marius n'était plus vraiment là, son regard si gentil et amusé s'était fait dur et fermé et ses sourcils s'était légèrement froncés. Son ton était devenu froid alors qu'il parlait en connaissance de cause, même si personne autour de la table ne le savait. Il avait raconté à Soyle qu'en tant que cracmol il avait vécu avec le mépris d'une partie des sorciers du pub, ce qui n'était pas faux en soi, juste une certaine forme de vérité d'un certain point de vue. La pureté du sang et tout ce qui allait avec avait été le cœur des valeurs que ses géniteurs avait voulu lui transmettre à lui et à son frère et ses sœurs...jusqu'à ce que son sang-pur ne valent plus grand chose comparé à son absence de don magique.

- Ils sont tellement idiots qu'ils ne veulent pas se rendre compte que les deux mondes ne sont pas comme les couches d'un irish coffee mais bien comme un cocktail parfait, suffisamment mélangés pour fonctionner en harmonie mais sans qu'aucun alcool ne domine l'autre.

Impossible pour Marius de ne pas penser à sa famille de sang, à tous ces idiots avec une balai dans le fondement qu'il avait côtoyés petit et qui une fois qu'il était revenu l'avait snobé en le prenant pour le concierge et le croyant incapable d'être plus qu'un patron de pub miteux. Il était non seulement un homme d'affaires à succès mais en plus il avait somme toute trouvé une meilleure vie. Il regarda Soyle, pensa à ses parents, sa fille et même son ex-femme et le sourire lui revint...
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Amelia Bones

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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| EPOUVANTARD : Le cadavre de son père se réanimant et lui reprochant sa mort
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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 20 Déc 2020 - 20:03

Pourquoi Amelia avait autant insisté pour émincer aussi bien les oignons ? Par perfectionnisme ? Peut-être bien. Parce qu'elle aimait les petits challenges du quotidien ? Sans doute pas. Au fond, elle trouvait la réponse dans le fait que des petites actions de ce genre la forçaient irrémédiablement à se concentrer sur autre chose que ses parents, le corps sans vie de son père et la tempête d'émotions qui avait suivi leur décès. Inutile de cacher la vérité... elle souffrait encore de cela. Et si elle faisait en sorte de ne pas oublier, il lui arrivait d'avoir envie de se remettre d'aplomb, de redevenir un peu la jeune fille d'avant. Et elle supposait que l'ambiance chaleureuse, presque familiale, l'aidait sans doute dans cette voie.

Malgré ses yeux qui piquaient et les larmes qui en coulaient le long de ses joues, l'étudiante ne regrettait pas vraiment d'avoir émincé ces oignons. Certes, elle avait un peu mal et se sentait ridicule, mais elle avait appris quelque chose. Quelque chose que le droit et les sortilèges et enchantements de colorisation. Soyle vint à sa rescousse avec un linge mouillé qu'elle posa délicatement sur ses yeux pour calmer la réaction. Elle se laissa faire sans réellement discuter. Elle continua lentement le même geste alors que son hôte partait en direction du salon pour mettre de la musique. Elle était une bille dans ce domaine. Sa culture musicale aussi sorcière que moldue était près de zéro. Alors, elle ne fit aucun commentaire lorsque Soyle précisa que des gens refusaient d'écouter le groupe en question. Ils étaient sans doute connus. Elle ne se sentait pas, le moins du monde, visée par cette remarque parce que voyez-vous... ce n'était pas la raison de son ignorance. Elle n'avait juste jamais accordé d'attention aux musiciens et aux chanteurs. Même à un festival de musique, elle n'avait pas assisté à des concerts. Il lui arrivait de mettre la radio et d'écouter quelques chansons, mais elle ne les enregistrait jamais dans sa tête. Ni les mots ni les notes ne restaient dans son esprit.

Les larmes semblaient calmées, mais ses oreilles entendirent un bruit qui lui parut fort étrange. Certes Marius disait quelque chose qui lui paraissait tout à fait logique. Elle-même pensait la même chose. Mais il y avait de la colère qu'elle n'aurait jamais imaginé chez une telle personne. En même temps, vu sa lucidité de ces derniers temps, était-elle réellement disposée à juger convenablement quelqu'un ? Elle choisit de garder le silence, préférant ne pas se mêler à une telle discussion. Elle jeta un coup d'œil à Soyle. Car elle avait honte Amelia. Elle était curieuse de connaître les raisons d'un tel discours, mais n'osait pas demander. Quelle impolitesse cela aurait été. Et elle sentait déjà le regard lourd et désapprobateur de sa mère de là où elle était. Elle pourrait sans doute commenter, ajouter son grain de sel. Mais à quoi bon ? Elle n'en avait pas envie. L'énergie et la passion qu'elle avait pu ressentir par le passé pour ce genre de débat ne lui manquaient plus vraiment.

Alors, elle se contenta d'observer, d'écouter et de se taire. Elle savait bien le faire. Elle aimait contempler les gestes professionnels du cuisinier. Elle avait décidé que c'était là sa profession. Tant pis si ce n'était pas la réalité, ou pas totalement. C'était plus facile pour sa petite tête. Elle pensait qu'elle pourrait aussi découper les pommes de terres s'il lui en donnait l'occasion. Et elle allait lui demander quand il reprit la parole pour exprimer son point de vue à nouveau. Elle n'était pas à l'aise avec tout ça parce que bizarrement, cela l'invitait à s'interroger sur ses parents et les raisons de leur assassinat. Elle ne s'était jamais demandé "pourquoi ?". Jamais. Pas une fois. Elle avait été en colère, triste, mais jamais curieuse. Pas comme ça. Elle regarda donc ailleurs préférant ne pas lâcher de commentaire. Ses parents aussi avaient été un bon "cocktail" si on reprenait ses mots.

Au bout de quelques secondes et après un silence, elle finit par reporter son attention sur Soyle et Marius. Peut-être que maintenant c'était l'occasion de demander. Après tout, peut-être que cela fonctionnerait. “ Puis-je aider ? ” Trois mots. Simplement. Elle ne donnait aucune matière pour le débat. Elle trouvait qu'il n'avait pas tellement lieu d'être. Après tout, ils étaient tous d'accord pour dire que les moldus et sorciers étaient égaux en tout sauf le droit. Il fallait changer les lois, mais ce n'était pas une discussion au dessus d'oignons, de bœuf et patates qui changerait cela.  Elle portait son regard vers le couteau et tendit légèrement la main pour appuyer sa demande. Il comprendrait sans doute mieux de cette manière. Elle ignorait quoi faire d'autre de toute façon. Et cela valait mieux ainsi sans doute.   
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Sam 26 Déc 2020 - 19:26

Soyle et Marius c’était une vieille histoire, très vieille. Assez vieille pour que finalement ce ne soit même pas la rouquine qui l’ait commencée mais son père. Forcément, il y avait une bonne aisance dans leurs échanges. C’était un jeu bien rôdé qui semblait fonctionner sur Amelia finalement. La belle savait que Marius était (lorsqu’il le voulait) un homme très doux qui  comprendrait parfaitement la situation délicate de sa jeune protégée. En grande partie parce qu’il avait eu à gérer la jeune étudiante qu’elle était à l’époque du décès de ses propres parents. Il avait pris soin d’elle comme si elle avait été sa fille et avait largement contribué à la remettre sur pieds. Il ne l’avait jamais abandonné depuis. Si Soyle ne s’attendait pas à voir un tel lien se faire entre Amelia et Marius, elle était au mins assurée que pour ce soir, la jeune fille penserait à autre chose et se sentirait à son aise, prise dans un schéma familial presque classique, dans une scène de vie courante agréable. Dans ce but ils en rajoutaient un peu, c’est vrai. Soyle exagérait beaucoup de ses réactions et Marius semblait s’amuser à la provoquer. Ce qui semblait commencer à fonctionner sur Amelia au bord du rire, une vraie réussite. Soyle avait de l’affection pour elle, elle était assez satisfaite de la voir apprécier ce petit début de soirée.

Amelia s’était bien appliqué dans la tâche qu’on lui avait confiée. Malgré les tentatives de Marius pour l’impressionner. Il en fallait plus à Amelia pour se laisser prendre et elle avait réussi dans sa mission. Plus lentement que le professeur du soir, certes, mais pour ce qui semblait être une première, ce n’était vraiment pas si mal. Jusqu’à ce qu’elle ne se sente prise par les effets secondaires vicieux des oignons. Prise par des larmes heureusement sans lien avec sa tristesse, la pauvre jeune fille n’avait pas pu compter sur l’aide de son professeur de cuisine trop occupé à en rire. Heureusement pour elle, Soyle était plus empathique, assez pour aller lui chercher un linge humide pour essayer de calmer la réaction. La brave blonde n’avait pas l’air de regretter sa part cependant. Elle avait une certaine volonté cette petite. Après une gorgé de vin, Marius avait finit par réagir autrement que par le rire.

-Ca, Amelia est exactement pourquoi l'oignon est la première chose qu'on apprend en cuisine moldu, à coup de dizaines de kilos j'ai vite appris à aller vite ! A part ça, oui ça suffira pour trois.

Le supplice était donc terminé visiblement pour la jeune femme. Ils pouvaient passer à la suite. Soyle en avait profité pour aller mettre un peu de musique, appréciant avoir un fond sonore pour accompagner ces activités au fond si détendu. Il semblerait que son idée était acceptée, au moins par Marius qu’elle entendait déjà siffler. Il devait connaitre ces mélodies, au moins un peu, même si c’était récent. Elle eut un sourire d’ailleurs en l’entendant avant de revenir avec ses invités, s’asseyant à nouveau avec eux, souriante et parfaitement détendue.

-Morve de troll, ce groupe a seulement deux ans de plus que ma fille...

Cette fois ce fut à Soyle de rire. Le parallèle avec Eupraxia était relativement douloureux pour elle aussi. Mais c’était bien plus drôle de voir l’effet sur Marius. La père de famille n’avait pas terminé, sa fille était encore jeune et elle saurait encore lui faire souvent de ces effets. Décidée à enfoncer le clou, après une petite gorgé de sirop de menthe, elle avait répondu sans grande finesse.

-Tu peux choisir de le voir comme ça ou te dire qu’Eupy n’a que deux ans de moins…

Soyle avait reporté son attention sur Amelia qu’elle ne voulait surtout pas exclure de la conversation, ou pas volontairement.

-La fille de Marius a 14 ans, elle est à Poudlard, tu la connais peut-être? Eupraxia Draven, assez grande pour son âge, brune, avec une frange.

Il était possible que les deux ne se soient jamais croisé encore, mais cela ne coûtait pas grand chose de demander. Amelia verrait peut-être un peu mieux de qui ils parlaient, même si c’était surtout pour souligner le grand âge de Marius.

-et je me souviens que ton amie enflammait la scène de mon pub en reprenant leurs premiers succès.

Ah ça, le pub avait connu des grandes heures de beaucoup de jeunes artistes. Bien évidemment elle n’avait pas oublié les débuts de son amie musicienne sur la scène de Marius. Et il n’avait pas tord, elle avait été assez douée pour avoir un gros succès, pas que sur cette scène.

-Comme si ça n’avait été le cas qu’avec des reprises.

Un clin d’oeil à Marius, cela devait être des bons souvenirs pour eux-deux cette période. Le temps passait et les choses changeaient, c’était ainsi et ils semblaient plutôt bien le vivre tous les deux. Là où Soyle avait fauté , c’était sur sa réplique suivante. Une phrase comme elle pouvait en dire régulièrement, sans réelle arrière pensée d’ailleurs, un simple constat, comme elle en avait souvent fait dans sa classe aussi. C’était oublier une part de l’histoire de Marius, une part qu’elle oubliait non pas par manque d’intérêt mais parce qu’il était simplement tellement plus que cette étiquette de cracmol pour elle. Mais la réaction ne s’était pas faite attendre…

-La pureté du sang est l'ultime refuge de l'idiotie, l'idéologie bête et mortifère d'une société qui se sait voué à une disparition inéluctable...

Bon bon bon, là ça devenait un peu moins amusant. La rouquine avait cette sensation d’avoir dit une belle bêtise, et à vrai dire c’était pour elle plus qu’une sensation. Le voyant continuer à montrer ses découpes à Amelia, elle s’était tout de même penché vers la jeune femme pour lui donner quelques précisions expliquant une telle réaction. C’est donc en chuchotant qu’elle l’avait fait.

-Marius est cracmol, et tous le monde n’est pas toujours tendre avec eux.

Cracmol et moldus dans la monde sorcier avaient souvent de bien désagréables réactions. Soyle l’avait constaté avec son père moldu puis avec Marius par la suite. Pour elle cela tenait tellement du détail qu’elle en arrivait à lancer ce genre de phrases sans trop y penser.

-Ils sont tellement idiots qu'ils ne veulent pas se rendre compte que les deux mondes ne sont pas comme les couches d'un irish coffee mais bien comme un cocktail parfait, suffisamment mélangés pour fonctionner en harmonie mais sans qu'aucun alcool ne domine l'autre.

Une belle image pour une telle colère. Ne sachant pas encore comment répondre même si il était certain qu’elle allait trouver et essayer de désamorcer la situation. Encouragée par le sourire retrouvé de Marius. Elle avait donc osé murmurer un commentaire, lançant un regard un peu plus amusé à Amelia.

-Dommage, c’est bon aussi un irish coffee…

Mais Amelia ne semblait pas d’avis de rester simplement passive de la situation. Ce n’était pas dans son caractère de toute façon, Soyle le savait à force. Et elle n’avait pas tardé à l’exprimer.

-Puis-je aider ?

Récupérant quelques pommes de terre, l’ancien professeur les avait fait glisser devant Amelia avec un sourire et un air très volontaire. Amelia allait s’y remettre elle aussi et ils passeraient à autre chose.

-Oui, on appelle ça la corvée de patates ma petite!

Marius était déjà placé de manière à ce qu’elle puisse observer et reproduire, elle devrait s’en sortir sans trop de difficultés là encore, même si elle le faisait cette fois aussi très lentement. Elle en venait à apprécier ne pas s’y coller finalement, les observant avec une certaine satisfaction.

-Bon, et moi chef, j’ai quelque chose à faire? La table est mise, vous avez les plats nécessaires, nous avons tous à boire, un fond sonore agréable, même le gâteau est au frais. En fait j’ai été d’une efficacité redoutable… pour une femme indisponible…

Et toc, ça c’était pour le père Draven et dit avec une fierté un peu abusée mais réelle.
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Marius avait bien conscience d'avoir jeté un froid dans la cuisine avec sa diatribe sur l'idéologie Sang-Pur mais c'était plus fort que lui. Il n'avait pas pu s'en empêcher, sa haine restait intacte à l'égard de ceux qui l'avait abandonné sur un banc en plein hiver et des autres du même acabit qui n'avait eu de cesse de lui rappeler sa condition comme argument pour le remettre à sa place dans une hiérarchie de caste (où il avait moins d'importance qu'un Fléreur ,et guère plus qu'un rat commun). Soyle ne connaissait que cette deuxième partie, Marius s'était bien gardé de lui révéler son nom de famille de naissance pour...pour il ne savait trop quel raison quand il y pensait. Un point étrange et presque schizophrénique comme celui où sa haine persistante d'avoir été rejeté par sa famille se heurtait à l'idée qu'il préférait sa vie actuelle à celle qu'elle aurait pu être s'il avait eu des dons magiques.

- Dommage, c’est bon aussi un irish coffee…

Il darda sur Soyle un regard rieur, posa son couteau et se massa les tempes pour cacher sans trop le vouloir un fou rire. Rien qu'à cet instant, rien que pour sa nièce il préférait sa vie actuelle à celle qu'il aurait pu avoir. Il se calma au bout de quelques instants, but une gorgée de vin pour reprendre son calme et réagit :

- Soyle, tu ne bois même pas d'Irish Coffee, tu détestes le whisky

Soyle aimait l'alcool, à très petites doses qu'elle ne tenait pas très bien...Autant dire que les rares fois où Marius se faisait la dite boisson devant sa nièce, cette dernière mangeait la chantilly trempait ses lèvres une fois, deux fois si elle était d'humeur plus guillerette que d'habitude. Le vieux cracmol vit un geste comme pour dire à Soyle d'arrêter de dire des bêtises et recommença la découpe des patates.

- Puis-je aider ?  Intervint alors Amelia

La petite Bones semblait avoir gagné son épique combat contre les oignons mais y avait laissé des plumes, enfin des larmes pour être plus précis. Marius aimait bien cette gamine, surtout le fait qu'elle semblait avoir soif d'apprendre, soif de vaincre et la tête suffisamment dur pour ne pas renoncer. Dans son école de cuisine et au pub on lui avait appris que la corvée d'oignons c'était pour tester la volonté des petits nouveaux, à l'armée c'était les corvées de patates et depuis qu'il avait repris le pub il avait réuni les deux. D'ailleurs en parlant de corvée de patates, Soyle transforma la pensée de son oncle en une action plus vite que lui :


- Oui, on appelle ça la corvée de patates ma petite!

Marius rit de bon cœur en constatant que la rouquine avait pris les mêmes intonations que son père. « Corvée de patates les gars » était la version usuelle et consacrée d'Aiden aussi bien dans l'armée que dehors quand le tubercule était au menu. Durant toutes ses années à la Légion, Marius en avait épluché des kilos de patates pas tant parce qu'il était de punition que parce qu'il était l'un des seuls à avoir fait cuisinier on estimait qu'il épluchait plus vite, René et Aiden y était par solidarité...et aussi par certaines remarques et attitude parfois malheureuse. Une corvée qu'il avait fini par éviter en devenant sous-officier et encore pas totalement puisqu'au Nord-Vietnam, dans les postes isolées même le sergent se collait aux patates. Marius coupait les pommes en coin de rue vite mais s'assurait qu'Amelia puisse regarder et répondit sans ralentir son geste :

- Amelia, tu sais que quelque chose est ancrée chez quelqu'un quand sa fille reprend les mêmes intonations qu'il a eu pendant des années en prononçant presque la même phrase. Dans l'armée moldue, la corvée de patates c'est la base et avec le père de Soyle on en  a épluché des centaines de kilos. Soyle, je t'ai déjà raconté la fois où ton père s'est retrouvé de corvée de patates pour avoir provoqué une bagarre ? Pruteau, ce cave gentil et bon soldat mais cave, lui avait piqué la photo de ta mère...Disons qu'on l'a aidé à la récupérer..et à éplucher les patates...du coup.

Un court silence s'empara des trois personnes alors que la musique et le bruitsdes couteaux coupant les tubercules emplissait la pièce. Le vieux cracmol se mit à rire tout seul alors qu'il buvait son vin, il s'était projeté quelques années en avant et revoyait le trio au camping en train d'éplucher les patates tout en surveillant le barbecue, Soyle sur les genoux de sa mère en train de lire ou jouant autour d'eux. A croire que la corvée l'avait moins traumatisé pour qu'il la refasse volontairement. Il songea avec étonnement à quel point les choses les plus triviales peuvent être sources de beaucoup de souvenirs. La petite rouquine, devenue grande et enceinte le sortit de son rire :

- Bon, et moi chef, j’ai quelque chose à faire? La table est mise, vous avez les plats nécessaires, nous avons tous à boire, un fond sonore agréable, même le gâteau est au frais. En fait j’ai été d’une efficacité redoutable… pour une femme indisponible…

Marius darda sur elle un regard porteur d'un intense jugement rieur et un sourire franc orna ses lèvres. Il se tourna vers Amelia et répondit avec amusement :

- Tu as vu comment elle se moque de moi ? Moi, un vieil homme qui lui a tout donné ! Je dirais qu'elle se moque de nous alors qu'on fait tout le boulot pour qu'elle soit bien et passe une soirée tranquille, il se tourna à nouveau vers Soyle et avec une solennité volontairement ridicule lui passa son stock de patates et les ustensiles, finis les patates tiens puisque tu fais l'ingrate pendant que je prépare ce qu'il manque pour la sauce.

Marius sortit un beau morceau de jambon de Bayonne, coupa le gras en petit dé qu'il mit à fondre dans une casserole avec les oignons bravement coupés par Amelia, puis coupa le jambon lui-même avec du pain et en donna à tout le monde. Tout en préparant il continua :

- Mais voilà, Soyle tu te plains et accapare la scène et tu m’empêches de faire connaissance avec ta colocataire, décidément tu es incorrigible, il adressa un sourire moqueur à Soyle et un regard à Amelia comme pour lui demander son aide dans son argumentaire, donc Amelia tu fais quoi comme études et où ?

Jusqu'à présent, Amelia était resté plutôt discrète et laissait Marius et Soyle mener la discussion mais il voulait en savoir plus sur celle qui lui rappelait tellement la petite Hoover au même âge.
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Amelia Bones

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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| SANG : Rouge sang


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Le cadavre de son père se réanimant et lui reprochant sa mort
| PATRONUS : Une chouette
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Re: [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) [Appt de Soyle Hoover]Smile what’s the use of crying,you’ll find that life is still worthwhile (Soyle Hoover & Amelia Bones) 129196351Dim 28 Fév 2021 - 20:43

Amelia ne buvait pas beaucoup d'alcool et n'aimait pas beaucoup cela de toute façon. Alors la simple évocation de whisky lui tira une grimace discrète qu'elle espérait passerait inaperçu. Elle estima qu'il valait mieux se pencher sur ce qu'ils appelaient la "corvée des patates". Aucun de ses deux parents n'avait employé une telle expression. Elle écouta toute l'explication de Marius à ce sujet. Il lui fallut se concentrer pour en saisir tous les sens. Dorénavant, elle saurait comment Soyle avait connu cet homme. Une vieille amitié liait Marius et le père de sa bienfaitrice. Elle comprit sans trop de problème qu'elle avait à faire un soldat, un militaire, un marin. Bien trop polie pour poser la question, elle évita soigneusement de demander quelle(s) guerre(s) il avait pu faire. Deviner son âge serait tout aussi discourtois. Alors elle se contenta d'un hochement de tête et d'observer les gestes. Ce qui ne la changeait pas énormément depuis le début de la soirée. Elle se faisait discrète pour diverses raisons qui ne regardaient qu'elle, mais qu'on pouvait aisément pressentir lorsqu'on connaissait son passé. Elle ne chercha pas à briser le silence qui s'installa ensuite. A vrai dire, elle le trouvait réconfortant et fortement appréciable. Elle écoutait d'une oreille assez peu attentive le bruit de fond que Soyle avait instauré. Elle se concentrait sur ces pommes de terre et essayait d'exécuter le même mouvement de la meilleure manière possible. Il y avait d'autres sons qui venaient ponctuer ce calme très agréable auxquels elle s'accoutumait sans trop de problème. Elle ressentait une forme de familiarité au sein de cet étrange foyer. Pourquoi essayer de changer cela ?

Cependant, Soyle trouva apparemment cohérent de reprendre la parole qui expliqua sur le ton de la plaisanterie avoir été diablement efficace pour une personne indisposée. “Je crois que cela mérite une petite vengeance. ” Dit-elle d'un ton qu'elle voulait amusé. Cette scène ne la faisait pas particulièrement rire, mais elle l'attendrissait. Et comme s'il avait fait attention à ce qu'elle venait de dire, Marius offrit à Soyle une nouvelle mission : finir la corvée des patates avec elle. Pourquoi pas après tout ? Il n'en restait pas tant que ça et elle commençait à avoir le coup de main... du moins lui semblait-il. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé du jambon de Bayonne ? Elle observa les petits dés de gras fondre dans la poêle. Elle revint à la réalité quand Marius lança une énième pique à Soyle. Ils avaient une relation tout à fait particulière, mais elle ne saurait dire si c'était vraiment celle d'un père et d'une fille. Le sien ne lui avait jamais lancé autant de perches. Ils se tiraient gentiment dans les pattes et c'était presque sympathique à entendre vraiment.

Ce qu'elle étudiait ? Elle aurait pensé que Soyle lui en avait parlé. Elle eut d'ailleurs un instant d'hésitation à cette question. “J'étudie le droit magique à l'école supérieure de magie. ” L'informa-t-elle. Elle ne se sentait pas particulièrement fière de cette information. Pas pour le moment. Mais cela l'aidait à mettre quelque chose d'autre dans sa tête que les souvenirs du cadavre de son père et la manière plus que violente dont elle l'avait trouvé. “Je compte entrer au magenmagot et je souhaiterais aussi changer certaines lois. Mais cela implique de prendre la tête du département de la justice magique. ” Elle n'avait pas renoncé à cette idée. Elle voulait arrêter l'asservissement des elfes de maison, abolir certains privilèges. Elle était parfaitement consciente que certains sangs purs, et des hommes aussi lui mettraient des bâtons dans les roues. Mais c'était bien tout ce qu'elle avait pour l'instant. Un avenir professionnel tout tracé. Peut-être même que d'ici quelques décennies, on la jugera digne du poste de ministre de la magie... si elle se battait correctement, si elle traitait les gens de la bonne manière, si elle s'améliorait, si elle devenait meilleure, si elle évitait de faire les mêmes erreurs... “Je crois que je peux le faire. En tout cas, je vais essayer d'y parvenir. ” Ses parents n'étaient plus là pour l'encourager et la guider, mais ses ambitions restaient intactes, renforcées par le sentiment de culpabilité et d'injustice qu'elle ressentait... C'était tout ce qu'elle avait pour l'instant, pour se raccrocher et continuer à avancer.
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Soyle Hoover

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Face à une situation qui pouvait peser sur la petite assemblée improbable, Soyle avait comme souvent misé sur un humour presque ingénu. Elle avait voulu tenir ce soir-là un petit dîner, un rassemblement, comme il lui arrivait assez régulièrement d’en avoir. Elle avait supposé que cela pourrait faire du bien à Amelia en ce moment. Et dans l’ensemble cela avait plutôt l’air de fonctionner. Jusqu’à ce que la rouquine ne fasse une remarque malheureuse. Cela pouvait arriver, un sans faute était rarement atteignable. Soyle avait donc tenté une nouvelle  touche d’humour, sachant très bien que Marius comme Amelia sauraient quoi en faire. Marius fut d’ailleurs le premier à réagir, semblant presque épuisé de ses tentatives si ridicules. Mais amusé tout de même, il ne pouvait pas le nier.

-Soyle, tu ne bois même pas d'Irish Coffee, tu détestes le whisky

Ce fut à la rouquine de s’amuser de sa réponse. Il est vrai qu’elle ne buvait jamais totalement cette boisson, n’en commandant d’ailleurs jamais elle-même surtout seule.

-Alors… je ne déteste pas le whisky, pas tous… je ne le supporte pas très bien. Par contre je supporte parfaitement ta chantilly.

Petit ou grande Soyle avait toujours été assez gourmande. Marius faisait partie de ceux qui le savaient très bien. Et il faisait réellement une chantilly à tomber. C’était donc une intervention à but humoristique pas  uniquement. Lorsque la jeune Amelia avait demandé si elle pouvait faire quelque chose, la belle rousse avait proposé à sa façon une nouvelle activité. Sa façon de le proposer semblait amuser Marius. Et la directrice de crèche n’avait absolument aucun mal à savoir pourquoi. Cette expression, elle la tenait de son père. Et son père, il la tenait exactement du même endroit que Marius. Elle savait donc bien que le vieux cracmol faisait là un lien entre la rouquine et son ancien camarade militaire.Ce qui était normal. Elle-même pensait largement à Aiden Hoover en disant ces mots.

-Amelia, tu sais que quelque chose est ancrée chez quelqu'un quand sa fille reprend les mêmes intonations qu'il a eu pendant des années en prononçant presque la même phrase. Dans l'armée moldue, la corvée de patates c'est la base et avec le père de Soyle on en  a épluché des centaines de kilos. Soyle, je t'ai déjà raconté la fois où ton père s'est retrouvé de corvée de patates pour avoir provoqué une bagarre ? Pruteau, ce cave gentil et bon soldat mais cave, lui avait piqué la photo de ta mère...Disons qu'on l'a aidé à la récupérer..et à éplucher les patates...du coup.

Cette histoire en particulier Soyle ne la connaissait effectivement pas. Elle avait de quoi l’amuser pourtant. La future mère imaginait sans le moindre mal son père se mettre dans tous ses états si un “camarade” lui avait pris la seule image en sa possession de celle qui deviendrait plus tard son épouse. Et ce que Marius ne précisait pas mais qu’elle supposait sans mal, c’est que la dite récupération ne s’était pas faite dans le dialogue calme et posé. Elle rit donc un peu avant de décider d’apporter quelques précision à Amelia.

-Marius et mon père étaient dans une armée un peu particulière en France, la Légion étrangère. On y trouve des gens qui viennent de partout dans le monde ou presque. A cette époque ma mère était encore en Pologne, c’était une petite histoire plus épistolaire qu’autre chose. J’imagine donc qu’il n’était pas ravi qu’on lui prenne cette photographie, effectivement.


Il y eut un silence par la suite. Mais pas de ces lourds et pesants silences. Non, ils étaient simplement pensifs, Soyle souriait même assez largement, reprenant une gorgé de son sirop de menthe. Il y avait de nombreux doux souvenirs entre elle et cet homme qui s’affairait pour leur préparer un bon repas. Ce fut une fois elle qui avait brisé ce silence. Elle s’estimait relativement efficace mais assez peu sollicitée, ce qui n’était pas forcément dans ses habitudes.

-Tu as vu comment elle se moque de moi ? Moi, un vieil homme qui lui a tout donné ! Je dirais qu'elle se moque de nous alors qu'on fait tout le boulot pour qu'elle soit bien et passe une soirée tranquille

Bien entendu il se moquait, c’était le ton général. Elle le laissait bien volontiers plaisanter avec Amelia, même si c’était à ses dépends. Soyle n’était pas difficile à vivre et vivait bien l’autodérision. La petite surprise pourtant fut la réponse d’Amelia.

-Je crois que cela mérite une petite vengeance.

Soyle, bien que souriante, avait posé sur la jeune blonde un regard plein de surprise avant d’avoir un éclat de rire.

-Une vengeance? Vraiment? Et moi qui te pensais mon alliée, je suis outrée.

Elle prenait ainsi le même ton avec Amelia que Marius plus tôt, l’incluant complètement dans leur petit jeu. Quand à Marius, il lui faisait déjà passer tout le matériel nécessaire pour la mettre à contribution.

-finis les patates tiens puisque tu fais l'ingrate pendant que je prépare ce qu'il manque pour la sauce.

Poursuivant dans son rire précédent, Soyle avait installé devant elle toutes ces petites choses, prête à prendre sa part de pommes de terres, habituée à l’exercice. Cela ne lui posait pas le moindre souci, sans doute même l’inverse. Par contre elle se garderait de le dire.

-Trahis par mon ancienne élève et malmenée par celui qui pourrait être mon oncle, si c’est pas malheureux cette affaire. J’espère que vous n’êtes pas fiers de vous, vraiment.


Aucune chance qu’on la prenne au sérieux. Son sourire qui se changeait presque en rire l’empêcherait. Occupée sur ses pommes de terres, elle n’avait pas manqué de remarquer le jambon et le pain qui lui étaient destinés. Chacun sa petite part, comme toujours avec Marius. Entre deux tubercules elle avait donc croqué dans les deux éléments, poussant un petit soupir de contentement en mastiquant.

-Mais voilà, Soyle tu te plains et accapare la scène et tu m’empêches de faire connaissance avec ta colocataire, décidément tu es incorrigible,  donc Amelia tu fais quoi comme études et où ?

La rouquine visiblement seule face à tous s’était résigné, adressant de petits yeux plissés et suspicieux à son oncle de coeur. Amelia n’aurait pas été là elle aurait sans doute montré un petit bout de langue. Mais il ne fallait sans doute pas abuser non plus. Et puis il était temps de laisser la place à Amelia de toute façon. La jeune femme avait de beaux projets, des projets dans lesquels sa logeuse tentait de l’encourager au mieux. Soyle lui laissait donc le loisir d’en parler à Marius sans qu’elle n’intervienne.

-J'étudie le droit magique à l'école supérieure de magie. Je compte entrer au magenmagot et je souhaiterais aussi changer certaines lois. Mais cela implique de prendre la tête du département de la justice magique.

C’était un sourire assez attendri et peut-être même un peu fier qui trônait sur les lèvres de la jeune Hoover alors qu’elle restait concentrée sur ses épluchures. Amelia était une jeune femme ambitieuse, dans le bon sens du terme. Et elle était ravie de la voir penser ces projets et se lancer dedans avec sérieux et motivation. Après les épreuves qu’elle avait connu, Soyle savait que ce n’était pas si simple. Rapidement, les pommes de terres furent épluchées et coupées, laissant l’occasion à la rouquine de profiter d’un nouveau morceau de jambon et de pain. Décidément délicieux. Elle s’était ensuite essuyé les mains sur le torchon, proposant bientôt le tissu à sa partenaire éplucheuse qui en aurait sans doute besoin également.

-Je crois que je peux le faire. En tout cas, je vais essayer d'y parvenir.

Amelia avait de la volonté. Elle travaillait généralement avec sérieux et pour avoir discuté avec elle bien avant qu’elles ne soient sous le même toit Soyle la pensait effectivement capable de mener à bien ce grand projet. Face à son doute, il était sans doute mieux de lui indiquer.

-Je suis sûre que tu pourras le faire. Si tu peux maintenant un bon niveau de travail tu en es tout à fait capable.

D’une voix douce elle lui répétait là un discours qu’elle lui avait déjà tenu plusieurs mois avant. Mais un petit rappel ne faisait pas de mal. La future mère s’était doucement relevé, regroupant leur joli travail de découpe de pommes de terres dans un saladier, allant directement jeter ce qui relevait du déchet.

-Marius tu veux que je m’occupe d’une première cuisson?

Les fritures, il fallait faire en plusieurs fois, Soyle l’avait bien compris depuis un moment. Et elle était parfaitement capable de s’occuper de cette étape. Sauf si son oncle ne décidait que là encore ce n’était pas le travail de la femme enceinte qu’elle était. A choisir et même si elle était une bien grande fille, elle préférait que ce ne soit pas Amelia qui s’en charge. L’huile chaude c’était délicat. C’était là un énième réflexe sans doute bien trop protecteur de la rouquine, même si Amelia n’avait clairement plus 11 ans.

-Vous pourrez continuer à discuter comme ça, je n’accaparerai pas la scène.

Soyle adressa un clin d’oeil amusé à Amelia, la pensant maintenant capable de participer à toute cette mise en scène.
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