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La chance sourit aux audacieux // Stubby

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Rita Skeeter

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MessageSujet: La chance sourit aux audacieux // Stubby La chance sourit aux audacieux // Stubby 129196351Sam 15 Jan 2022 - 13:29

La chance sourit aux audacieux, me dis-je en voyant les portes de l’ascenseur commencer à se refermer, engloutissant Stubby Broadman entre ses quatre murs exigus. Je ne réfléchissais pas, abandonnant ma conversation avec l’un de mes collègues ; j’envoyais valser mon sac entre les deux portes pour les bloquer - ding !, annonça l’ascenseur en s’ouvrant de nouveau - et j’entrai triomphante, un sourire malicieux, le nez piqué par le parfum omniprésent du chanteur. Il fallait qu’on le remarque, comme toutes les stars du show business, il ne vivait que pour ça, et ceux jusque dans l’odeur de vétiver qui suintait de sa cape finement brodée. Oh ça, pour le remarquer, je le remarquai, il ne fallait pas qu’il s’inquiète.

« Stubby,» dis-je avec un grand sourire, penchant légèrement la tête sur le côté, mes boucles blondes glissant contre ma joue. « Quelle surprise ! »

Je te tiens, aurais-je pu ajouter. Enfin !

La journée s’était pourtant mal annoncée. Je m’étais réveillée avec mauvais mal de crâne, après une nuit agitée dans l’un des bars du Chemin de Traverse, et en voulant me préparer rapidement une potion pour me soulager, j’avais remarqué qu’il me manquait des ailes de libellules dans ma boîte à pharmacie ; j’avais pesté et bus un thé noir en espérant que cela suffirait, et j’étais partie travailler sur mon bureau mon brouillon de l’article sur lequel je travaillais. Ce midi, j’avais renversé du gravy sur ma nouvelle chemise iridescente, et même si un seul coup de baguette avait suffit à la faire disparaître, j’avais pesté de ma maladresse.

Mon enquête sur la corruption des vendeurs de plume de phoenix patinait, Ollivanders et ses employés se transformaient en langue de plomb dès que je m’approchais de la boutique, et mon rédacteur en chef m’avait convoqué pour m’annoncer que nous avions encore reçu un hibou de plainte d’un des membres du Ministère après l’un de mes articles. Évidemment, bien que la Gazette ne l’avoue pas publiquement, elle me défendait jusqu’au bout, consciente que mes papiers faisaient vendre des journaux, mais il faudrait tout de même rédiger une lettre d’excuse. C’était trivial, j’étais habituée. Mais cela n’améliora pas mon humeur.

Alors évidemment, lorsque j’aperçus Stubby dans l’ascenseur, je sus qu’elle était là, ma chance de retourner cette journée morose, d’avoir ma petite victoire. Cela faisait longtemps que je rêvais d’interviewer Stubby, mais cet imbécile de diva m’évitait comme la peste, préférant accorder son temps à Antonin. Depuis quand est-ce qu’Antonin était le journaliste pour ce genre de portrait ! C’était moi qui couvrait ce genre de personnages, d’actualités, toujours au cœur des nouveautés du show-business, fourrant mon nez dans les affaires des plus grands. Quelle idée que de confier ça à Antonin, dont le sérieux était étouffant à mourir - c’était un excellent journaliste, bien sûr, mais beaucoup moins intuitif que moi. Et il en fallait, de l’intuition, quand on essayait de percer à jour les gens.

L’ascenseur se mit en marche, descendant deux étages - il me suffit d’un simple sortilège informulé pour qu’un bruit de ferrailles suspect gronde dans l’atmosphère. Je feignis l’inquiétude et la surprise, et appuyai plusieurs fois sur les boutons qui clignotaient à présent de toutes les couleurs.

« Oh, ça arrive souvent à la Gazette, les ascenseurs sont vieux,» expliquai-je, et je sortis ma baguette en l’agitant pour essayer de faire redémarrer l’engin. Evidemment, mon maléfice était bien en place, et les sortilèges habituels ne pourraient rien faire contre lui. J’avais envie de rire : les gens oubliaient souvent que j’étais une sorcière brillante. Je poussai un soupir dramatique. « Nous voilà coincés !»

Je me tournai vers Stubby, mes yeux brillant de curiosité.

« Aurais-je donc enfin le droit à un tête à tête avec le grand Stubby Broadman ? C’est que vous êtes difficile d’accès…»
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MessageSujet: Re: La chance sourit aux audacieux // Stubby La chance sourit aux audacieux // Stubby 129196351Dim 16 Jan 2022 - 23:13

Stubby Boardman avait accordé un entretien à un journaliste de la Gazette du Sorcier pour son enquête sur les Jeux Magiques Internationaux de Dublin de 1980, dont la tenue n’était encore qu’hypothétique compte tenu de la menace omniprésente du Seigneur des Ténèbres et de ses disciples. Les Croques-Mitaines, trois ans auparavant, avaient signé un contrat officialisant leur future participation à la Cérémonie d’Ouverture. Cependant, pour la deuxième année consécutive, l’iconique groupe de musique fit une absence très remarquée lors du Grand Concert de la Nouvelle Année, organisée chaque année par une organisation culturelle proche du Ministère. Prestigieux concert produisant les musiciens les plus renommés du pays. Absence témoin de la forte dégradation de la relation entre les Croques Mitaines, plus particulièrement leur chanteur vedette, et le Ministère de la Magie. Le journaliste avait flairé une future rupture de contrat pour les Jeux Magiques Internationaux et avait voulu en savoir plus autour de la question.
L’entretien avait duré plus d’une heure et Stubby avait hâte d’aller vaquer à ses nombreuses autres occupations de la journée – Monsieur était en plein déménagement ! En arrivant dans le couloir, il appela l’ascenseur en appuyant sur le bouton. Au bout de quelques secondes, il jeta déjà un regard impatient à sa montre. Les ascenseurs de la Gazette du Sorcier étaient toujours aussi lents et toujours de plus en plus usés. Le journal manquait-il tant d’argent que ça ? Franchement !
La cabine finit par arriver et Stubby appuya sur le bouton du rez-de-chaussée en y entrant. La grille mit un temps infini à commencer à se refermer en un grincement désagréable à l’oreille. Le chanteur fronça les sourcils en voyant une femme blonde courir en talon pour venir bloquer la fermeture de la grille afin de se glisser dans la cabine.
Stubby détestait prendre l’ascenseur avec des gens. Et c’était pire encore avec Rita Skeeter ! Il ne chercha même pas à cacher son mécontentement de la plus rude des façons. A vrai dire, il n’avait jamais échangé plus de trois mots avec Rita Skeeter. Mais il ne l’aimait pas. Elle avait une sale réputation dans le milieu – une réputation d’emmerdeuse. Et on ne parlait même pas de ses articles ! C’était pathétique de se servir de la vie privée des célébrités pour faire vendre du papier. Tout un ensemble de raisons qui faisait que Stubby n’avait jamais accordé aucun entretien avec elle.

Il lui lançait un sale regard pour signifier son mécontentement et son désir qu’elle le laisse tout seul. Le message ne passa pas. Les grilles se refermèrent. Stubby souffla en croisant les bras, le dos appuyé contre l’arrière de la cabine. Bon, ce n’était l’affaire que de quelques dizaines de secondes… Mais ce fut sans compter sur de soudaines secousses qui manquèrent de faire perdre l’équilibre au chanteur, accompagnée de bruits de vieille ferraille peu rassurants. Puis, la cabine s’immobilisa.
« Qu’est-ce qui se passe ? » s’enquit-il, un peu inquiet.
Il priait Merlin pour que l’ascenseur de ne soit pas bloqué. La Rita, tout en trifouillant les boutons de l’ascenseur, fit remarquer sa vieillesse et la récurrence de ce genre d’incidents.
« Je vois ça. » répondit sèchement Stubby, ne pouvant avoir l’air plus agacé que cela, même en essayant.
La journaliste, après avoir « essayé » d’arranger la situation, prit des airs dramatiques auxquels Stubby ne crut pas une seule seconde. Il fronça les sourcils en la regardant – toujours très mal. Elle jubilait. Il le savait. Ca faisait des mois et des mois qu’elle essayait d’avoir un entretien avec lui ! Et parvenait à enfin obtenir ce qu’elle voulait. Voyez son air de harpie curieuse !
« Je suis un homme très occupé, Ma’am. » justifia-t-il, affichant un sourire on ne peut moins sincère. « Je ne peux accorder d’entretien à tout le monde. Mais c’est ma manager qui s’occupe de mes rendez-vous. Il faudrait plutôt s’adresser à elle. »
Refilait-il la patate chaude aux autres ? Oui.
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