Le nouveau design est installé ! Nous remercions chaleureusement l'Ecureuil pour son travail magnifique !
Retrouvez la dernière édition de la Gazette des sorciers !
Le Deal du moment :
Les Loups-Garous de Thiercelieux (Edition 2021) ...
Voir le deal
7.75 €

Partagez

La damisela en apuros w/Clare

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Cosme Delarco

Cosme Delarco


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque
| HIBOUX POSTÉS : 7
| AVATARS / CRÉDITS : Alberto Ammann @cosmiclight
| SANG : né-moldu


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD :
| PATRONUS :
| POINTS DE COMPÉTENCE :

La damisela en apuros w/Clare Empty
MessageSujet: La damisela en apuros w/Clare La damisela en apuros w/Clare 129196351Mer 17 Nov 2021 - 20:52

Août 1979.

«  Clare ! » La voix de l’espagnol, comme une complainte emplie de fougue, fut couverte par les bruits tonitruants alentours. « Claaaaaare ! » Cosme hurla à s’en arracher les cordes vocales alors que tout n’était que bruits confus et chaos indéchiffrable. L’ombre menaçante qui les surplombait tous jeta un froid sur sa silhouette au sang chaud et pourtant, il fonça dans la débâcle sans réfléchir. Comme mu par un feu qui ne couvait qu’en lui, rapide comme le serait un homme poursuivi par un Womatou, agile comme l’était l’animale. Cosme courrait comme si sa vie en dépendait, et le fait était que c’était le cas.

Clare était sa vie, dans un sens romantique, mais pas seulement. Pas toute sa vie, certes, car se résumer à n’être qu’avec quelqu’un n’avait jamais été dans sa vision des choses de l’amour. Preuve en était, ce besoin irrémédiable qu’il avait eu de parcourir le monde là où elle restait si bien ancrée dans cette ville qui avait certes du charme, mais qui n’était qu’un infime fragment de poussière de monde dans le coeur de l’espagnol. Alors il était parti, la laissant là, seule, songeant qu’ils pouvaient bien survivre à un été passé loin de l’autre. Mais dès qu’il avait su, Cosme était revenu au galop, bravant ses principes pour prendre le premier portoloin venu et arpenter encore, et encore, la devanture de la rue interdite à la recherche d’une brèche, d’une faille. Mais rien, rien si ce n’était sa culpabilité d’être parti précisément quand il aurait fallu rester. Toutes ces heures à tourner comme une manticore dans sa cage, Cosme ne pensait qu’à Clare. Jours et nuits, toutes celles qu’il passait éveillé à se ronger les sangs, observant la lune en se disant que peut-être elle faisait la même chose, en même temps. Qu’avait-il fait, para todos los dios ? La peur le rendait fou, l’impuissance le rendait amer - lui, homme doux par excellence - et le temps s’égrenait, lentement, alors qu’aucune issue ne se profilait. Chaque jour l’éloignait d’elle, qu’il sentait si proche et pourtant si loin, derrière ce mur invisible qu’il aurait fracturé de ses poings si seulement la magie marchait comme ça.

Pourtant, porté par un espoir qu’il se refusait de perdre, Cosme venait tous les jours, hélant les mutiques silhouettes masquées, hurlant sur les représentants d’un ordre qui n’était plus. Pourquoi n’agissaient-ils pas ? Porque ? Ses compétences magiques étaient trop faibles pour qu’il ne sache quoi faire qu’un sorcier talentueux n‘aurait déjà tenté. Ne restait que son obstination vaine, cet acharnement qui ne servait à rien sinon à le faire tenir encore debout. Sinon le faire se trouve là aujourd’hui, exactement là où il devait être, enfin.

Tout n’était que chaos, poussière, cris et corps jonchant le sol. L’instinct premier de Cosme l’aurait normalement poussé à aider tous ses prochains, mais sa seule priorité était désormais de sauver celle qui comptait. Son serment n’était pas encore fait, et Clare pouvait bien faire figure de prochaine privilégiée pour le moment. Et aucun serment que ce soit ne l’aurait de toute manière fait penser autrement. Pas une seconde il ne s’était autorisé à croire qu’elle était… Pas une fois, no. Y songer, c’était risquer de provoquer le destin et ça, il ne pouvait pas. Sans réfléchir, obéissant à un instinct primaire, Cosme esquivait toutes les âmes qui vivaient et les autres, sa baguette sortie comme une précaution inutile. Son souffle était encombré par la poussière des gravas qui le fit cracher un imposant moco sur le pavé alors qu’il continuait sa course sans ralentir.

La devanture familière de l’apothicaire attrapa finalement son regard empressé, qui ne put que remarquer les éclats de verre qui encadraient l’ancienne vitrine désormais en morceaux. Piétinant les débris de ses bottes déjà usées par les voyages, Cosme ouvrit d’un coup d’épaule la porte qui ne résista pas à sa fougue et gravit quatre à quatre les marches branlantes dont une - toujours la même - qui faillait céder sous son poids. «  Clare ! » Sa voix retentit dans la cage d’escalier vide, mais rien. Aucune réponse en écho, juste le silence avec l’apocalypse sonore en fond. Finalement, le bois moulu céda avant l’étage qu’il cherchait à atteindre, emprisonnant sa cheville et lui faisant un mal de chien alors que son corps, sous le coup de l’adrénaline, avait cherché à continuer sa course. «  Madre de puta ! » La salve de jurons fut ininterrompue alors qu’il se débattait comme un loup pris au piège, prêt à se ronger la peau pour s’échapper. La magie, pourquoi faire, hein ? Finalement, l’espagnol parvint à se dégager et recouvra sa liberté, ignorant la douleur dans sa chair tandis qu'il bondissait jusqu’à l’étage. Leur étage. Était-elle seulement là ? « Clare ! » appela-t-il une fois de plus, le nom roulant contre son palais déshydraté par sa course folle, alors qu’il s’appuyait sur sa cheville meurtrie pour prendre son élan et défoncer de son pied viable la serrure, comme le moldu qu’il était toujours resté au fond de lui.

L’appartement était en désordre total, envahi par une fumée épaisse causée par les affrontements à l’extérieur. Mais la pièce était petite, si petite qu’il ne s’en plaignait jamais car cela voulait dire être toujours près de Clare et aujourd’hui, la trouver plus vite. Ses yeux bruns captèrent immédiatement la silhouette recroquevillée de sa femme sous la table et Cosme se rua en sa direction, glissant contre le sol pour la rejoindre et toucher sa peau d’albâtre maculée de traces dont il n’osait imaginer la provenance. «  Clare ! Mi amor, je suis désolé. Désolé, désolé, si tu savais… » Alors que ses mains avaient pris en coupe son visage, les mots sortaient de sa bouche sans qu’il ne maitrise rien alors qu’il entrecoupait chaque phrase, presque chaque mot, de baisers sur ses joues, ses lèvres, son nez, son front, comme pour se ré-approprier ce visage qui lui avait tant manqué. «  Je t’aime tellement, tellement, mio dio, plus jamais je ne pars, plus jamais, je suis là. » Il était là oui, enfin. Ils étaient à nouveau deux. À jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Clare Delarco

Clare Delarco


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 59
| AVATARS / CRÉDITS : emma corrin ~ ooolympia ~ icon signa by renegade
| SANG : Mêlé


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD :
| PATRONUS :
| POINTS DE COMPÉTENCE :

La damisela en apuros w/Clare Empty
MessageSujet: Re: La damisela en apuros w/Clare La damisela en apuros w/Clare 129196351Ven 26 Nov 2021 - 15:36

Le temps s'étirait, s'étirait et tout ce qu'elle entendait, c'était les cris au dehors. Les rugissements de la bête. L'explosion des sortilèges qui se heurtaient les uns aux autres, qui touchaient des corps, peut-être mortellement, ou s'écrasaient contre des protego. Clare avait à la fois l'impression d'être totalement en dehors du combat comme totalement au centre. Un sortilège, à un moment, vint même s'éclater contre son mur. Sa couleur verte s'imprima dans sa rétine claire et elle serra d'autant plus ses maigres jambes devant elle. Et puis, elle fit quelque chose qu'elle n'avait jamais fait jusqu'à présent, elle essaya de se déconnecter de ce terrible moment. Sur ses joues coulaient toujours ses larmes, mais l'anglaise forçait son esprit à vagabonder ailleurs. Un très vieux souvenir lui revint en mémoire, à cette époque où elle était haute comme trois pommes et où sa mère, en lui coiffant ses cheveux mouillés par l'eau de la douche, lui chantait une douce chanson. Et c'est tout naturellement, ou presque, qu'elle se mit à chantonner, pour se rassurer, comme si sa mère était présente pour lui flatter délicatement les cheveux. Elle enfouit son nez dans le pull de son mari. Il aurait pu faire bien trop chaud pour porter un pull en plein été, mais sans sortilège, il faisait un froid de canard dans cet appartement. Et si loin qu'elle fut, pour autant, elle crut pendant un instant que son esprit lui jouait de mauvais tours et se reconcentra dans cette chansonnette. Jusqu'à sentir un contact contre elle qui, paradoxalement au soulagement qu'elle ressentit en ouvrant les yeux, la fit pleurer de plus belle. Clare se laissa aller sans un mot, pas même pour dire le prénom de son époux. Elle se réfugia contre lui, ignorant presque la myriade de baisers dont il la caressait, pour faire glisser ses mains contre ses flans et l'enlacer. L'enlacer comme s'il ne lui restait plus que cela, comme s'ils allaient tous les deux mourir là, sous cette table, dans cet appartement minuscule témoin maintenant des plus terribles atrocités. Les sanglots de l'apothicaire déchiraient la pièce. Comme si les combats n'étaient qu'un bruit léger au dehors. Mais Cosme était là, Cosme était contre elle et n'était plus simplement une odeur qui tendait à s'effacer sur un pull mais bien là devant elle, contre elle. Clare fit glisser une main dans ses cheveux ébènes, pour le sentir encore plus contre elle, et qu'il ne la lâche plus jamais. Elle qui lui avait toujours laissé son indépendance, à cet instant, elle ne voulait plus qu'il en ait. La jeune femme voulait rester contre lui, des heures, des jours qu'importe après tout. Pas seulement pour rattraper le temps perdu mais surtout, surtout, parce qu'elle avait besoin de se laisser aller farouchement au soulagement qu'elle ressentait. « Tu es venu... ». La voix était si faiblarde qu'elle ferait pitié à n'importe qui. La bouche contre son épaule, pour s’imprégner de lui. « Tu es venu ». Il était venu la chercher. Comment ? Ça elle s'en fichait bien. La voix chargée de larmes ne pouvait pas aller plus loin, alors même qu'elle ressentait avec puissance une vague d'amour incommensurable envers lui. Mais peut-être après tout qu'il ne fallait pas de mots et seulement ressentir l'étreinte profonde et puissante qu'elle lui donnait en cadeau.


(550)
Revenir en haut Aller en bas

La damisela en apuros w/Clare

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Balade à Londres :: Le chemin de traverse-