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Les larmes de croupcodile w/Razvan

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Neolina Siankov

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MessageSujet: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Ven 11 Juin 2021 - 2:28

La journée avait pourtant bien commencé. À vrai dire, la plupart des journées de Neo commençaient plutôt bien, et celle-là tout particulièrement parce que le soir même, la roumaine avait prévu de ne pas dormir chez elle. Anselmus dut donc assister à son incommensurable bonne humeur pendant le petit déjeuner durant lequel elle chantonna en écoutant un album des Croque-Mitaines, alors que Gabi réclamait une fois de plus un bout des pancakes qu’elle avait cuisinés. Mauvaise influence de son colocataire, qu’elle suspectait fort de nourrir son croup à la main ce qui était une terrible, terrible habitude. Si par mégarde Gabi en venait à croquer les chaussures de Razvan quand ils vivraient tous les trois, Anselmus entendrait parler d’elle ! Des années d’éducation réduites à néant, mesdames et messieurs. Bravo ! Elle toisa donc son compagnon à quatre pattes d’un air qui se voulait sévère, refusant de céder à sa gourmandise. Non mais, qu’est-ce que c’était que ses manières ?

Mais le soir même, alors que Neo s’affairait dans tout l’appartement de Razvan dans le but de ne penser à rien d’autre que les tâches ménagères qu’elle s’appliquait à faire à la moldue, la roumaine aurait bien été prête à lui donner tous les pancakes du monde. C’était que la suite de la journée avait fait ressortir toute sa culpabilité de maman d’un croup alors qu’elle avait dû transplaner en panique chez son vétomage, un Gabi bien mal en point dans les bras. Lorsqu’elle était passée chez elle en coup de vent, Neo avait trouvé un véritable chantier chez elle. Meubles renversés et compagnie, un Anselmus absent et surtout, surtout, pas une trace de ce pauvre Gabi qu’elle avait fini par retrouver geignant sous une bibliothèque qu’il avait du lui même renverser. Pauvre amour ! Pauvre amour qui devait sans doute souffrir un peu trop des absences répétées de sa maîtresse qui le délaissait pour passer ses soirées avec l'autre amour de sa vie. Bien sûr, la raison aurait pu lui faire entendre que tout ça était arrivé pendant les heures de travail et que donc, elle n’y était pour rien. Mais pourtant, cela ne fit que faire plus ressurgir que jamais son impression de ne pas assez prendre soin de son Gabi chéri. Tout ça parce qu’aller chez Razvan, c’était plus simple ! Tout ça aussi parce que son roumain en avait peur, aussi, mais elle était en bien trop grand état de panique pour reporter la faute sur qui que ce soit.

Alors, pendant une heure, Neo avait attendu dans l’inquiétude la plus totale des nouvelles du vétomage qui avait emmené Gabi dans une salle. Attendu à s’en ronger les ongles presque au sang, parce que c’était long, et qu’elle était terrifiée à l’idée de perdre son croup. Si jamais il lui arrivait quoi que ce soit… Par Merlin, ne pas penser à ça, surtout pas. Finalement, le diagnostic avait été rassurant. Du moins, plus de peur que de mal, quoique Gabi avait réussi l’exploit de se briser beaucoup plus d’os qu’il n’aurait la force d’en ronger. Tel maître tel croup, disait-on, et malgré son insistance, la roumaine avait dû se résigner à laisser son amour de chien passer la nuit sous surveillance, après avoir quand même eu le droit de gratouiller sa petite tête triste qui ne réussit qu’à la faire se sentir encore plus coupable.

Et donc, Neo tuait le temps en attendant que Razvan ne revienne, hésitant toutes les trois minutes à laisser un mot sur la table pour lui dire qu’ils se verraient plus tard en fait, parce qu’à quoi bon ? À quoi bon passer une mauvaise soirée tous les deux, hein ? Mais la vérité, c’était que Neo n’avait pas envie d’être toute seule, et toujours pas de signe d’Anselmus quand elle était passé chez elle nettoyer le carnage. Donc, elle restait là, à cirer la table pour peut-être la troisième fois de la soirée, sa petite robe toute froissée à force de s’être démenée partout. Mais au bout d’un moment, même elle se rendit compte qu’il n’y avait plus rien à nettoyer, et après avoir patienté peut-être quinze longues secondes sur le canapé, les jambes dansant sous l’effet du stress, Neo avait finalement cédé à son envie de voler une des cigarettes de Razvan. Posée contre le rebord de fenêtre donc, la voilà qui crapotait dans l’espoir que la nicotine la calme, mais c’était peine perdue. Heureusement, le son de la porte la fit réagir, comme un petit animal survolté, et il suffit qu’elle ne croise le regard de Razvan pour que ses barrières ne cèdent définitivement. Et Neolina fondit en larmes, sans même avoir pris le temps d’expliquer quoi que ce soit. De gros sanglots bruyants qui servaient surtout à faire redescendre un peu sa pression, et qui avaient attendus finalement une épaule sur laquelle se poser pour se faire entendre. Parce qu’après tout, qui mieux que Razvan pour prendre soin d’elle quand elle était dans un état pareil ?
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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Ven 11 Juin 2021 - 14:41

« C'est de votre faute ».

Razvan avait la gueule des mauvais jours alors que les bras croisés dans son dos, il regardait calmement un patient qui l'invectivait. C'était aussi le malheur du métier de médicomage. On était souvent encensé pour les réussites et les gens sauvés. On était souvent ignorés pour les échecs. Et il arrivait, parfois, qu'on était conspué pour ceux-ci. Il encaissait sans jamais rien dire. Il comprenait la souffrance des tiers et ne pouvait pas aller contre ça. Il avait lui-même ressenti cette colère et il avait lui-même été un jour à la place de cette personne. Pourquoi lui en vouloir de sentiments légitimes qu'il pouvait avoir ?

L'événement s'était déroulé dans la matinée et le reste de la journée s'était passé sans encombre. Une difficulté par jour merci bien. Enfin, il ne s'imaginait pas faire face à une autre difficulté en rentrant le soir. Avec leurs emplois du temps de Ministres, Neolina et Razvan étaient obligés de prévoir à l'avance quand ils pourraient se voir. Parfois, ils débarquaient par surprise, mais enfin, c'était toujours prendre le risque que l'autre ne soit pas là ou soit déjà en train de dormir. Ce jour-là, ils avaient donc prévu de se retrouver pour passer la soirée et la nuit ensemble. Rattraper un peu le temps qui leur filait entre les doigts, en attendant qu'ils emménagent ensemble. Ce qui devrait bientôt se faire, par ailleurs. Ils avaient a priori jeté leur dévolu sur une maison à Pré-au-Lard et le roumain ne pensait pas pouvoir être un jour emballé à ce point par un simple déménagement. Lui qui était allergique au changement, qu'il avait rappelé à sa roumaine d'ailleurs lors de leur balade sur l'Île de Wight, n'avait pourtant qu'une hâte : celle de mettre Londres derrière lui. Mais il faudrait se montrer patient, au moins encore un peu. En passant la porte de son appartement donc, Razvan s'était éventuellement attendu à retrouver Neolina occupée à lire un magasine ou occupée à écouter une rubrique de la RITM qui l'intéressait. Au pire s'attendait-il à ne pas la trouver. Mais voilà, il n'était apparemment pas le seul à avoir eu une journée pénible. Il sentit dès qu'il passa le pas de sa porte l'odeur caractéristique de la nicotine. Et le médicomage savait qu'il n'était pas dans les habitudes de Neo de fumer pour le seul plaisir de le faire. Par conséquent...

Il retira sa veste pour la poser sur le dossier d'une chaise dans le séjour alors que sa petite amie fondait brutalement en larmes. Complètement désarçonné par une situation qu'il n'avait pas prévu, il combla l'écart entre eux pour se rapprocher d'elle :  « Mais Neo, qu'est-ce qui t'arrive ? ». Pensait-il réellement obtenir une réponse de sa part ? La jeune femme semblait bouleversée, et lui, il avait l'air gauche, tellement que c'en était honteux. Honteux ! La joie qu'il avait ressenti toute la journée à l'idée de se vider l'esprit avec elle s'était envolée comme un soufflet. Il ne lui fallut pas dix minutes pour qu'il l'attire à lui afin qu'elle pleure sur son pull léger. Sans se confondre en mots infantilisants, Razvan la laissa simplement pleurer dans ses bras, parce qu'il sentait que c'était la chose à faire. A quoi bon insister pour des explications alors qu'elle peinait déjà à reprendre sa respiration ? Elles viendraient en temps voulu, quand elle aurait le courage de lui en parler. Et alors que son visage était posé sur sa tête et que son regard se perdait sur la ligne d'horizon qu'il voyait derrière la vitre, l'imagination - et la paranoïa - du roumain se mirent en ordre de marche. Il ne voyait pas vraiment de raison pour que Neolina éclate en sanglot en le voyant rentrer. A moins que...
Il déglutit en se demandant si les gens pour qui il faisait le sale boulot de la guerre étaient venus la trouver. Lui dire des choses. La menacer peut-être même ? C'était probablement très stupide de penser ça, mais quand on est aussi soumis à eux, on pense aux choses débiles. Razvan avait peur qu'elle ait vécu quelque chose qu'il aurait provoqué par sa seule bêtise. Et lui qui l'avait repoussée en juillet, puis en septembre et même après, lui qui avait finalement cédé à ce que son corps et son esprit voulaient réellement, avait maintenant peur que sa crainte se soit réalisée. Il sentit son rythme cardiaque s'amplifier de lui-même, bien qu'il ne fit aucun autre mouvement que celui de caresser avec une grande délicatesse les cheveux blonds de Neolina.

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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Dim 13 Juin 2021 - 5:05

D’aucuns diraient qu’il était un peu ridicule de pleurer pour un animal, d’autant plus un animal toujours en vie. Ca l’était peut-être, sans doute même, mais il fallait bien comprendre que pour Neo, Gabi n’était pas juste un animal. Sans dire que la brusque réalisation de son impossibilité à avoir un enfant lui avait fait faire un terrible transfert, la roumaine considérait cette boule de poils comme faisant réellement partie de sa famille - chose que Razvan, évidemment, ne comprenait pas. Longtemps, Gabi et elle n’avaient été que deux, et la plus grosse majorité de l’amour que Neolina avait en réserve était destiné à son petit compagnon qui le lui rendait parfaitement bien. Autant dire que ces derniers temps, les choses avaient un tant soit peu changé, et c’était sans doute ça qui peinait Neolina, plus peut-être que l’angoisse de le savoir en pleine convalescence dans une cage chez le vétomage. Neo avait délaissé son croup pour passer du temps avec Razvan, dans une logique égoïste qui ne lui ressemblait pas. Pourtant, rationnellement, la roumaine dormait plus souvent chez elle qu’elle ne découchait, mais tout de même. Certaines balades étaient moins longues. Certaines fois, elle rentrait plus tard, ou même ne rentrait pas. Une, deux fois par semaine parfois trois, mais n’était-ce pas déjà trop ? Tout ça se rétablirait bien sûr une fois l’emménagement à venir, ce qui ne faisait que prouver que Razvan était bien capable de cohabiter avec un croup - du moins, il faudrait bien. Alors quoi, est-ce que c’était juste elle qui avait sacrifié un peu de sa relation avec son croup pour s'investir dans celle qu'elle se redécouvrait avec Razvan ? En réalité, la roumaine était juste trop sévère envers elle-même, et stressée aussi d’avoir retrouvé la pauvre bête dans pareil état.

Il ne fallut pas bien longtemps avant que Razvan ne la serre contre lui, et Neolina se nicha tout à fait naturellement dans ces grands bras qui semblaient pouvoir la consoler de tous ses maux - bien qu’elle continuait à sangloter comme une enfant qui avait un gros chagrin. Ses mains nouées dans son dos tenaient toujours sa cigarette qui se consumait lentement, laissant tomber au sol des cendres au rythme de ses tressaillements. Bien sûr, Razvan voulait savoir ce qui la tourmentait mais pour l’instant, Neo avait juste besoin de pleurer. Si c’était pour lâcher deux mots incompréhensibles de toute façon… Au moins n’insistait-il pas, et s’il fallait une preuve de plus qu’il était l’homme parfait pour elle, c’en était une. La roumaine donc mouilla son petit pull jusqu’à finalement réussir à se calmer un peu, alors qu’elle sanglotait encore en cherchant à retrouver une respiration à peu près normale. Mais on aurait plutôt dit une personne restée en apnée trop longtemps. « C’est Gabi… » finit-elle par dire d’une petite voix étranglée, alors qu’elle réalisait brusquement que Razvan allait trouver ça un peu dérisoire. Son front posé contre le tissu imbibé de ses larmes, Neo n’osa même pas croiser son regard parce qu’elle se sentait un peu bête, et qu’elle savait aussi qu’elle ne saurait pas expliquer ça correctement. Et qu’elle n’avait pas envie de lui sous-entendre qu’elle avait délaissé Gabi pour lui, parce qu’un roumain, ça se vexait facilement tout de même. Bref, dans sa tête, c’était un peu la pagaille, et elle ne savait ni quoi dire, ni quoi faire, alors qu’elle aurait juste aimé tout déballer, mais ça ne marchait pas vraiment comme ça. « Il s’est blessé, et il est chez le vétomage, et… » Et il allait bien, en fait. Alors elle ne doutait pas que le pragmatisme de son médicomage d’amoureux allait se heurter à son raisonnement irrationnel.  

Se reprenant donc tout à coup, Neo se détacha un peu de Razvan et essuya d’un revers de main ses yeux, avant de déposer sa cigarette éteinte sur le rebord de la fenêtre ouverte. « Mais c’est rien. Il doit tourner un peu en rond à l’appartement, et ça ira mieux avec le jardin. » dit-elle d’un ton qui se voulait un peu enthousiaste. Elle eut même un rire qui tenait encore un peu du sanglot alors que son poignet vint à nouveau chasser les résidus de larmes. « C’est bête hein, pleurer pour ça. » se jugea-t-elle toute seule, comme une grande, avant de finalement attraper son regard du sien encore un peu flou. « Ca va toi ? » ne put-elle s’empêcher de demander en attrapant gauchement le bas de son pull qu’elle emberlificota entre ses doigts. Parce qu’après tout, elle était comme ça, Neo. Penser aux autres avant elle-même, c’était son credo.
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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Mer 16 Juin 2021 - 23:14

Pour Razvan qui n'avait presque eu pour seul compagnon que lui-même, l'affection que portait Neolina à son croup lui paraissait surhumaine. Ou maternelle en l'occurrence, bien qu'il n'ait jamais fait le rapprochement en réalité. Il était sans doute trop terre à terre pour pouvoir concevoir un tel transfert. Pour lui, c'était déjà fort étrange d'avoir un chien - un CROUP - ou n'importe quel autre animal. Car quel intérêt ? Combler la solitude, avoir une présence ? Il se complaisait sans doute trop dans sa propre solitude pour avoir besoin de cela. Et Neo avec sa nature solaire, ne trouvait-elle pas du monde pour partager son temps avec elle ? Bref, la question n'était pas là de toute manière. Bien que forcément, quand, contre son pull, sa petite amie fini par souffler le nom de son monstre de compagnie à travers son rideau de larmes, le roumain fronça naturellement les sourcils, sans rien dire, toujours. Qu'était-il donc arrivé à la bestiole ? Sans aller jusqu'à dire qu'il souhaitait son trépas - il ne fallait pas exagérer, Razvan était gentil - il se disait que quand même, s'il pouvait éviter une cohabitation avec, ce serait bien. Car s'il le ferait sans rechigner pour elle - parce qu'il en ferait, des choses pour Neolina - savoir qu'il allait vivre sous le même toit qu'un croup le crispait. Il savait très bien qu'elle ne le ferait jamais dormir dehors, qu'il allait mettre ses pattes sales sur le fauteuil et pire qu'il allait faire des léchouilles avec sa langue, ah, quelle horreur ! Mais il ne pouvait rien dire, ne comptait rien dire. Il ne toucherait juste jamais cet animal et ils garderaient l'un envers l'autre une distance de sécurité raisonnable pour cohabiter correctement.

Les explications commencèrent un peu timidement avant de s'arrêter. La bestiole était donc chez le vétomage et ? Et ? Elle allait sans doute mal et avait besoin de soins. Mais Neo, comme par pudeur ou pour il ne savait quelle raison, ne semblait pas vouloir aller plus loin. Elle se détacha un peu de lui et voir ses yeux rougis par les larmes lui fit peine. Il la suivit du regard alors qu'elle allait abandonner sa cigarette et il fourra les mains dans ses poches, d'un air un peu perplexe. « Il n'y a jamais de raisons bêtes pour pleurer tu sais ». N'était-ce pas vrai ? Pleurer de joie ou de désespoir. Pour un chien ou un enfant. Pour un mariage, une naissance. Il y avait des milliers de raisons de pleurer et aucune d'entre-elles n'étaient stupides. Mais la jeune femme semblait vouloir fuir la conversation. Son détournement de sujet était bien tenté mais Razvan n'avait lui-même pas très envie de parler de sa journée. Sa mésaventure du matin l'avait fait cogiter mais il voulait surtout ne plus y penser. « Ça s'est bien passé » dit-il alors qu'elle agrippait le bas de son pull. Le médicomage leva ses mains pour les faire délicatement tomber sur les épaules de Neo et les faire descendre sur ses bras, jusqu'à aller attraper ses mains. « Et si tu me disais le vrai problème ? Il va bien, non ? S'il est chez le vétomage » demanda-t-il d'une voix douce en regardant attentivement son visage, « ce n'est pas de ta faute s'il s'est blessé, Neolina. On ne peut jamais tout prévenir, être tout le temps là, ou avoir toujours les yeux dessus ». Razvan ne s'en rendit pas nécessairement compte mais ses propres paroles pouvaient autant se transposer d'un croup à un enfant. On ne pouvait prévenir n'importe quelle blessure, n'importe quel pleur. Des choses arrivaient et c'était ainsi. S'en vouloir, toujours, était dévastateur et pour un homme porté sur la culpabilité, il en connaissait un rayon. Il lui serra tendrement les mains : « Tu passes le récupérer quand ? ». Pas tout de suite, il espérait bien...


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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Mer 23 Juin 2021 - 1:02

En soi, Razvan avait raison : aucune raison n’était trop stupide pour pleurer. Mais voilà, si Neolina ne portait pas beaucoup de jugement sur les autres, il n’en était pas toujours de même avec elle. Et peut-être était-ce parce que Razvan était justement si dur en apparence que la roumaine se figurait sa propre sensibilité comme un défaut. Ou peut-être était-ce parce qu’elle réalisait la stupidité de pleurer pour une situation qui s’était tout de même arrangée, alors qu’elle faisait face à un médicomage qui affrontait tous les jours la mort, la vraie, et pas juste une petite frayeur ridicule. Mais le fait était que Neo essayait aussi et surtout de se reprendre un peu pour éviter de passer sa soirée à chouiner, et que minimiser ses propres émotions était, pensait-elle, une bonne façon de faire. Aussi haussa-t-elle simplement les épaules avant de changer de sujet, s’enfonçant tout de même toujours dans une attitude infantile malgré elle. Le pull de Razvan n’avait absolument aucun chance face à son stress, et coup de bol qu’il n’y ait pas eu un fil de sorti car elle aurait sans doute tiré dessus sans s’en rendre réellement compte.

Mais sa tentative de dérobade n’eut pas tellement l’effet escompté, et Razvan éluda la conversation aussi brusquement qu’elle avait essayé de le faire avec ses propres larmes. Bon… Elle sentit ses mains rassurantes se promener contre elle, comme une pression délicate qui risquait bien de faire sortir encore quelques sillons d’eau salée à force de sollicitude. Bien se connaître avait son lot d’avantages, c’était certain mais parfois, quand on avait juste envie de s’enfoncer dans le déni ou de cacher des émotions avec lesquelles on voulait se débattre seul, c’était tout de suite plus compliqué. Alors oui, forcément que Razvan avait compris que Neo ne lui disait pas la moitié du quart de ce qu’elle pensait, et la roumaine laissa son regard filer au loin pour éviter de lui répondre. « Oui oui, il va bien. » Évidemment car sinon, elle aurait été ne serait-ce qu’incapable de venir jusqu’ici, ou même de parler et surtout, elle n’aurait pas su s’arrêter de pleurer avant que la source ne soit tarie. Mais sûrement que le poids de sa culpabilité devait se ressentir, et la sorcière soupira sans faire bien attention, un gros soupir aussi lourd que ses remords alors que ses épaules se détendaient un peu - un peu seulement. « Je sais… » C’était tout de même inhabituel, qu’elle parle en monosyllabe alors que lui faisait de longues phrases. Mais bon, c’était plus facile de ne pas éclater en sanglots quand on ne disait presque rien, aussi.

« Demain. » répondit-elle finalement à sa question en osant affronter son regard cette fois. « Ils ont voulu le garder cette nuit pour vérifier que tout allait bien. » Comme elle et ses quelques côtes cassées la dernière fois, ou les multiples fois d’avant, d’ailleurs… L’hôpital, c’était quand même presque sa résidence secondaire. Enfin tertiaire maintenant. Ohlala, mais que c’était compliqué ! Nouveau soupir, avant qu’elle ne finisse par détacher ses mains de celles pourtant réconfortantes de Razvan pour se détourner un peu de lui, alors qu’elle entortillait nerveusement une mèche de cheveux mi-longs autour de son index. « Je suis inquiète, Razvan. » finit-elle par dire tout de même alors qu’elle lui tournait le dos, en s’avançant sur le fauteuil dans lequel elle ne s’assit même pas, s’accoudant plutôt contre le dossier en lui lançant un regard de loin. « Je veux dire, ça fait six mois que je fais tout pour éviter de t’imposer sa présence, et puis… Quoi, bientôt, on va vivre ensemble, et tu vas miraculeusement arrêter d’avoir peur ? Je… » Les mots sortaient un peu en vrac, pas du tout dans le bon ordre, pas du tout de la bonne façon. C’était un sujet peut-être moins épineux que celui de Mihaela, pourtant, Neo avait toujours l’impression de marcher sur des braises. Sa voix trahissait réellement ses craintes, et nulle trace de colère là-dedans, juste une peur sourde de l’avenir - ce qui ne lui ressemblait définitivement pas. « Et si ça ne marche pas, hein ? » finit-elle par laisser échapper, sa voix se brisant un peu avant qu’elle ne prenne sa tête dans ses mains, les coudes toujours appuyés sur le tissu usé. Si ca ne marchait pas, quelle décision impossible devrait-elle prendre, exactement ?
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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Mer 23 Juin 2021 - 22:14

Razvan avait toujours été suffisamment empathique pour aider les autres à pleurer et tarir leurs larmes. Qui plus est lorsqu'il s'agissait d'elle. Neolina était trop solaire pour pleurer, ça gâchait son si beau visage qui ne méritait que de sourire et de montrer sa joie. Malheureusement, parfois, elles devaient sortir. Pleurer faisait du bien, c'était le relâchement du stress, la disparition de la pression. La question de l'état de l'animal de la trentenaire ne visait pas à rassurer Razvan - bien entendu - ni même à marquer un quelconque intérêt de sa part - on s'en doutait - mais bien à lui faire réaliser qu'il ne fallait peut-être pas s'emballer. A quoi bon s'emballer ? Après tout, lui avait le regard de la personne habituée à annoncer des nouvelles difficiles voire dramatiques. Neolina n'était pas du tout dans le même prisme. Et il voulait bien entendre que son affection pour son animal était réelle et donc qu'elle s'en faisait réellement pour lui. Vraiment, il pouvait entendre cela.

Et effectivement, il allait bien. Il était donc sans doute surveillé par les vétomages, au cas où, comme ça arrivait souvent. Le regard de Neolina était fuyant, comme si elle avait peur de son jugement. Lui qui pensait qu'ils en étaient au point où ils pouvaient se dire ce qui les tracassait - à l'exception de ce qui le tracassait lui, en fait - peut-être qu'il s'était trompé, après tout. Elle confirma ses propres soupçons, lui ne répondit rien, même s'il s'étonnait que l'on prenne pareilles dispositions pour un simple animal. Le roumain la regardait simplement calmement, patiemment, comme il le faisait toujours lorsqu'il attendait la suite. Elle vint de manière tout à fait surprenante. La jeune femme préféra s'éloigner de lui comme pour mettre une distance entre eux afin finalement, de lui dire ce qui n'allait pas. D'un même mouvement, il recula jusqu'à la table derrière lui pour s'asseoir à moitié dessus, les mains ancrées dans le bois. Sans la lâcher du regard, alors qu'elle lui renvoyait le sien, il fit face finalement à ce qui la dérangeait avec aplomb. L'attitude physique de Neolina ne laissait rien entendre de spécial, en tout cas jusqu'à ce qu'elle prenne sa tête entre ses mains. A dire vrai, Razvan ne sut pas s'il devait la rejoindre ou non, laissa un silence s'éterniser un peu sans détourner les yeux. Finalement, il ne bougea pas. Neo s'était éloignée de lui toute seule, il ne voulait pas l'envahir. « Ta sollicitude me touche vraiment, tu sais » lui dit-il d'une voix qu'il veilla à garder très posée et douce. Il la détailla quelques secondes encore, comme pour attendre qu'elle relève ses yeux pour le regarder, « mais j'ai accepté ton croup, c'est à moi de m'adapter. J'ai quand même trente-quatre ans, je devrais arriver à cohabiter avec » - supposait-il... En réalité, Razvan savait très bien qu'il allait très mal vivre le fait de se faire sauter dessus en rentrant tard le soir par cet animal doté de crocs ET d'une langue. Le roumain continua de la regarder avec gentillesse et bienveillance, avec un petit sourire sur le visage qui marquait des rides d'expression aux coins de ses yeux noirs : « Regarde moi, Neo, s'il-te-plaît » demanda-t-il tranquillement, « ne t'en fais pas pour ça. Je ne vais pas faire une crise pour ton croup » - il marqua une légère pause, « promis juré. Même si tu lui donnes de l'attention à lui et pas à moi ». Il plaisantait, bien entendu.


(624)

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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Ven 25 Juin 2021 - 23:51

S’inquiéter n’était pourtant pas dans son caractère. La joyeuse petite Neo était une fille du présent, elle et son indécrottable optimisme, pensaient les gens. Réalisme, corrigeait-elle toujours, car Neo ne voyait pas toujours le bon côté des choses, mais le côté vrai. Ce qui était arrivé, ce qui arrivait, et ce qui arriverait peut-être, tout ça étaient des choses avec lesquelles il fallait composer. À quoi bon se battre contre un destin alors qu’on y pouvait rien ? Bien sûr, il y avait les choix qu’on faisait, et la roumaine n’était pas fataliste au point de croire qu’on devait se laisser porter par la vie et les événements sans en être maître. Mais parfois, il y avait bien des choses qui nous dépassaient, et on ne pouvait pas faire autrement. Et donc, il fallait faire avec. Elle ne pouvait pas avoir d’enfant ? Soit, elle avait donc libéré Andrea de ce qu’elle considérait comme un fardeau pour lui, mais qui l’était pour elle en vérité, et avait repris sa route. Et pour ce qui concernait sa relation avec Razvan… Oh, elle avait bien essayé de se battre contre l’évidence, depuis toute gamine même peut-être, et puis finalement, à quoi bon ? Leur amour était comme destiné à être, c’était ainsi. Et c’était une sensation enivrante, un choix qu’elle ne regrettait pour rien au monde, malgré toutes les difficultés que cela impliquait - refaire face à son incapacité à avoir un enfant, devoir apprivoiser celle d’une autre… et Gabi. Alors oui, comparé au reste, Gabi faisait figure de broutille ou presque, mais c’était tout de même un obstacle. Là où peut-être quelqu’un de moins compatissant aurait abandonné la pauvre bête, ou imposé sa présence à sa moitié, Neo avait donc les fesses entre deux chaises et maintenant, elle avait l’impression d’être tombée au sol. De pas très haut, certes, mais sur le coup, ça lui faisait mal.

Toute perturbée qu’elle était par ses propres réflexions, Neo n’avait pas anticipé la réponse de Razvan. Aucune idée de ce qu’il allait répondre, sur quel ton, avec quels mots, rien. Juste ses petits tourments qui l’accaparaient au point qu’elle avait encore envie de pleurer, aussi parce qu’elle repensait à la tête tristounette de son croup quand elle était partie. Il lui manquait, bon sang, et elle ne le réalisait qu’aujourd’hui, que ça lui manquait de ne pas le voir tous les jours ! Il n’y avait bien qu’avec Gabi qu’elle ressentait pareille chose, et Razvan aussi mais c’était autre chose. Le manque, Neo avait appris à le surmonter, et le combler d’autre chose. Ses soeurs lui manquaient parfois, mais elle chassait toujours le spleen en convoquant des souvenirs heureux. Sa mère, c’était une autre histoire. Son amour pour elle vivait mieux à des milliers de kilomètres d’elle, hélas. Sa mère, oui, qui la gronderait de se comporter de la sorte et de tracasser Razvan pour des bêtises. Peut-être était-ce pour ça qu’elle se jugeait si durement, finalement ? Quelques résidus de son éducation, allez savoir…

La voix douce de Razvan l’extirpa de ses pensées nostalgiques, mais pas suffisamment pour qu’elle ne relève la tête. Il était gentil, était-ce vraiment surprenant ? Et voilà même qu’il disait apprécier son attitude, là où elle se flagellait toute seule, comme une grande ! La suite de ses mots, toutefois, entreprit de lui réchauffer un peu le coeur. Que ne ferait pas Razvan pour elle après tout ? Pourtant, sa phobie était bien réelle, comme l’avait prouvé leur escapade au palais royal dernièrement. Il s’adapterait, oui, ne dirait rien, mais Neo ne voulait pas que son amoureux se sente mal dans sa propre maison ! Elle voulait qu’il soit heureux, et qu’il sourit, toujours, de ce beau sourire qu’elle découvrit quand enfin elle le regarda, comme il lui avait demandé. Qu’il était beau. Comme toujours, d’ailleurs, et la roumaine ne put s’empêcher de lui rendre son sourire alors qu’elle s’avançait lentement, presque timidement, pour venir se caler entre ses jambes et poser sa tête contre son torse. « Tsss, j’aurais toujours de l’attention en réserve pour toi, idiot. » le fustigea-t-elle avant de rire doucement en s’essuyant à nouveau les yeux avant de se blottir contre lui. « Promis, il ne te fera rien. Du tout. Je pense même qu’il prendra un malin plaisir à se rouler dans la boue toute la sainte journée. » Avec le temps d’Ecosse, pas de doute que le jardin serait le royaume de la gadoue. Relevant doucement les yeux vers lui, la roumaine redevint plus sérieuse tout à coup. « Merci Razvan. » souffla-t-elle avant de l’embrasser avec douceur. « J’ai tellement hâte qu’on emménage. » acheva-t-elle finalement dans un souffle qui était en fait un doux mélange des deux leurs.
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Razvan Vacaresco

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Sam 26 Juin 2021 - 13:51

Razvan avait appris depuis longtemps que l'on ne pouvait pas tout contrôler. Le destin se faisait toujours plaisir à faire un pied de nez à ceux qui pensaient pouvoir écrire le roman de leur vie tranquillement. Neolina aurait dû le savoir, elle qui l'avait appris à la dure, tout comme lui. On ne pouvait pas tout prévoir, se porter garant que rien ne pourrait jamais arriver. C'était pour cela que même si elle lui avait toujours assuré qu'il ne risquait rien, il n'y croyait pas. Le roumain avait un esprit tout à fait sectaire lorsqu'il était question des animaux, sa vision n'était absolument pas moderne sur la question. Sans doute ne pouvait-on pas être parfait non plus, mais à ses yeux, un animal était impulsif et l'on ne pouvait jamais, jamais être sûr que rien n'arriverait. Il savait très bien que cohabiter avec un croup serait délicat, difficile. Il doutait franchement d'arriver un jour à le dispenser d'une caresse sur la tête. Quoiqu'en dise Neo et quoiqu'elle lui assure. C'était comme ça, la méfiance ne s'évanouissait pas, elle avait même pris soin de se développer encore plus avec le temps. Un souvenir d'enfant était fort, amplifiait toute la réalité. Sans doute que son traumatisme avait été exagéré par rapport à ce qui s'était réellement passé, la mémoire n'était pas absolue, elle jouait des tours. Qu'est-ce qu'il y pouvait ?

Mais au moins, ses paroles eurent le don de rapprocher au moins un peu Neolina de lui. La trentenaire vint se caler entre ses jambes et poser sa tête contre lui. Tranquillement, il fit glisser ses mains jusqu'au milieu de son dos, en faisant de lents allez-retour de bas en haut. « Mais j'espère bien » répondit-il d'un ton faussement offensé quand elle lui affirma qu'elle aurait toujours assez d'attention pour lui. Le médicomage lui embrassa tendrement le front alors qu'elle le dispensait d'une promesse à laquelle il ne croyait pas et à laquelle il ne répondit pas plus. Non, elle ne pouvait pas savoir s'il ne lui ferait rien, parce qu'elle n'était pas dans la tête de cet animal, que l'éducation ne faisait pas tout. Mais que lui répondre ? Elle n'aurait jamais le même avis que lui de toute façon, et elle était suffisamment perturbée ce soir pour ne pas lancer un débat stérile qui les séparerait maintenant. Qu'il passe son temps à se rouler dans la boue ne lui faisait pas franchement plaisir non plus - non mais imaginez la saleté qu'il allait ramener, partout, partout partout ! Encore une fois, il ne dit rien, se laissa tranquillement embrasser alors qu'elle le remerciait. De quoi ? D'être là pour elle ? De la rassurer ? D'être compréhensif ? D'être lui...? Razvan ne pouvait pas faire peser sur elle une peur qu'il traînait depuis l'enfance. Il n'était pas assez égoïste pour cela. « Moi aussi » souffla-t-il alors que le sujet dérivait encore, avant de recapturer délicatement ses lèvres, « bientôt ». Ils avaient assez attendu pour ça de toute façon. Pour un œil extérieur, peut-être que ça allait trop vite, plus vite que la musique. Mais pas à ses yeux à lui, eux qui se connaissaient si bien et depuis si longtemps. Le roumain dégagea finalement ses mains pour faire glisser ses pouces sur les joues humides encore de Neo. « Plus de découchage intempestif ». Il ponctua sa phrase d'un baiser. « Plus de rendez-vous manqués ». Il réitéra. « Plus de nuit solitaire ». Il eut un sourire un peu plus taquin et reposa ses lèvres sur les siennes. « Personnellement, ça me va ». Il posa son front contre le sien pour regarder attentivement ses yeux noisettes : « Veux-tu qu'on sorte ? Pour te changer les idées ? ». Razvan n'avait pas très envie de sortir, lui qui venait de rentrer. Mais pour redonner le sourire à Neo, ce serait la moindre des choses.


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Les mauvais choix

Ché non lo posso sorpportare, questo silenzio innaturale tra me e te | Diodato
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Neolina Siankov

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MessageSujet: Re: Les larmes de croupcodile w/Razvan Les larmes de croupcodile w/Razvan 129196351Mar 29 Juin 2021 - 19:36

Neolina n’avait jamais été femme à faire de grands projets, peut-être parce que trop vite elle avait compris qu’ils pouvaient s’écrouler en une fraction de seconde. La vie n’était faite d’aucune certitude, alors les rêves de Neo étaient devenus ceux de la nuit, et jamais plus elle ne se surprenait à en faire en plein jour. Enfin si, des petits, qui n’impliquaient rien de trop décevant au cas où. Parce que ses rêves d’autrefois, brisés désormais, lui avaient causé trop de peine. Peut-être était-ce pour ça d’ailleurs que sa relation d’aujourd’hui avec Razvan lui semblait si saine, si viable, elle qui pourtant avait fait une croix sur l’espoir d’un avenir amoureux réellement heureux il y avait de ça bien des années. Parce qu’il n’y avait pas de promesse ridicule et silencieuse, parce que la famille de Razvan existait déjà, parce que le secret de Neo était connu des deux - et pour cause. Et même si leur histoire réveillait la douleur de ne pas être mère - car comment aurait-elle pu ne pas souhaiter porter l’enfant de cet homme qu’elle aimait ? - le chemin qu’ils avaient pris ne menaient à aucun faux-semblant.

Raison pour laquelle Neo s’enthousiasmait réellement et sincèrement pour ce projet d’emménagement qui, l’espace d’un instant, lui fit oublier sa peine et ses problèmes en forme de croup. Parce que c’était l’accomplissement d’un futur à deux, un futur auquel ni l’un ni l’autre ne croyait il y avait de ça encore quelques mois, et regardez-les maintenant. Décidé à lui remonter le moral semblait-il, Razvan lui détaillait tous les petits inconvénients de leur vie actuelle - qui n’en étaient pas vraiment d’ailleurs - qui s’évanouiraient aussitôt leurs cartons défaits. Le tout ponctué de baisers, autant dire que Neo appréciait beaucoup, beaucoup le moment et se laissait volontiers porter par toute cette affection qu’il lui dispensait. Quel amour, non mais vraiment. Chaque phrase faisait grandir un peu plus son sourire, et la roumaine s’imaginait fort bien s’endormir chaque nuit avec lui. Chaque nuit, oui, sauf cas exceptionnels peut-être ou gardes tardives mais qu’importait, tant la certitude de le savoir près d’elle lui réchauffait le coeur autant que cette myriade de baisers. « C’est un programme dont je doute pouvoir me lasser. » répondit-elle dans un soupir alors qu’il se détachait finalement un peu d’elle, et que ses lèvres l’appelaient encore, et encore, comme toujours semblait-il. Neo avait besoin de sa dose de Razvan et rien au monde n’aurait pu la détourner de son objectif. Pas même sa gentille proposition car non, ce soir, Neo voulait le garder pour elle toute seule. Ca n’était pourtant pas son genre de refuser une sortie, mais cette journée avait vidé toute son énergie, et elle doutait d’être réellement d’humeur à s’enthousiasmer toute une soirée. Elle allait probablement s’effondrer, endormie, dans les bras de son plus qu’ami, et bien tôt.

Neo secoua donc la tête, et ses mèches blondes avec, sans décoller pour autant son front du sien, en faisant sa petite moue habituelle de gamine déterminée. « J’ai juste envie de paresser avec toi. » Juste ça, oui, s’assoir dans le canapé, poser sa tête sur son épaule trop haute qu’il baisserait sans doute pour qu’elle se sente mieux, entrelacer ses doigts aux siens et écouter le silence ou ses mots s’il daignait faire la conversation pour deux - elle n’en aurait pas la force ce soir. « Cela dit, on peut commander à manger. » Neo ne serait pas Neo si elle ne sortait pas Razvan de sa zone de confort, tout de même. Et la roumaine aurait parié l’entièreté de son salaire que son homme trouvait ça absolument bizarre de se faire livrer un repas alors qu’on pouvait le cuisiner soi-même - oh pragmatisme et tradition. « Tu savais, toi, qu’on pouvait mettre de l’ananas sur une pizza ? » lâcha-t-elle dans un sourire avant de finalement éclater de rire, tant dit comme ça, l’idée était bizarre. Mais bon, la bizarrerie de Stubby avait bon goût, alors… Quelles étaient les chances que Razvan accepte l’idée d’imposer ça à sa bouche ? Hum, proche de deux pourcent, pariait-elle.
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