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Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River

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Wilda Griffiths

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La meilleure défense, c'est l'attaque

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MessageSujet: Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River 129196351Lun 30 Aoû 2021 - 18:49

Mars 1978

Wilda n’était pas une jeune femme de nature anxieuse; elle était ambitieuse et passionnée, ce qui parfois était du pareil au même. Ses doigts glacés pianotaient contre les pans de sa robe de Quidditch tachée de boue, pendant que Coach Hamilton se perdait dans ses habituelles tirades sur leur manque d’énergie à l’entrainement – cette femme était une éternelle insatisfaite et Griffiths plaignait chacun de ses amants. Elle avait vraiment besoin qu’elle aboutisse bientôt, autrement elle se ferait passer un deuxième savon par son très charmant professeur de Droit des Autres qui l’avait en grippe depuis qu’il avait lu son nom sur sa liste de classe. Ou du moins c’était ce qu’elle assumait : Monsieur Belley – le charmant professeur – et son père dispensaient le même cours et les mots manquaient pour expliquer que le cours de Roderic Griffiths recevait bien plus d’éloge que celui de son collègue. Enfin, les absences et les retards de la Harpie ne faisaient que creuser un peu plus son trou à chaque fois. Prof Belley l’avait déjà apostrophée une fois, lui faisait clairement comprendre qu’elle n’avait plus droit à l’erreur si elle souhaitait obtenir autre chose qu’un Troll à la fin de l’année.

Coach Hamilton cessa enfin de bavarder et Wilda fila aussi vite que ses jambes glacées le lui permettaient. Elle passa à la douche sans prendre le temps de sécher ses cheveux, puis enfila une chemise blanche de bonne fille – elle se devait de tout mettre de son côté – puis une jupe en plaid à laquelle manquait les collants pour peaufiner le look de première de classe. Tout juste avant de transplaner, elle ramassa ses cheveux en un chignon bien haut, mais le mal était déjà fait : ceux-ci avait suffisamment dégouliner sur sa blanche chemise pour qu’on y distingue les bretelles de son soutien-gorge bleu pâle et la chaine argentée de sa mère. Le look de bonne fille de famille n’avait jamais été son forte. Sans même un regard – qui sait, avait-elle-même bien boutonné cette chemise? Plus rien ne surprenait – elle transplana en direction de l’ESM, sachant qu’elle avait un quart d’heure de retard, fidèle à son habitude.

Elle s’incrusta discrètement dans la salle de classe, par la porte du fond, et s’assis au deuxième pupitre le plus près de la porte, le premier étant occupé par un grand ténébreux qui avait pris l’habitude d’y poser son fessier. Wilda sorti en vitesse son cahier et sa plume, non sans laisser couler un regard pour les larges épaules du jeune homme, se demandant brièvement quel sport il faisait pour être ainsi monté et avec quelle précision étaient-elles réellement dessinées... hum. La voix sèche de leur professeur la ramena soudainement à l’ordre et elle se mis à noter au verbatim ses paroles.

… les binômes que vous avez formés en début de classe devront remettre un parchemin de 10 000 mots, qui vaudra pour 70% de votre semestre, sur le financement de la discrimination des sorciers envers les Autres … « Binômes? » s’étrangla Wilda en baissant aussitôt la tête espérant que Professeur Belley ne repère pas d’où l’exclamation provenait. merde, merde, merde écrit-elle à la suite de ses notes, comprenant qu’elle était passé sous la table de la formation des binômes, ce qui déplairait fortement à leur vieux prof.

En désespoir de cause, la jeune femme coula un regard vers son voisin. « Hey! » chuchota-t-elle une première fois, « hey! » répéta-t-elle en étirant sa jambe pour tapoter le mollet du garçon, « t’es en binôme? ».

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MessageSujet: Re: Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River 129196351Ven 3 Sep 2021 - 0:46

La porte claque, discrètement, mais suffisamment pour que j’esquisse un sourire. En retard, comme toujours. J’attendais presque de l’entendre, ce son faussement étouffé que tout l’amphi capte, mais elle fait toujours comme si non. A la bourre, comme tout le temps et oui, c’est moi qui dis ça. C'est qu'ici, je suis plus à l’heure que d’habitude pour me fondre dans la masse parce que, déjà qu’avec mon presque deux mètres, je suis pas l’incarnation de la discrétion... Manquerait plus que j’arrive après les autres pour me faire remarquer et ça, merci, mais non merci. Même sur cette chaise d’amphi, je suis pas à l’aise, mes jambes qui tapent dans la petite tablette, mes pieds qui dérangent les gens devant, je suis obligé de jouer les contorsionnistes. Tiens toi droit River, j’entends d’ici la voix de mon père, mais ça serait pas tellement le seul reproche qu’il me ferait s’il savait que je venais là. Et ma mère, mon Dieu… Son fils chéri s’enfonçant dans le mensonge, elle n’aimerait pas ça. Oh que non. Le fraudeur du fond de la classe, l’inventeur d’excuses à la pelle. Ses grands yeux comme les miens auraient pas fini de me faire comprendre ce que sa bouche n'oserait pas dire.

D’ailleurs, il faudrait que je songe à m’éclipser, et vite. Le début de cours sonne déjà le glas de mon assiduité, parce qu’arrive le moment des examens et, comment expliquer que je ne vais pas gratter du papier pour la beauté du geste. River Dawn, qui ça ? Certains profs ont déjà capté que je n’avais rien à faire là, et j’ai opté pour l’usurpation d’identité. Ash Thompson a arrêté les cours je ne sais quand, mais apparemment, personne n’est au courant. Passer de River à Ash, c’est quand même une sacrée ironie, mais au moins, j’ai l’impression que ça me sauve la vie. En tout cas, je vais pas faire décrocher une bonne note à ce mec qui n’a pas eu le courage de bosser, et puis si ça se sait ce que je fais, j’ai trop peur de la conséquence. Oublietté le moldu, salut.

La brunette pose ses fesses comme d’habitude, pas bien loin, et mon regard file vers elle sans que je ne le retienne. Elle a toujours cet air un peu négligé, mais dans le bon sens du terme. Elle fait vraie. À trop trainer avec des mannequins, j’ai comme une allergie à la beauté des filles qui font tout pour l'être. Mais cette fille, Wilda, elle est pas comme ça. Je sais qu’elle fait du Quidditch, j’ai entendu une conversation un jour et puis, elle a cette allure svelte et ces cheveux souvent encore trempés de la douche qui ne trompent pas. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour comprendre qu’elle gravite entre deux mondes, l’esprit et le corps, nourrir l’autre et défouler l'autre. J’ai connu aussi, dans le monde moldu, faire cohabiter les entraînements de rugby et les cours de politique avancés. Ca n'a pas tellement marché. Même dans la tête des gens, ça ne marchait pas. Une tête qui joue les athlètes, ça ne fonctionne pas. Un bourrin qui sait débattre, ça ne colle pas non plus. Alors on peut dire que je la comprends un peu, je l’envie aussi parce qu’elle s’obstine et moi, j’ai lâché. Je devais pas assez aimer le rugby.

Mon parchemin est plus vierge que 98% de l’amphi, et je l’entends gratter à côté de moi alors que mon regard se perd sur les paires déjà assemblées. Je reviendrai sûrement pas, dernier cours avec le professeur Belley, et je sais pas trop si je vais regretter. Le sujet est intéressant, et j’aurais eu un joli O si d’aventure mon avis importait. Ou pas du tout, parce que j’aurais pas su m’empêcher d’y glisser mon point de vue tout moldu, allez savoir. Une chance pour mon binôme imaginaire que j’ai des envies de prendre l’air. J’entends la championne s’étrangler avec sa salive en apprenant qu’elle a raté le pairing, je suis pas le seul d’ailleurs. Vu que j’ai plus tellement grand chose à perdre, je fais diversion en tapant un coup dans le dossier vide devant moi. Le prof s’arrête, lorgne vers moi, mais ses vieux yeux ne distinguent pas bien dans l'ombre où on est tapis, tout là-haut. J’ai vite compris ça, et je fais juste un geste d’excuse de la main pour ne pas énerver le type, ne pas lui donner envie de s’approcher. Et continue alors la litanie soporifique.

Ca fait un bail qu’on m’a pas fait du pied, mais là, c’est bien une chaussure qui vient frôler ma cheville pourtant alors que je m’apprête à décamper. J’avais déjà entendu ses interpellations, mais je sais ce qu’elle va me demander. Je le sais, et je veux pas mentir. Je fais jamais ça par plaisir. Mais là, difficile de faire comme si j’avais pas senti sa bottine me frôler le jean. Mon regard accroche d’abord le bleu sous sa chemise avant de remonter. Pardon, mais c’est quand même bleu. J’ai un moment d’hésitation, à me dire que je pourrais bien jouer les Ash un peu pour lui sauver la mise. Mais ça serait pire quand elle apprendrait le subterfuge, quand Belley l’apprendrait, la punirait.

« Non, mais je finirai pas l’année. » C’est techniquement une vérité, ça me fait me sentir moins coupable. Ma jambe tressaute un peu, nervosité. « Mais Ponytail est pas là aujourd’hui. Dragoncelle, je crois. » En fait, j’en sais rien.  « Vois avec elle la prochaine fois. »

Ponytail, c’est comme ça que j’appelle celle qui m’a permis de taper dans le dossier qu’elle a déserté. Je l’appelle comme ça parce que sa queue de cheval a la sale manie de traîner sur mon pupitre, et ça m’énerve. Une fois, elle a ralé d’y avoir trouvé de l’encre, et ça m’a salement fait marrer. Moi je retrouve bien des mèches blondes dans mon sac à cause d’elle, est-ce que je râle ? Dans ma tête oui, mais jamais à elle. En tout cas, aussi insupportable soit-elle, elle fera une meilleure partenaire que moi. Enfin, une partenaire qui rendra un devoir, c’est déjà ça.
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MessageSujet: Re: Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River 129196351Mar 28 Sep 2021 - 3:07

Ah les mecs – elle a envie de sourire comme on sourit à un bébé qui arrive enfin à faire deux pas, attendrie – toujours si rapides à reluquer des culs ou des boules, pas que ça la dérangeait, elle était elle-même passé maître dans l’art d’apprécier la marchandise. Sauf que là, franchement, elle était platement habillée d’une chemise blanche sans personnalité et sans décolleter, il fallait quand même … la main de la sorcière vola au collet de sa dite chemise : trempé. Wilda jura mentalement. Autant retourner le bureau et s’affaler au sol. Elle était définitivement in-ca-pa-ble de faire preuve d’un minimum de tenue, même quand elle essayait. La Gazette pouvait bien faire aller sa langue sale. Agacée plus que gênée, la poursuiveuse reporta son attention sur son bellâtre de voisin de pupitre; elle avait plus important à fouetter.

Le joli visage de la jeune femme se peignit d’une expression mi-amusée, mi-dépassée et son sourcil gauche s’arqua bien haut.  Elle l’observa pendant un moment avant de déclarer en chuchotant « non, tu finis ton année. » Ne pas finir son année, quel hurluberlu quand même! Ils en étaient déjà à la moitié de la session, ce serait con d’abandonner maintenant. « Et puis t’as la chance de ta vie, car tu termineras ta session avec moi. C’est pas tous les jours qu’on est jumelé avec une sorcière aussi intelligente et merveilleuse que moi! » Wilda lui offrit un clin d’œil taquin pour ponctuer le cinéma qu’elle livrait. Cet homme, qui qu’il soit, finirait son semestre et elle ajouterait à sa charge mentale de lui insuffler un peu de motivation. L’athlète était bien placée pour savoir qu’il était parfois difficile d’arriver à la fin du mois sans perdre la boule, elle lui donnerait un coup de main avec grand plaisir. Dans un cubicule de la bibliothèque. Les cubicules sans fenêtre du 3e étage, de préférence.

Ses pensées indisciplinées la firent sourire et elle autorisa même son regard à s’attarder un peu sur l’os de la mâchoire de son collègue. « De toute façon, c’est décidé, toi + moi = big O… t’en fait pas, t’auras pas à faire tout le travail, j’suis douée ». Wilda reteint un ricanement tout à fait immature et pris la peine de couler un regard vers ce très cher Prof. Belley afin de s’assurer qu’il demeurait inconscient de leur petite négociation. Par malchance, le regard du vieil aigri trouva le sien et lui lança quelque chose qui s’apparentait à un impardonnable. La brunette lui offrit sa plus belle expression sage et innocente avant de reporter son attention sur le pauvre étudiant sur qui elle avait jeté son dévolu. Académiquement parlant. « Aller, fait pas cette tête-là…j’ai tendance à avoir de fréquent problème de garde-robe…y’a pire comme partenariat » osa-t-elle encore en se trouvant franchement drôle mesdames et messieurs. Et puis, disons qu’avec son expression mortellement sérieuse, le brun attisait le feu sans même le savoir. Fallait se lâcher un peu…

La sorcière roula les yeux et soupira, « alors, ton nom? » exigea-t-elle.

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MessageSujet: Re: Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River 129196351Lun 11 Oct 2021 - 5:02

Ca a jamais été tellement mon genre de penser à la place des autres. Pourtant, j’entends d’ici les railleries de mes potes qui n’en sont plus vraiment, la faute à la distance. Pas tellement parce que j’ai décidé de m’immiscer dans un monde qui ne veut pas de moi, où je frôle vraiment la mort à chaque coin de rue parce que la magie contre mes poings, ça ne donnerait vraiment rien de bon. Un peu parce qu’au lieu de m’enfoncer dans la facilité et de capitaliser sur ma belle gueule, je préfère retourner sur les bancs de l’école. Mais surtout, oui surtout parce que je suis en train d’essayer d’esquiver un tête-à-tête avec une beauté qui a priori ne demande que ça de se retrouver avec moi histoire d’étudier - et plus si affinités. Ca, c’est peut-être les idées que je me fais mais même si son intention n'est pas là, sûr que j’arriverai à faire pencher la balance si je voulais. Et je voudrais bien, là est la vérité. Mais lui faire un coup tordu avant de disparaître comme un mec capable de transplaner, ça serait tellement moche que j’ose à peine y penser.

J’ai tenté l’excuse, et la vérité, c’est qu’avec la majorité des gens, ça serait passé. Mais la demoiselle Griffiths a une obstination que j’aime assez, que je ne connaissais pas trop avant aujourd’hui même si j’aurais pu deviner, vu l’acharnement qu’elle met à concilier deux bouts de sa vie qui ont du mal à cohabiter. J’admire ça, vraiment. Autant que cette façon qu’elle a d’essayer de m’imposer un truc dont je ne veux pas. Finir mon année, c’est mignon dit comme ça. Si j’étais inscrit, en vrai je l’aurais fait. Même dans mon cursus moldu, j’ai toujours fini ce que j‘avais commencé, du moins une année, pas le programme complet. Si j’avais le droit d’être là, j’aurais foncé et accepté ce binôme sans ciller, parce que passer des heures à parler droit avec elle me branche quand même fort, au delà des autres possibilités que ça implique. Cerveau reptilien qui me fait dériver alors que je force terriblement pour ne pas reluquer ses bretelles, encore. Et puis cette façon qu’elle a de vendre le truc, même si ça sent la confiance un peu mal placée, ça me plait. Clairement un truc que j’aurais pu faire pour convaincre quelqu’un, et qu’est-ce que j’aurais aimé me laisser endormir franchement. Son clin d’oeil me file un petit coup de chaud, et mon sourire grandit un peu mais pas le reste, promis. Je doute pas qu’elle soit intelligente, et merveilleuse. On aurait pu en faire des merveilles, à deux. Par écrit ou dans un lit, je pense.

« Je te crois sur parole. »

Qu’est-ce que j’aurais pu répondre d’autre ? Sa fierté encore, je m’en fous, mais son audace… C’est tellement séduisant que ça me déclenche un truc qui me pousserait presque à jouer l’imbécile. Mais l’instinct de survie ressurgit plus vite que le reste, et je sais que je peux pas m’amuser à faire l’imbécile. Ma mémoire en dépend, ma vie presque aussi si on extrapole. Et elle continue son laïus. Pas de doute que si un jour elle veut devenir avocate ou autre métier destiné à convaincre, elle a le caractère pour. Bien sûr qu’on aurait un O à deux. Bien sûr qu’on aurait laminé tous ces abrutis du premier rang, parce qu’être au fond, ça ne voulait rien dire. Franchement, ma volonté est à deux doigts de plier. Surtout quand son argument s’aventure du côté de ses tenues un peu… mouillées ?

« C’est putain de convaincant. »

Pour la classe, on repasserait, mais ça exprime clairement le fond de ma pensée. Non pas que ça soit le seul truc qui m’intéresse, parce que si je voulais de la nana facile, sans offense aucune, je pourrais. Mais elle pourrait me résister un peu, souffler le chaud et le froid, je le sens si fort que ça m’électrise un peu. Mais on est dans un amphi, un amphi dans lequel je ne suis pas le bienvenu, et l’heure de la révérence a sonné. Le regard du vieux est trop braqué sur nous, et ça me déclenche un petit stress que sa question à elle accentue encore. Mon nom ? Elle croit que je vais céder, c’est terrible. J’aimerais, mais non. River, sois sage. Pour ton bien à toi. Des filles, t’en trouveras d’autres. Peut-être pas des comme ça, mais tant pis. J’hésite une seconde ou deux, lui donner mon faux alias ou mon vrai nom ? Telle est la question.

« River. »

L’instant d’après, je me suis déjà levé pour me barrer, sans demander mon reste. J’aurais pu mentir, protéger mes arrières et compagnie. Mais à quoi bon ? Je ne reviendrai pas dans ce cours-là, sûrement pas dans ceux qui suivraient parce que les examens affluaient de partout. Spectateur je suis, spectateur je resterais. Et alors que je suis arrivé à la porte, je lui lance un dernier regard, un peu empreint de regrets, mais bon… Je m’en remettrai.

Quatre jours plus tard, un lundi comme un autre. Bibliothèque universitaire, j’ai louvoyé avec une copine pour passer sous le regard inquisiteur du dragon qui veille sur les lieux. Effectivement, je squatte de moins en moins les cours, parce qu’on nous demande des rendus que je ne peux pas faire. Ca me fait chier, parce que les réponses, je les connais. Je pourrais être major de promo, si tant est que ça m’intéresse. Je pourrais changer des trucs aussi, si ça se trouve. Mais ma vie me parait plus importante, merci. Ma pote est partie je ne sais où, et j’ai juste posé mes fesses sur un fauteuil un peu snob, un grimoire énorme entre les mains, prêt à feuilleter pour apprendre tout seul, comme un grand. Vu l’amas de poussière, personne n’a ouvert ce truc depuis un siècle. Je souffle sur la page que je m'apprête à lire, ravi de m’y plonger alors que je rêve d'une cigarette pour accompagner le moment. Mais bon, ne tentons pas le diable, même si les gens qui viennent ici sont des rats de bibliothèques. Ou des gnomes, si on parle comme un sorcier. Bref, personne ne va me remarquer. Que je crois.
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MessageSujet: Re: Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River Le début d'un partenariat plus ou moins scolaire | River 129196351Hier à 4:09

C’est putain de convaincant. Ces paroles avaient été prononcées avec si peu de détour et avec une nonchalance franche qui surpris agréablement la sorcière – et par agréablement elle voulait dire qu’elle avait trouvé ça carrément sexy. Un bouffée de chaleur s’empara de la jeune femme qui espéra que le piètre éclairage de l’auditorium masquait la douce teinte de rose qui vint colorer ses pommettes. C’est putain de convaincant. Wilda n’avait jamais été aussi consciente de la transparence du haut de sa chemise humide et inconsciente d’être dans un local bondé de jeunesse. Le visage du brun lui était parfaitement inconnu – croyez-là, elle s’en serait rappelé s’il avait arpenté les couloirs du château – et vu l’absence d’accent elle arriva à la conclusion qu’il devait avoir trois ou quatre ans de plus qu’elle. Cette parcelle d’information lui fit un peu trop d’effet pour la situation. C’était sa nonchalance et son je-m’en-fou-tisme qui lui donna l’impression d’être face à un homme tout à fait en contrôle. La brunette cligna plusieurs fois des yeux; elle était incorrigible, vraiment. Focus Wildo, tu as une session à passer, un partenaire à dégoter. Un partenaire qui s’appelait donc River. Et qui se barrait. Le salopard! Il était doué. Mais elle l’était aussi. Elle se contenta donc simplement de s’accoter sur le dossier de sa chaise, de croiser la jambe et de bien arquer le sourcil gauche pour accueillir le regard qu’elle savait il lui jetterait avant de disparaître…parce que c’était putain convaincant.

Il lui fallu quelques minutes pour rapporter son attention à ce que disait leur charmant professeur, mais Wilda passa le reste du cours à prendre dument des notes, telle l’élève parfaite qu’elle tentait d’être. Lorsque la leçon fut terminée, elle s’aventura à l’avant en prenant bien soin de ne pas croiser le regard de son professeur et inscrit son binôme sur le parchemin à cet effet : Wilda Griffiths & River B.G. Évidemment, elle se délecta de son propre humour.

***

Jongler entre l’ESM et le Quidditch était de plus en plus complexe, mais Wilda gardait étrangement la pêche, déterminée à tout accomplir et à tout réussir. Elle était également devenue pro dans l’art de taper à coup de pelles l’insidieuse pensée qui lui soufflait qu’elle allât bientôt devoir faire un choix. Ou plutôt qu’elle allait devoir laisser tomber l’ESM, car son choix était fait depuis qu’elle avait chevaucher un balai pour la première fois. C’est sur cette pensée récurrente qu’elle fit tomber un énorme livre. BANG. « Pardon » chuchota-t-elle nullement surprise par sa gaffe; disons qu’à se mouvoir si vite avec la tête si pleine on avait tendance à délaisser son attention pour le détail. À cela s’ajoutait le fait que la sorcière s’était ambitionné à empiler maintenant cinq ouvrages entre son avant-bras gauche et son menton, telle une moldue. Elle aurait pu faire comme tout le monde et sortir sa baguette…si elle avait pris cette décision trois ouvrage plus tôt. Pour le moment la poche intérieure de sa veste était inaccessible. M’enfin, ce serait bien de changer de méthode. L’athlète se dirigea donc vers le bout de l’allée afin de trouver une table pour y poser sa cargaison et y trouva le mystérieux River, bien installé dans un fauteuil juste à côté d’une petite table à café. Il tombait à point.

Wilda lâcha sa pile de livre sur la table de café en faisant un 2e vacarme – elle s’en foutait un peu, soyons honnêtes – « River, tu tombes à point j’étais justement entrain de nous sélectionner des ouvrages pour le travail de Belley. » Ironiquement, elle daigna chuchoter, mais c’était trop peu trop tard, les étudiants dans les parages lui lançait des regards outrés. La sorcière roula les yeux au ciel; elle avait toujours trouvé que les rats de bibliothèques étaient, ma foi, des drama queen. « Ils sont pas très fans » ajouta-t-elle en se pointant, car c’était d’elle que la population de la bibliothèque n’était pas fan. C’était leur jour de chance, elle avait déjà installé son sac et ses plumes dans un des cubicules libres.

« Alors en recherche je préfère toujours faire un premier repérage, sortir tous les livres qui mentionnent les thèmes pertinents dans leur table des matières et faire un tri. » Fidèle à elle-même la brunette enchaînait les paroles sans rechercher le consentement de l’autre – de toute manière elle avait déjà décidée qu’il était son binôme – et s’activait à autres choses, les yeux détaillant les reliures des livres. Elle en ramassa deux autres qu’elle ajouta à la pile, puis un troisième. Une jolie tour de livre. « Aurais-tu l’amabilité de mettre tes gros bras à mon service? » demanda-t-elle.

Encore une fois, elle aurait pu agiter sa baguette, mais pourquoi choisir cette option lorsqu’on pouvait en profiter pour admirer un biceps qui se flex?

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