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[FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE]

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MessageSujet: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Mer 6 Jan 2021 - 14:50

Dix-sept décembre 1976.
Une semaine pile avant l’effervescence de la fête de Yule, cette dernière étant sur toutes les lèvres de ses camarades féminines de Serpentard. A savoir quel cavalier inviter et quel cavalier allait sauter le pas. Comment se vêtir pour cette soirée et tout ce qui pouvait éventuellement passer par la tête de ces jeunes demoiselles en devenir. Or, Meredith Hawthorne était loin de toutes ces considérations, évoluant alors dans sa dernière année scolaire au sein de Poudlard. Y voyant un intérêt croissant pour les études, ce qui aurait pu la conduire parmi les Serdaigle, mais l’ambition manifeste dont elle pouvait faire preuve au demeurant, l’avait tout simplement conduite à arborer pendant sept longues années les couleurs vert et argent, propres à son illustre blason.

Assise à l’autre bout de la grande table de ses camarades, la demi-Vélane, avait le nez plongé dans l’un des derniers ouvrages mis en vente chez Fleury & Bott, cadeau d’anniversaire de sa grand-mère maternelle, Fiona de Vermandois qui connaissait les goûts prononcés de sa petite fille pour des ouvrages mettant en scène des héroïnes sorcières des siècles passés. Son velouté à la citrouille refroidissait gaiement dans l’assiette creuse, mais elle n’y faisait nul cas. Bien trop absorbée, à découvrir les aventures de la jeune femme et sorcière de surcroît qui arpentait de nouveaux continents. Au fur et à mesure de sa lecture, elle comprenait que ses camarades de maisonnée quittaient la table, mais elle n’en avait que faire. Car, elle était habituée aux regards insistants sur sa plastique depuis sa toute première année. Si au départ, elle s’en était formalisée, elle n’y accordait désormais qu’une importance somme toute relative. Terminant à la hâte son paragraphe, elle ferma d’un coup sec l’ouvrage et fit de même avec sa dernière cuillerée de soupe, dont elle ne se rendit pas compte en se levant prestement qu’une petite marque orangée avait échoué sur son chemisier. En plus de sa cravate rayée.

Prenant son sac, elle le mit sur son épaule gauche, sans pour autant jeter une œillade aux personnes encore présentes dans la Grande Salle. La démarche fière et altière, elle arpentait les couloirs, son livre contre sa poitrine. Sachant pertinemment et ce, sans nulle surprise où ses talons la conduiraient. La Bibliothèque de Poudlard, cette dernière devait être vide à cette heure avancée de la soirée et la susceptibilité de rencontrer une quelconque personne, ne devait pas excéder une Mornille. L’ambiance était feutrée et tamisée, lorsqu’elle pénétra à l’intérieur et comme elle l’avait pensé quelques instants plus tôt : elle était bien seule et ça l’arrangeait. Totalement. Le regard vif couleur absinthe, vit une place parfaite. A la fois éloignée de l’entrée de la Bibliothèque mais idéale pour surveiller, si par le plus grand des malheurs, quelqu’un ou quelqu’une apparaissait. Déposant son sac et ses affaires sur la table en bois vieillie par les âges, elle se redressa lentement et partit en quête de quelques écrits liés aux études. Et, notamment au futur cursus qu’elle allait poursuivre dès sa sortie de Poudlard.

Silencieuse, elle touchait chaque couverture avec déférence, un large sourire présent sur les lèvres charnues ourlées de rouge. Allant de pair avec les ongles manucurés de la même couleur. Pour une fois, elle n’était pas raccord avec les couleurs de sa Maison. Un petit rire était apparu sur ses labiales, dès lors qu’elle avait mis la main sur le Graal. Ne prenant pas le temps de venir se rasseoir à sa place nouvellement trouvée quelques instants auparavant, elle le feuilletait. Debout. Sans faire attention au bruit ténu qui venait d’apparaitre dans son dos.


Dernière édition par Meredith Hawthorne le Mer 28 Avr 2021 - 15:45, édité 1 fois
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Zéphyr Bloom

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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Mer 6 Jan 2021 - 18:16

Pour s’améliorer aux échecs, il fallait jouer contre un adversaire à sa hauteur. Pour cette très bonne et simple raison, Zéphyr disputait donc actuellement un match contre lui-même, essayant d’oublier les bavardages de ses camarades qui revenaient tous petit à petit de la Grande Salle où ils avaient mangé. Lui y était passé au tout début, croqué deux bouts de fromage et une pomme, et retour à la Salle Commune des Aigles. Et sans être le plus asocial au monde, Zéphyr aimait avoir ses moments de tranquillité et ce soir, clairement, voilà ce à quoi il aspirait. Evidemment, il ne fallut pas bien longtemps pour qu’un 6e année, Rufus, prenne place en face de lui pour un joli concours de qui a le plus gros cerveau, interrompant sa partie solitaire. L’agaçement était déjà haut chez le jeune Zéphyr, mais l’assurance de son adversaire et sa petite troupe de fans derrière ne fit que l’énerver plus encore. Il le battit en 22 coups, sans avoir à faire trop d’efforts, et délaissa sa table sans pouvoir s’empêcher une remarque, évidemment. « Je te laisse la place. Tu as plus besoin d’entraînement que moi. » C’était une provocation, certes, mais aussi un fait, qu’on se le dise. Il entendit le troupeau pester alors qu’il montait 4 à 4 les marches qui le conduisaient à son dortoir.

Arrivé sous les tentures bleutées, Zéphyr s’arrêta tout à coup. Il y avait des bruits, et pas le genre de bruits que faisaient ses camarades quand ils mangeaient des bonbons piégés et autres bêtises de garçons. C’était des bruits… organiques, et pas très ragoûtants. Zéphyr devina, et zieuta quand même pour vérifier que sa chambre était inaccessible pour la soirée. Hélas ! Stephen, qui avait pris des centimètres pendant le mois d’août, était sur son lit à lui - Zéphyr ! - en train d’échanger sa salive avec une autre aiglonne. Ewwww… Pas question de dormir dans ces draps-là, et puis quoi encore ! Stephen ouvrit les yeux, sûrement qu’il l’avait entendu, et lui fit signe de dégager sans décoller sa bouche de celle de la fille. Mais… Mais… Résigné, Zéphyr redescendit les marches d’un pas traînant et aperçut Rufus le nez penché sur l’échiquier, rejouant apparemment leur partie, ce qui le fit indécemment sourire.

Finalement, ses pieds trouvèrent le chemin de la bibliothèque, sans même qu’il n’y réfléchisse. Clairement, s’il voulait être tranquille, c’était l’endroit rêvé, surtout à une heure pareille. Personne, non personne, ne viendrait l’ennuyer là-bas après l’heure du repas. Un silence de cathédrale, une pièce entièrement vide, pas de socialisation forcée, pas de bruits de bisous écoeurants. Comme toujours, la bibliothèque était son sanctuaire. Poussant la porte avec délicatesse, comme il faisait toujours, Zéphyr entra sans un bruit, respectant le lieu plus qu’il ne respectait ses petits camarades. La bibliothécaire lui fit un signe de tête gentil, qu’il lui rendit en se dirigeant vers le fond de la salle pour être encore plus au calme, et loin de toute forme de vie humaine. Sa misanthropie ne faisait de mal à personne, pas vrai ?

Mais une silhouette attira son attention, ce qui pendant une seconde le tendit fortement. Et puis, il reconnut la cascade de cheveux blonds et ses épaules se décontractèrent tandis qu’il attrapait d’un air distrait le premier livre qui passait. 1001 idées reçues sur les moldus. Vu l’épaisseur du bouquin, il devait vraiment y en avoir ce chiffre exact, se fit-il la remarque, avant de pencher la tête pour sonder la jeune fille deux mètres plus loin, qui lisait debout. « Laisse-moi deviner… Arresto momentum : les plus belles arrestations de mages noirs de l’histoire» Il avait reconnu la reliure, parce qu’il l’avait lu quelques semaines plus tôt. Non vraiment, il passait trop de temps ici. « Prends celui à droite. Bien mieux écrit et documenté. Ca devrait te plaire. » lui conseilla-t’il en s’asseyant à la table où elle avait posé ses affaire, en diagonale de sa place à elle. À l’abri du regard de la gardienne des lieux, Zéphyr posa ses fesses sur le banc, et ses pieds en hauteur sur la table. Pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, il lisait toujours dans des positions improbables, et inconfortables aux yeux de bien des mortels. « Comment ça va Meri ? » lui demanda-t’il en ouvrant distraitement son livre. Il n’avait envie de voir personne, mais Meredith, ça n’était pas pareil. Elle faisait presque autant partie du lieu que lui, alors… Ca aurait presque été étonnant qu’il ne la trouve pas ici.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Mer 6 Jan 2021 - 21:08

Elle faisait fi de l’air ambiant et de ces quelques bruits parasites.
Toujours debout et le nez dans l’immense ouvrage, qui pesait bien évidemment son poids, Meredith Hawthorne disparaissait littéralement pour autrui. La demi-Vélane avait l’habitude de cette solitude qu’elle s’était elle-même imposée, accentuée là aussi, par son choix futur de carrière. Choix, qui n’était pas au goût de ses camarades Serpentard. Or, habituée à une rébellion constante, la jolie blonde n’avait que faire des avis de ces personnes qu’elle considérait à peine comme des accointances. Brillant par des notes somme toute excellentes dans toutes les matières, à par le Vol, elle augmentait cette jalousie, qu’elle observait déjà chez ses pairs. Si au tout début, cela avait été délicat à gérer, maintenant elle ne prenait plus rien en compte. Rester seule entourée de livres à dévorer et de plumes à contempler était le plus doux des paradis.

Néanmoins, le salut fut de courte durée, car elle sentit une présence dans son dos. Meredith ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin. Car, celui qui l’avait rejointe et dont elle avait reconnu la voix était un habitué des lieux. Autant qu’elle, du moins. Un jeune homme qui était de trois années son cadet et qui devait connaître tous les titres des ouvrages présents dans la Bibliothèque. Et, qui, elle en était certaine, les avait tous lus au moins une fois chacun. Si ce n’est plus. Zéphyr Bloom, un Serdaigle qui préférait la compagnie de ses amis de papiers, plutôt que ceux qui étaient réels. C’était du moins l’avis que Meredith s’était fait en le côtoyant quelques fois entre ces murs. Et surtout, ce qui pouvait jouer en sa faveur, c’était qu’il n’avait pas un regard concupiscent ou libidineux en la détaillant. Il restait détaché et lui-même, en toutes circonstances. Malgré qu’elle fût diaboliquement belle. Et pour cette simple considération à son égard, la demi-Vélane le remerciait. Silencieusement.

- Exactement. Avait-elle dit en affichant un petit sourire, tout en hochant la tête à la suite de son discours. Autant lui accorder sa confiance. Monsieur Bloom, maîtrisait son sujet. Si tu le dis. Avait-elle conclu sur le même ton, tout en s’emparant de l’ouvrage mentionné.

Le suivant de son regard absinthe, elle le vit s’asseoir naturellement à sa table. Bien que le terme « naturel » au vu de l’assise du jeune homme n’était pas la première chose à penser. Il venait de poser son séant sur le banc et offrir ses pieds sur le bois vieilli. Fronçant les sourcils, la jeune femme blonde lui faisait des grands yeux et un signe de la main pour qu’il en vienne à retirer ses pieds. Fort heureusement pour lui, il n’était pas dans l’angle de vision du préposé à la surveillance de la Bibliothèque. Après tout, elle avait de nombreuses fois croisé, quand il était dans des positions improbables, bercé par sa lecture. Haussant les épaules, elle se dit qu’il était ainsi et c’était peut-être ce qui faisait son charme ? Ça, elle ne pouvait le certifier. Tout ce dont elle pouvait être certaine en revanche, c’était qu’il était « gentil ». Avec elle. Et ça, ça lui importait. Énormément.

Elle lui laissait même l’avantage de ce surnom : Meri. Même si la toute première fois, elle avait tiqué, elle s’était vite rendu compte que c’était sans arrière-pensées. Et, elle avait accepté la chose. Tout simplement. S’approchant avec toujours cette ombre de sourire présente sur les lèvres rouges, elle prit place en face de lui, lui faisant descendre son livre, afin de la regarder.

- On regarde les gens dans les yeux quand on leur parle, Éole. S’était-elle exprimé avec un léger rire, faisant exprès d’insister sur le surnom qu’elle lui avait donné. Pour te répondre, je vais bien. Et, je me prépare doucement mais sûrement à la fin de ma dernière année à Poudlard. La filière que j’ai choisi pour la suite est reconnue comme étant élitiste.

Une petite pause alors qu’elle était en train d’ouvrir l’énorme livre conseillé par Zéphyr lui-même.

- Et toi ? Tu vas bien ? Des ouvrages intéressants et nouveaux à me conseiller ? Elle avait dit cela sur le ton de la plaisanterie mais elle savait que dès qu’elle embrayait Éole sur le sujet des essais littéraires en tout genre, il était intarissable.

Ce qui n’était pas pour déplaire à Meredith Hawthorne.
Bien au contraire.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Jeu 7 Jan 2021 - 21:09

Exactement. Le fait qu’elle lui confirme qu’il avait eu raison était inutile, mais déclencha quand même un léger sourire insolent chez le Serdaigle. L’exactitude était son credo, et Zéphyr n’appréciait rien de plus que d’avoir raison. Jamais il n’aurait dit ça s’il n’avait pas été absolument certain de son coup, c’était comme ça. Tout comme il connaissait le titre du livre qui était sur le droite rien qu’en voyant, dans la pénombre, la particularité de sa tranche. La mémoire visuelle du jeune homme était assez extraordinaire, et très pratique pour retenir presque tout ce qu’il lisait sans avoir à trop réviser. Ça énervait pas mal les gens d’ailleurs, son frère en premier lieu qui avait pas mal souffert de la comparaison avec son cadet et ses notes proches de la perfection. Mais Achille avait d’autres points forts, paraissait-il. Et tant mieux pour lui. Se comparer, c’était pour ceux qui avaient besoin de se rassurer et clairement, l’ego du jeune Bloom n’avait pas besoin de ça.

Alors qu’il était dans une posture absolument parfaite, de travers, le bouquin posé sur la tranche sur la table de lecture, pieds en l’air comme si cela facilitait la circulation de l’information dans ses veines, Zéphyr remarqua bien du coin de l’oeil le geste de Meredith, qui semblait considérer ça comme un affront. Soupirant sans s’en rendre compte, il retira juste ses chaussures d’une main distraite, l’autre fermement accrochée à la reliure de son livre que ses yeux avaient à nouveau rejoint. Les bottes posées au sol, il reprit sa position comme si c’était là la chose la plus naturelle au monde. Fait amusant, il avait une chaussette verte et une bleue, parce Zéphyr et le style, ça n’était pas trop ça. Sans doute s’était-il encore habillé avec un bouquin à la main, et avait pris les deux premières chaussettes qui passaient.

Alors qu’il s’apprêtait à écouter la réponse de Meri -  il l’appelait comme ça depuis longtemps, parce que ça allait plus vite que Me-re-dith et que c’était plus pratique - le voilà qui fut forcé à délaisser ses pages pour la regarder. Elle avait un sourire, prolongement de son rire, qui auraient fait s’évanouir beaucoup de garçons mais Zéphyr, lui, resta insensible. Elle aussi y alla de son petit surnom, qui en fait n’était pas tout à fait adapté parce que Zéphyr et Éole étaient, techniquement, deux divinités différentes, mais passer du petit vent de l’Ouest au régisseur des souffles de la Terre, ça lui allait. Sa petite remontrance lui passa au-dessus et il la regarda effectivement dans les yeux, parce qu’après tout, que regarder d’autre ? Pur, doux, naïf Zéphyr…

Après le petit aparté sur la bienséance, Meri aborda un sujet qui froissait souvent le gamin aux cheveux bien indisciplinés. Elle ne pouvait pas savoir, alors il ne dit rien, mais Zéphyr était paniqué à l’idée de ne jamais trouver sa vocation. Déjà si jeune, oui, mais que voulez-vous : quand on était doué comme ça, les adultes croyaient souvent qu’on avait quelques années de plus. Mais non, Zéphyr venait tout juste d’avoir 15 ans, était à peine à la moitié de sa scolarité que déjà, on lui demandait de choisir son métier. Et sincèrement, il n’en savait rien. Mais alors, rien. Curieux de tout, choisir était pour lui un renoncement, et il n’en avait clairement pas envie. Il voulait tout savoir, tout connaître. Être payé pour lire, ça serait parfait, mais ça n’existait pas. « Mais qui me tiendra compagnie les soirs d’hiver quand tu seras partie ? » lança-t’il en souriant en coin, faisant dériver la conversation pour éviter d’avoir à parler de l’après-Poudlard en temps que tel. Du moins, pas le sien.

Lorsqu’elle ouvrit son bouquin, Zéphyr eut tout le loisir de replonger dans le sien, ne songeant même pas qu’elle allait lui retourner la question. Perdu dans ses propres pensées, souvent, il oubliait comment marchait une conversation. « Ça va… » éluda-t’il pour continuer à lire, avant qu’elle ne lui lance un challenge intéressant. Fermant son livre, il fit mine de réfléchir alors que, bon… C’était parfaitement inutile, entendons-nous. Zéphyr se pencha alors en arrière, ouvrit les yeux pour vérifier que la bibliothécaire regardait ailleurs, et sortit sa baguette pour lancer un Accio sur un ouvrage qui était un peu plus haut sur l’étagère en face, quelques mètres derrière Meredith. Le petit bouquin à la reliure noire atterrit si parfaitement dans sa main qu’on aurait pu croire qu’il avait fait ça toute sa vie. En réalité, il avait fait ça toute sa vie depuis qu’il maîtrisait ce sortilège. Déposant le livre sur le bouquin que lisait Meredith, il lui laissa le temps de lire la couverture - L’Audace de Celles - histoire de nos sorcières émérites - avant d’ajouter son petit commentaire. « Tu vois, toutes ces sorcières qu'on collectionne sur les Cartes Chocogrenouille sans pour autant savoir ce qu'elles font là ? Et bien maintenant, je sais, et toi aussi bientôt.» Il lança un regard entendu à la Serpentard avant de retourner à sa lecture. « Qui sait, peut-être qu’un jour, ton nom sera dans le tome II. »
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Sam 9 Jan 2021 - 17:25

Ce petit sourire arrogant.
Chez le Serdaigle, il était monnaie courante et Meredith ne le connaissait que trop bien. Pour l’avoir aperçu quelquefois, alors que pourtant, ils n’ont jamais été en cours ensemble. Elle savait pertinemment, l’égo qui gonflait dans l’esprit de Zéphyr Bloom quand ce dernier avait raison. Et, c’était d’ailleurs pour cela, qu’elle avait opté pour le surnommer Éole, s’accordant merveilleusement bien avec la prestance non moins pétrie de fierté que pouvait avoir le Bleu et Bronze. Qui dans une position totalement improbable avait fait en sorte d’énerver un tant soit peu Meredith Hawthorne et ses manières policées. Avec un soupir à fendre l’âme, le Serdaigle avait obtempéré et fait en sorte de retirer ses chaussures de la table vieillie qu’il fallait respecter. Toujours avec une main vissée sur le livre. La demi-Vélane, ne l’avait jamais aperçu sans un ouvrage dans les mains, la chose étant quasiment impossible et impensable.

En revanche, au niveau de la mode et de ce qu’elle implique, le petit Aigle pouvait repasser. La symbiose au niveau de ses chaussettes, n’était pas parfaite mais ça lui donnait un certain charme et une certaine originalité. A l’image de la pose qu’il offrait toujours au regard absinthe de la Serpentard, qui était partie dans un rire cristallin. Cela avait toujours déstabilisé la jeune femme, car il suffisait qu’elle en vienne à ne serait-ce que poser un regard sur un individu masculin pour que celui-ci s’enflamme. Mais, avec Zéphyr Bloom, c’était tout autre et c’était plus que plaisant. Néanmoins, il soutint son regard et ne fit pas une objection quant au surnom évoqué. Il valait mieux ne pas la contredire.

Il lui avait demandé comment elle pouvait aller. Alors elle avait été franche et honnête, lui ayant parlé de son projet d’avenir. Celui à l’EMS, dans cette carrière somme toute sélective mais qui était parfaite pour elle. Ouvrant son livre distraitement, elle contemplait certaines pages, et elle avait eu raison de faire confiance à son interlocuteur. Il ne lui avait pas menti. Les écrits étaient impeccables et bien plus intéressants que ceux, qu’elle avait parcourus avant qu’il ne daigne lui faire l’honneur de sa présence en ces lieux. A l’interrogation de comment pouvait se porter Éole en ce jour, ce dernier éluda la question et la remplaça par une autre. A destination de la jolie blonde, qui fut touchée. Un court instant. Le sourire en coin qui respirait la malice, était décidément en trop.

- Abruti. Avait-elle rétorqué avec ce même sourire. Une couverture de livre attrayante qui va apparaître sous ton regard acéré et je serais bien vite oubliée.

Cela était certain. Dès que Zéphyr Bloom aura un autre atlas ou écrit, à dévorer, la demi-Vélane sera partie bien loin. Elle avait envie de lui demander, s’ils resteraient en contact, s’il voudrait la revoir après Poudlard. Parce qu’elle restait attachée à cette « relation » où il ne la jugeait pas sur ce physique bien trop avantageux qu’elle pouvait avoir. Mais, elle se garda de le faire, continuant d’arpenter le livre qu’il lui avait conseillé et dont elle s’appliquerait à l’étudier, consciencieusement dans son dortoir ou sa Salle Commune. Seule.

- C’est un petit ça va, ça. Ne put-elle s’empêcher de rétorquer, mais elle n’eut pas le temps d’argumenter sur ses positions, attendant la réponse à son questionnement précédent.

Surprise, elle le vit se pencher en arrière, tout en vérifiant en amont si la bibliothécaire ne les observait pas et fit un geste qui sembla coutumier à la jeune femme. Du moins, elle pensait à juste titre que ce n’était pas la première fois qu’il utilisait ce sortilège. Et, ce ne serait sûrement pas la dernière. La demi-Vélane vit apparaitre un ouvrage qu’elle n’avait alors jamais remarqué mais qui remplaça rapidement, celui qu’elle était en train de feuilleter. Il se superposa à l’autre, et semblait de ce fait, bien plus intéressant. Quand elle en découvrit le titre mais surtout, la teneur.

- Merci, cela me semble parfait. Dit-elle avec un large sourire aux lèvres, constatant qu’il n’avait pas menti. Sa tête blonde penchée sur l’énorme abécédaire, elle venait tout juste d’en lire la Préface, quand Zéphyr l’interrompit.

Avec quelque chose d’important.
Qui anima dans le regard absinthe une lueur de fierté conséquente.
Évidemment, qu’elle serait dans le tome II, il ne pouvait en être autrement.

- Tu liras mes exploits. Je peux te le certifier ! S’exclamait-elle en se penchant vers lui, pour faire s’entrechoquer son poing fermé doucement, contre la couverture du livre que tenait Zéphyr Bloom. Tu sais qui tu vas inviter au bal de Yule ?

C’était par simple curiosité. Elle, elle serait retournée en France à ce moment-là, dans la demeure des Vermandois.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Dim 31 Jan 2021 - 22:52

L’insulte lui fit lever un sourcil, sans pour autant lui faire décrocher les yeux de ses pages parcheminées. C’était qu’il avait l’habitude qu’on le juge sur son attitude que beaucoup trouvait arrogante. Mais ça n’était pas dans les habitudes de Meri de le traiter de la sorte. Non pas que ça le touche, en réalité, parce qu’il savait bien qu’une fois sortie de l'enceinte de ces murs de brique, Meredith l’oublierait aussi vite que lui. Tant de gens pensaient que la distance n’était jamais un obstacle aux relations. Tant de livres vantaient eux aussi la force des écrits épistolaires. Mais c’était une bêtise et sans l’avoir expérimenté, Zéphyr le savait parfaitement. Il n’y avait qu’à voir le peu d’assiduité qu’il avait à écrire à sa propre famille quand il était à Poudlard, là où certains ne pouvaient s’empêcher de prendre la plume toutes les semaines pour raconter leurs aventures scolaires insipides. Alors oui, elle avait raison. Mais plutôt être privé de lecture pendant un mois que de l’admettre ! « Je n’ai jamais jugé un livre à sa couverture, enfin… » rebondit-il plutôt que de continuer sur un registre sentimental. Même si sa remarque, au fond, s’appliquait autant à elle qu’aux bouquins dont il était tant question. Mais il ne s’en rendit même pas compte en le disant. Quand il était question de livres, Zéphyr Bloom était étrangement premier degré.

Meredith semblait toutefois d’humeur à le détourner de sa lecture. Pour une fois, ça ne le dérangeait pas vraiment. Enfin, bien sûr, il aurait aimé continuer à lire, évidemment. Mais donner conseil à quelqu’un qui partageait sa même passion un peu désuète pour 98% des élèves de Poudlard, c’était un plaisir en soi. Peut-être que c’était ça qu’il devrait faire plus tard : bibliothécaire. Mais bizarrement, y penser ne lui déclenchait pas le petit feu sacré qu’il sentait chez chaque autre jeune sorcier qui parlait de sa vocation. Le fait était que rien ne déclenchait ce petit feu pour l’instant, et c’était un problème. Un gros problème qui le tétanisait, bien qu’il n’en montrait jamais rien. Aussi, ça n’était pas un hasard si Zéphyr avait lu cet ouvrage féministe. Ca n’était pas pour les femmes qui étaient dedans - quoique, c’était intéressant. Mais aussi et surtout pour découvrir des destins hors-du-commun, et essayer d’y trouver une réponse. Mais rien n’y faisait. Il se délectait des aventures des autres sans savoir laquelle il avait envie de vivre. Après tout, peut-être était-il destiné à ça, à cette vie par procuration, gardien des écrits des autres pour continuer à faire perdurer leur mémoire. Mais à quinze ans, on ne pouvait s’abandonner à un tel cynisme, pas même lui. Alors pour l’instant, il continuait à chercher. L’incendie se produirait un jour, peut-être.

En tout cas, chez Meredith, la flamme était déjà bel et bien présente. Pas Serpentard pour rien, se fit-il la remarque alors qu’elle cognait son bouquin avec une fierté certaine. Il ne doutait absolument pas qu’elle accomplirait de grandes choses. En général, les aspirants Aurors travaillaient plus leurs sorts que sur la théorie, et le jour des ASPIC : bye bye jolis idéaux, bonjour reconversion. Mais Meri, elle, bossait comme une folle. Elle réussirait. Et si elle ne réussissait pas, et bien… personne ne le ferait cette année-là, comme ça arrivait parfois. « Comme toujours, ce n’est pas la modestie qui vous étouffe chez les vert et argent… » dit-il avec un arrogant sourire. C’était Sainte-Mangouste qui se moquait de la charité, bien sûr, et il décrocha son regard d’une phrase qu’il lisait pour la troisième fois - décidément, elle le distrayait - pour affronter le sien. Beaucoup de garçons baissaient les yeux face à elle. Mais Zéphyr n’était pas comme beaucoup de garçons, et à bien des niveaux.

Beaucoup de garçons auraient pensé que la curiosité de Meredith concernant le bal de Yule était une façon détournée de lui envoyer un message. Wink wink, petit aiglon, invite-moi, tout ça. Fort heureusement, l’idée ne lui traversa même pas l’esprit. Tout juste fut-il étonné de pareille question parce que franchement, le bal de Yule… ça ne l’intéressait pas, mais alors pas du tout ! Toujours dans sa posture insolente, Zéphyr fit claquer son lourd bouquin en le refermant. Il n’en était qu’à la vingt-deuxième idée sur les moldus et franchement, ça n’était pas aujourd’hui qu’il irait beaucoup plus loin, il le savait. « Je ne vais inviter personne. » Ca aurait inclus avoir envie d’y aller avec un individu du sexe féminin dans le but de coller son corps gauche contre elle pour danser, et ça, rien que d’y penser, ça lui calait un frisson dans l’échine, et pas un agréable. « On y va avec Jyn. Dawkins. En amis. » C’était ridicule d’avoir à le préciser mais le bal de Yule était tellement empreint de traditions du genre romantique ou quelque chose comme ça… Dawkins et lui étaient amis, rien de plus, et c’était même compliqué d’expliquer comment deux sauvages comme eux étaient parvenus à s’apprivoiser. « Et toi, tu vas encore faire tourner toutes les t… » Tout à coup, il s’arrêta en cours de phrase et fit une petite moue avant de s’allonger de tout son long sur le banc, se soustrayant à sa vue. Ça n’était pas ses affaires, et ça le mettait mal à l’aise de parler de ça, sans se l’expliquer. « Le Bal de Yule, c’est débile de toute façon. » acheva-t’il, affalé comme un fléreur bien à son aise sur le banc trop dur pour son dos. Son bras pendait dans le vide tandis que l’autre tenait le livre sur sa poitrine. La plafond mal éclairé aspirait son regard qui se perdit dans quelques détails qu’il devinait. C’était un de ces instants où il se sentait plus différent que les autres. Et surtout, que ça le peinait un peu.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Sam 6 Fév 2021 - 16:36

Décidément, elle aimait bien sa compagnie.
Le Serdaigle avait ce tempérament apaisant, que nombre de garçons au sein de Poudlard ne possédait pas. Car, quand Meredith Hawthorne arpentait les couloirs du Château, les têtes souvent masculines en venaient à se retourner. Tous autant qu’ils étaient, ils réagissaient identiquement et pareillement. Sans nulle nuance quant à leurs fonctionnements respectifs. La demi-Vélane aiguisait le désir, notamment chez la gente masculine des Serpentard. Certains ne se privant pas de lui offrir quelques sifflements suggestifs et suggestions scabreuses. Ainsi, la Serpentard n’accordait que peu d’importance aux contacts sociaux, en en privilégiant certains. Zéphyr Bloom faisait partie de ce petit cercle restreint d’accointances qu’elle se permettait au sein de l’enceinte du Château séculaire. Ce qui n’était pas pour lui déplaire.

D’ailleurs, pour son encéphale grise, le Serdaigle restait une équation à une inconnue plus que négligeable. Elle n’avait jamais compris comment il parvenait à rester stoïque à son contact, ne lui déclamant aucune ode enflammée, ni avouant de lourds secrets de famille. Avec la belle blonde, il demeurait identique contrastant par exemple avec Reginald Diggory, qui ne s’était jamais privé de suivre Meredith Hawthorne pour lui demander sans cesse d’en venir à la soulager du poids de ses livres. Au bout d’un moment, elle avait fini par accepter et le Poufsouffle, s’était fendu d’un sourire béat. Ça n’étonnerait guère la Serpentard s’il l’attendait déjà la sortie de la Bibliothèque quémandant pour porter ses livres et lui faire la conversation. Dans la mesure du possible, du moins.

- A force, je te connais Éole et je dois te reconnaitre cette qualité. De ne juger aucun être humain à sa couverture. Ni même ces livres que tu aimes tant dévorer. Avait-elle énoncé avec un petit sourire mutin et une voix des plus douces.

Décidément, elle en venait à le déranger dans sa progression et elle le savait. Mais, elle ne s’en formalisa pas outre-mesure. Car, contente de le voir, elle en profitait encore. Empruntant un chemin différent à la rentrée prochaine et arpentant d’autres couloirs et saluant d’autres personnes. Zéphyr Bloom ne ferait pas encore partie de ces étudiants de l’EMS, mais étrangement, elle le souhaitait. Bien qu’il ne sût pas encore dans quelle voie, il pourrait se diriger pour la suite. Sa tête blonde reposant sur ses paumes, Meredith Hawthorne laissait son imagination vagabonder. Songeant à un Zéphyr, grand Érudit et homme de lettres, vu qu’il les aimait tant. Ou, un professeur distillant son savoir à la population estudiantine qu’il qualifierait hautainement de têtes bien vides. A défaut de la sienne, qui était relativement pleine. En y pensant, elle eut un petit rire entendu, ses lèvres occultées par une main fine.

- Ce n’est pas la première qualité qui saute aux yeux, concernant notre Maison. Mais, j’y fais honneur non ? L’avait-elle questionné avec un petit rire. Se voyant pour dans un futur très proche, une aspirante Auror et une Auror tout court.

Par curiosité, la demi-Vélane avait demandé à son interlocuteur, qui il comptait inviter au bal de Yule. Attentive, elle en avait délaissé l’ouvrage présent entre ses mains et attendait la réponse qui ne tarda pas à arriver. Fronçant imperceptiblement les sourcils, la belle blonde comprit qu’il irait seul ? Chose pourtant étrange, car le Serdaigle avait de la conversation et souffrait d’une intelligence hors norme. Il devait plaire aux filles, non ? Ou du moins, à certaines d’entre elles. Les labiales teintées de rouge vermeille se fendirent en un large sourire quand il y eut une certaine demoiselle lâchée dans la conversation. Meredith Hawthorne voyait mal Jyn Dawkins, étant un parfait garçon manqué, à mille lieues de toutes ces considérations féminines. Entre amis ? Cela pouvait être très apprécié. La Serpentard, elle, elle se tâtait encore. Disparaître ou bien rester ?

- C’est bien entre amis, aussi. Ça laisse l’occasion de passer une bonne soirée. J’en suis ravie. Avait-elle dit avec un petit sourire nostalgique, alors qu’elle n’y participerait probablement pas.

Une phrase dite à demi-mots.
Un corps qui s’évanouit à la vue du regard couleur d’absinthe pure.
Un froncement perceptible de sourcils.

Instinctivement, elle fit la même chose. Se laissant aller sur le banc et se couchant de tout son long, regardant le plafond sans rien dire. Lentement, elle vint chercher à l’aveugle ses doigts pour les frôler avec les siens. Peinée, car elle ne le verrait plus l’année prochaine. L’un des seuls garçons qui agissait correctement avec elle. Et, qui ne souffrait d’aucuns préjugés. D’aucune pensée perverse ni lubrique.
Il était lui, et c’était tout ce qui importait.

- Tu vas me manquer, Zéphyr Bloom … Avait-elle dit dans un souffle ténu, étranglée par la tristesse.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Sam 27 Mar 2021 - 14:45

C’était marrant quand même, cette habitude qu’elle avait prise de l’appeler par un nom de dieu autre que celui qu’il portait déjà. Peut-être que cette espèce d’affection était due au fait qu’il était le petit frère d’Ariel, quoi d’autre ? En tout cas, Meredith pouvait se vanter d’être l’une des rares personnes du château à le connaître un peu - un peu seulement, il ne fallait pas exagérer. Et si Zéphyr laissait facilement courir son jugement sur les gens, au moins essayait-il de ne pas s’arrêter à ce qu’ils renvoyaient, comme lui n’appréciait pas d’être rangé dans la catégorie des nerds sans coeur. Pourtant, il cultivait le cliché, on pouvait le dire. Mais ranger des gens dans les cases, ça avait tout de même tendance à l’agacer. Aussi haussa-t-il juste les épaules, ne voyant pas trop quoi rajouter à ça. Malgré les apparences, les fameuses, Zéphyr était en fait plus modeste que ce que le commun des sorciers pensait. Alors parler de ses potentielles qualités, voilà qui le gênait un peu.

Et comme il l’avait souligné, ça n’était pas tellement la vertu principale des Serpentard, et Meredith s’y inscrivait parfaitement. Oh, Zéphyr n’était pas tellement contre l’ambition et le fait de le clamer. Au moins était-ce un trait de caractère de cette Maison qu’il ne détestait pas, car la supériorité qu’ils ressentaient souvent à l’égard des sangs moins purs que le leur le dégoûtait plus que de raison. Mais Meredith, comme Ariel, n’était pas comme ça. « Tu réclames des compliments ? Ca ne te ressemble pas trop. » la taquina-t-il dans un sourire. C’était qu’en général, la demi-vélane en récoltait sans avoir rien demandé, vu que les individus de type mâle ne savaient pas s‘en empêcher quand il la voyait. Même son frère un temps avait fait partie de cette catégorie de garçons pénibles - pas super surprenant vu son tempérament, mais quand même, la honte. Mais Zéphyr n’était pas de ceux-là, et il avait déjà dit un truc gentil à la jeune femme alors deux dans la même conversation, ce serait sans doute beaucoup. Trop.

Le sujet de Yule en tout cas le mit franchement mal à l’aise. Zéphyr ne comprenait pas pourquoi tout le monde s’emballait à l’idée d’un bal… Sans doute parce que les événements sociaux n’étaient pas son fort. Toujours était-il que la petite remarque de Meredith le laissa perplexe. C’est bien aussi ? Pourquoi aussi ? Et pourquoi dire que ça serait le moyen de passer une bonne soirée ? Qu’est-ce qu’elle essayait de lui dire par là ? Ah, Zéphyr et l’art de se faire des noeuds au cerveau ! Voilà qui en était un parfait exemple, et qui expliquait qu’il se soit engagé sur une pente glissante avant de s’enfoncer dans la ronchonnerie, technique de défense bien habituelle chez lui. Oui, il trouvait ce bal débile, et si on pouvait arrêter d’en parler, ça serait bien, merci. Allongé sur son banc, il apprécia le silence qui suivit, moins gênant que la conversation en réalité, et continuait à observer tranquillement le plafond. Il sentit, sans la voir, Meredith adopter la même posture que lui. Copieuse va. En soit, ça ne le dérangeait pas. Ce qui le dérangea bien plus en revanche, ce fut la suite des événements.

La phrase prononcée associée à ce frôlement contre sa peau lui provoqua un coup de sang qui le désarçonna. Non seulement son coeur s’emballa de façon déraisonnable mais en plus, il lui sembla que la température venait de monter d’un cran. C’était que Zéphyr n’était pas fort tactile en temps normal, alors avec une fille, imaginez. Parce que oui, même si elle ne lui provoquait pas cet effet insensé qui rendait fou les autres garçons, c’était quand même une fille, et jolie en plus. Il n’était pas aveugle quand même. Et plutôt que de se tétaniser, le Serdaigle eut un sursaut violent qui le fit se cogner la tête contre la table. « Ouch ! » laissa-t-il échapper, alors qu’il se redressait mais cette fois, ce fut son épaule qui rencontra le bois. Décidément ! Les joues rosissantes, voire carrément cramoisies, l’aiglon ouvrit son livre à la hâte et le posa devant lui pour se planquer lâchement derrière alors que la bibliothécaire se manifestait. « Monsieur Bloom, on se calme ! » Non mais, pardon ? Il s’était fait mal quand même, et puis ça n’était pas lui qui avait commencé ! « Pardon… » souffla-t-il d’une petite voix timide, autant à l’intention de la maîtresse des lieux que de son interlocutrice qui venait quand même de manquer lui provoquer un arrêt cardiaque. Il lui semblait encore sentir sur ses doigts la présence fantôme des siens, et ça le troublait follement.  Son crâne le vrillait et il sentait ses temps battre à toute vitesse. Mais hors de question de vérifier s’il avait une bosse ou quoi que ce soit. Ses mains s’agrippaient à son bouquin comme si c’était là son seul salut, et seules ses mèches blondes ébouriffées en dépassaient. S’il avait pu disparaître dans le bois du banc, il l’aurait fait, ça oui !
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Jeu 1 Avr 2021 - 10:04

Bien que Zéphyr était et resterait son prénom à vie, Éole avait trouvé grâce au regard absinthe de la demi-Vélane.
La Serpentard n’avait pas envie de faire comme tout le monde. Notamment en donnant à l’Aiglon un surnom se rapprochant de son identité, mais s’en éloignant dans le même temps. Puis, il y avait une envie à cela : elle était la seule à l’appeler ainsi. Lui donnant alors un sentiment de supériorité sur les autres, en ce qui concernait le jeune garçon à l’intelligence complexe. Zéphyr Bloom faisait partie de ces cerveaux au raisonnement plus qu’intéressants et dont la singularité était telle, qu’il n’y en avait pas beaucoup à Poudlard. A la différence d’Ariel qui brillait par un je-m’en-foutisme accru et voulu par ce dernier, son petit frère lui, c’était la compagnie des livres qu’il prédilectionnait. Les deux frères Bloom étant réellement dans un opposé extrême.

Or, il cultivait sa différence avec les autres garçons de Poudlard. Là, où certains brillaient par leur hardiesse et leur bêtise pour tenter de plaire à la fille unique de la Comtesse de Vermandois, -mais n’y parvenaient nullement-, celui qui arborait fièrement le prénom d’un dieu avait l’affection de Meredith Hawthorne. Elle le considérait comme indispensable et il la comprenait aisément. Savait, comment elle pouvait fonctionner. Du moins, ce qu’elle voulait bien laisser paraître. Il y avait une chose dont la jeune femme était certaine : quand elle quitterait Poudlard, il allait lui manquer. Lui et ses petits traits d’humour propres à sa personne. Humour, qu’elle ne tarda pas à valider par un petit rire, ses lèvres rouges cachées par l’une de ses mains délicates.

- Il est vrai et je te le concède que je ne joue pas à la course aux compliments. Commença la belle blonde avec un petit rire. Mais rien ne m’empêche d’en désirer. Est-ce si coupable ? Le questionna-t-elle avec un petit air mutin. En réponse au sien, survenu quelques instants plus tôt.

Celle qui ferait tout pour devenir une Auror renommée et reconnue par ses pairs, dévia sur le sujet de Yule. Sachant pertinemment que l’Aiglon n’était pas à l’aise dans les démonstrations sociales. Encore moins, quand il s’agissait d’effectuer quelques danses au bras d’une jeune femme. Cependant, la Serpentard comprit le trouble qui habitait son interlocuteur et décida d’arrêter d’en parler. Étant mal à l’aise avec, et elle acceptait cela. Tout comme elle venait de concéder à se plier au même exercice de se trouver dans une posture similaire à celle du dévoreur de livres. Allongée sur le banc de bois, les doigts de Meredith Hawthorne frôlaient ceux de Zéphyr Bloom, lui accordant une confession pour le moins douloureuse. Il allait lui manquer plus que de raison. Son absence allait lui vriller le cœur. Mais après, c’était comme ça de toute manière. Il n’y avait pas d’autre solution qui pouvait se profiler à l’horizon.

Ce qui sortit la demi-Vélane de sa mélancolie fut un bruit sourd. Un choc violent qui prit place entre la tête pleine du Serdaigle et la table de bois. Une première onomatopée et un nouveau coup. L’épaule cette fois-ci. Écarquillant son regard vert absinthe, la Serpentard eut une grimace à la fois intérieure et extérieure. Tout était de sa faute probablement. Ce trouble qui avait envahi son vis-à-vis et qui l’avait fait se cogner par deux fois. Simultanément. Se redressant doucement, mais avec une certaine hâte tout de même, la fille unique de la Comtesse de Vermandois eut affaire à une vision à la fois touchante et quelque peu cocasse. Néanmoins, elle n’en rit nullement. Occultant sciemment la bibliothécaire et ses remontrances. Pour se préoccuper du pauvre Zéphyr Bloom qui allait avoir sûrement une bosse de la taille d’un œuf sur son pauvre crâne meurtri au possible.

- Zéphyr … Chuchota une Meredith Hawthorne préoccupée alors que le Serdaigle était toujours caché derrière son refuge littéraire. On devrait aller à l’infirmerie non ? Histoire que tu ne te retrouves pas avec une énorme bosse … par ma faute.

Une nouvelle pause.

- Je suis désolée. Répliqua-t-elle le plus doucement du monde à son intention. Tu viens ? Je ne peux décemment pas laisser l’élève le plus intelligent de Serdaigle dans une telle position ! S’exclama-t-elle en souriant tendrement, avant de vouloir le prendre par la main mais se ravisant rapidement.

Il n’était pas souhaitable qu’il se fracture encore un os par sa faute.
Ce n’était décidément pas le but.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Dim 11 Avr 2021 - 5:23

Du haut de ses quinze ans, Zéphyr n’avait pas encore connu son premier baiser. Ça n’était pas un drame en soit, surtout pas pour un garçon comme lui, aussi désintéressé par les filles que les autres élèves l’étaient par les livres que lui affectionnaient tant. Mais il était comme ça, Zéphyr, monté à l’envers probablement et la majorité du temps, ça n’était clairement pas pour lui déplaire. Si c’était pour ressembler aux bêtas moyens qui bavaient au passage de Meredith ou de tout individu féminin relativement attirant, franchement, mieux valait faire partie des indifférents. De ce fait, sa réaction était un peu surprenante, et le faisait passer pour le garçon timide de base qui se serait fait une montagne d’une colline, alors qu'en fait, pas tellement. C’était juste que vraiment, le jeune Bloom n’était pas du genre à toucher les gens. Ca avait toujours été le cas, et même enfant, le Serdaigle n’avait jamais été adepte des grands câlins et des gestes tendres, au grand dam de sa mère qui était si tactile. Mais Zéphyr toujours se dérobait, avec une froideur qui désespérait un peu sa pauvre maman. C’était qu’il était un garçon de raison, et pas de sensations, sûrement. Quelque chose devait déconner là-dedans, mais il ne savait pas trop quoi. En tout cas, sa peau n’était pas habituée à recevoir des caresses, même innocentes, et le moindre contact autre que du parchemin entre ses doigts le tendait à un point considérable.

Voilà donc pourquoi Zéphyr se sentait bête comme tout, planqué derrière son gros bouquin en priant pour que Meredith ne dise pas un truc qui le gêne encore plus. Non mais voilà, maintenant, elle allait croire qu’il était dans le clan des abrutis de première, bien joué ! Mais non, au lieu de ça, la Serpentard avait l’air préoccupée par sa santé, et est-ce que c’était pire ou mieux, il ne savait pas trop. Non vraiment, il aurait préféré faire comme si de rien n’était, reprendre une conversation normale sur les bouquins, ou sur son avenir à elle, ou sur n’importe quoi en fait mais pas sur sa réaction de taré ! Et puis en plus, elle croyait que c’était de sa faute - techniquement, oui - mais comment aurait-elle pu deviner qu’il détestait autant qu’on le touche ? « Ca va, t'inquiète… » bredouilla-t-il d’une voix toute faible sans daigner relever la tête des lignes qu’il ne lisait même pas. Ses joues le brûlaient, c’était franchement ridicule, et s’il pouvait exister un sort pour atténuer ça, franchement il l’aurait incanté dans la seconde. Et il aurait aussi aimé pouvoir se lever et fuir, mais sentait que ses jambes étaient aussi molles qu’après un sortilège de Jambencoton. Flûte de zut, comment il allait s’en sortir exactement ?

Enfoncé dans son mutisme ridicule, Zéphyr ne rassurait pas beaucoup la pauvre Meredith qui s’excusait, c’était un comble. Mais qu’est-ce qu’il pouvait lui dire, exactement, pour justifier sa réaction bizarre, hein ? Et alors qu’elle insistait pour le traîner chez Pompom Pomfresh, Zéphyr estima qu’il fallait bien faire quelque chose pour l’en empêcher. Son compliment n’eut même pas d’effet, à peine s’il l’entendit alors qu’il plaquait quelques unes de ses mèches folles sur son début de bosse qui lui faisait un mal de croup, histoire de ne pas l’affoler, avant d’abaisser le bouquin légèrement pour qu’elle voit qu’il n’était pas à l’article de la mort. « J’ai du perdre un ou deux neurones, pas plus. » grommela-t-il, fuyant bien son regard parce que c’était au-dessus de ses forces. Mais peut-être aurait-il du regarder plus haut, parce que ses yeux accrochèrent une tache orangée sur sa chemise, tache qu’il n’avait pas vu jusqu’à présent. Tache extrêmement mal placée d’ailleurs, mais l’innocence du jeune Zéphyr ne s’en rendit compte, et il fixa donc ce que tant d’autres garçons reluquaient sans vergogne avec les intentions les plus chastes qui soient. Mais ça, encore fallait-il le savoir…
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Mer 21 Avr 2021 - 11:34

Meredith Hawthorne était le fantasme de la gente masculine du tout Poudlard.
Néanmoins, peu de jeunes hommes avaient grâce à son regard vert absinthe, car tous, étaient portés sur une même envie. Un même désir. Certains, même en couple avec leur petite amie présente dans leurs bras, ne pouvaient s’empêcher de détourner les yeux de cette dernière, quand la belle blonde arpentait les couloirs. D’autres, toujours plus intrusifs, se hâtaient de lui ouvrir la porte ou bien encore de lui porter ses ouvrages, comme Reginald Diggory. Si au départ, cela partait d’une bonne intention venant de sa part et totalement volontaire, cela devenait extrêmement pesant à force. Puis, il y avait Zéphyr Bloom, qui, légèrement plus jeune que la Serpentard savait être posé. Courtois. Étant le souffle apprécié par la jeune femme, car ce dernier était différent. Sensiblement différent.

C’était peut-être pour cela, que les doigts fins de la demi-Vélane étaient venus rencontrer ses homologues masculins. Quitte à produire un contact fugace, qui allait terriblement lui manquer quand, à la rentrée prochaine, elle découvrirait les couloirs encore méconnus de l’EMS. Cependant, la fille unique de Fenella de Vermandois, ne s’était nullement attendue à une réaction de la sorte, produite par le Serdaigle. Embarrassée, la belle blonde ne savait pas quoi faire pour l’aider, lui, qui était occulté par son énorme ouvrage. S’excusant à raison, Meredith Hawthorne patientait, inquiète. Que Zéphyr Bloom réapparaisse dans son entièreté et dise au moins quelques mots. Pour, qu’elle puisse rapidement l’entraîner à l’Infirmerie et que Miss Pomfresh puisse s’occuper de lui.

Le regard vert absinthe rivé aux potentiels gestes produits par le dévoreur de livres, la Serpentard fut néanmoins soulagée quand elle entendit trois termes qui la rassurèrent. Même, s’ils n’étaient pas assurés, ça indiquait, qu’il était toujours bien présent avec elle. Or, il devait tout de même avoir une douleur aiguë sur son pauvre crâne, s’il ne s’affichait pas clairement. Face à la jeune femme.

- D’accord Zéphyr. Mais rien ne m’empêche de te conduire à l’Infirmerie. Pour être sûre que tout est sous contrôle. Murmura la demi-Vélane doucement, afin qu’ils ne soient plus dérangés par la bibliothécaire.

Remarquant, que Zéphyr Bloom essayait de la persuader de ne pas l’entraîner de force à l’Infirmerie, Meredith Hawthorne fut agréablement touchée de la façon quelque peu maladroite qu’il lui octroyait. Notamment, en plaquant quelques mèches de cheveux bruns, sur une bosse vraiment visible. Les lèvres rouges et pleines se mirent à sourire devant la petite saynète produite par le petit frère d’Ariel Bloom, ayant presque l’envie de déposer un baiser chaste sur ce front ô combien meurtri.

- Perdre un ou deux neurones, pour le Serdaigle le plus intelligent, n’est-ce pas déjà de trop ? Souffla-t-elle précautionneusement avec un petit sourire mutin et un regard vert taquin.

Avant l’impair.
Fronçant les sourcils, la belle blonde suivit le regard fuyant du jeune Serdaigle, ce dernier s’arrêtant sur une partie de son anatomie voluptueuse. Qu’était-il en train de reluquer au juste ? Un long silence, alors que la Serpentard tentait de comprendre sans pour autant le vouloir. Lui, envers qui, elle vouait une amitié puissante et une confiance extrême. Parce qu’il n’était pas comme les autres, et que ce simple geste, qui était de regarder sa poitrine, le renvoyait à cette similarité qu’elle ne voulait pas voir chez lui. Se pinçant les lèvres vermeilles avec force et rage, Meredith Hawthorne abattit sur la joue de Zéphyr Bloom, une claque magistrale. Claque qui eût tôt fait de résonner dans le silence ambiant de la Bibliothèque. Inspirant et expirant, la demi-Vélane avait les larmes qui lui montaient aux yeux. Des larmes, non pas de colère mais d’odieuse déception. Parce qu’il l’avait « trahie » en se comportant ainsi.

Elle aurait aimé lui dire, qu’elle en était désolée. Si elle avait compris plus tôt de quoi, il s’agissait. Néanmoins, c’était une accumulation de tout ce qui se produisait dans l’encéphale grise de Meredith Hawthorne. Et, c’était Zéphyr Bloom qui en avait fait les frais. Peut-être injustement ? Sans chercher à poursuivre une discussion qui venait de se clore par une gifle douloureuse, la Serpentard rassembla ses affaires en tremblant, réajustant sa chevelure blonde dans un geste de contrôle et d’assurance. Avant de disparaître de la Bibliothèque, le dos contre un pilier, son regard vert absinthe fermé, l’espace d’une seconde où s’écoulaient des larmes. Et d’en venir à s’effacer totalement, dans la populace des étudiants de Poudlard.
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MessageSujet: Re: [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] [FB Décembre 1976] The Wind and the Dove | Zéphyr [TERMINE] 129196351Mer 28 Avr 2021 - 15:39

Être sûre que tout était sous contrôle ? Non mais c’était une blague ? Zéphyr était pourtant un amoureux du contrôle, lui qui aimait tout comprendre, décortiquer, analyser… Mais ses réactions débiles et démesurées quand on le frôlait ou le touchait, ça franchement, il n’avait jamais compris. Personne d’ailleurs ! Alors pour le contrôle, il faudrait repasser parce que là, le jeune Bloom était totalement en roue libre, en proie avec ses émotions et ça, il n’aimait pas du tout, oh que non ! C’était la panique à bord, tous les signaux étaient au rouge - un peu comme ses joues d’ailleurs. Son cerveau moulinait, mais pas comme il aimait. Il se faisait l’impression d’être le plus parfait des imbéciles, comme si les deux neurones qu’il avait perdu étaient les seuls qui contenaient ses aptitudes sociales - et peut-être était-ce le cas, d’ailleurs.

Et voilà qu’elle en rajoutait une couche, c’était terrible. Terrible, terrible d’entendre sa sollicitude alors que tout ce qu’il voulait, lui, c’était faire comme si de rien n’était. Insister sur l’incident ne faisait que le rendre plus tangible, plus ridicule. Plus réel. Aussi réel que cette tache orangée qui attirait son regard, comme si il s’y cachait la réponse à la vie, l’univers et tout le reste. Une simple tache de couleur qui le raccrochait un peu à l’instant, lui faisait oublier un peu sa maladresse alors même qu’il était en train d’en commettre une bien pire. Car le contact précédant, au moins, avait été un tout petit peu agréable. Alors que le second fut bien plus virulent, et laissa sur sa joue une marque autrement plus rouge que celle de sa gêne.

Soufflé par le choc, la violence, la surprise, Zéphyr en laissa tomber sa mâchoire et accrocha le regard de la Serpentarde, complètement médusé. « Mais… » Mais en fait, qu’est-ce qui lui prenait ? C’était la gifle la plus vexante qui soit, la première qu’il ait jamais reçue d’ailleurs, et la dernière, il espérait. Non seulement ça faisait un mal de chien, mais en plus, c’était une humiliation à laquelle fort heureusement personne n’avait assisté, si ce n’était eux deux. Enfin, ce eux deux là ne serait bientôt plus, car elle avait l’air si perturbée qu’il y avait fort à parier qu’elle ne lui adresserait plus jamais la parole. Elle avait même l’air d’avoir envie de… pleurer ? S’il avait été un tant soit peu mature - mais allez demander ça à un gosse de 15 ans pas fichu de frôler une fille sans sursauter - il aurait osé lui demander pourquoi. Non mieux, il aurait compris pourquoi. Mais là, rien, que dalle, pas un indice. Zéphyr n’aimait pas ne pas comprendre et là, il était face à un mystère en forme de blonde furieuse, qui détala sans dire un mot, l’air plus fière que jamais. Foutus Serpentard ! Il savait bien pourtant, qu’il ne fallait fréquenter cette Maison ! Un instant elle était mielleuse, l’autre elle lui mettait la soufflante de sa vie… Toutes les filles étaient comme ça en fait, ou juste les plus jolies ? Ou juste Meredith Hawthorne la Harpie ?

Zéphyr resta sous le choc, le regard dans le vide, bouche bée, pendant bien 5 longues minutes avant de se reprendre un peu. Sa joue le brûlait, son front le lançait, et il avait l’impression d’être monté sur un ring, sonné comme jamais. Rassemblant à son tour ses affaires, il aperçut son reflet à la lueur d’une bougie dans une vitre, et la trace des doigts de Meredith sur sa joue. Par Rowena, mais enfin… comment on effaçait ça ? Comment effacer l’outrage ? Gêné comme jamais, il remonta son écharpe jusqu’à son nez et passa comme une flèche devant la bibliothécaire avant de rejoindre le dortoir - il lui fallut un temps fou pour résoudre l’énigme, preuve en était qu’il était bien perturbé. Et alors que Rufus était toujours bloqué sur son débile d’échiquier, Zéphyr monta quatre à quatre les marches jusqu’à son dortoir, transformé en temple du bisouillage mais cette fois, pas de fuite. Ca non. « C’est mon lit ça. Bonne nuit Stephen. » grommela-t-il en fonçant sur ledit lit, tirant sur le drap pour déloger les deux bécoteurs qui n’appréciaient pas trop une telle rudesse. « Oh ça va Zéph, un peu de romantisme. » L’aiglon lui lança un regard dévastateur, remontant un peu plus son écharpe de peur de dévoiler l’affront. « C’est pas romantique, c’est dégueu. » Dédain suprême du côté de la jeune fille qui devait penser des choses sur lui, il les entendait d’ici. « Viens Stephen, on va sur mon lit. » répondit-elle comme si elle pensait le blesser, alors que franchement, ça l’arrangeait.

Enfin seul, le jeune Bloom affronta son reflet et les dégâts. Par Merlin, si cette trace ne s’effaçait pas d’ici le lendemain matin, ça serait la première et dernière fois qu’il sécherait un cours, mais tant pis. Confus, en colère, épuisé, l’aiglon se glissa tout entier entre ses draps bafoués par les deux pseudo-amoureux, cherchant le sommeil qui évidemment, ne vint que bien trop tard dans la nuit. Bon sang, les filles… Mais quelle galère ! Et puis d’abord, qu’est-ce que la moitié de l’école pouvait bien trouver de séduisant à cette furie ? Les prochains séjours à la bibliothèques risquaient d’être tendus, mais Zéphyr espérait bien que ça serait elle qui partirait. Ne manquerait plus qu’elle lui prenne ça aussi, et là, il se mettrait en colère pour de bon. C’était que Zéphyr avait la rancune tenace. Tant pis pour elle !
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