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Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT

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Moran J. Powell

Moran J. Powell


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
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| AVATARS / CRÉDITS : Jack O'Connell | bambieyestuff / madeyesaes
| SANG : Sang-pur drainé de son scotch.


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Evan Rosier.
| PATRONUS : Une pie bavarde
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT  129196351Dim 13 Mar 2022 - 20:05

29 janvier 1980


Le tonnerre frappait avec une telle force l'Angleterre que les vitres du bureau de Moran tremblaient sous le déchainement de violence purement naturelle. Vingt-trois heure quarante-quatre, il n'était toujours pas rentré chez lui, le nez tout perché sur son parchemin qu'il grattait. Les plumes à papote, ça n'avait jamais été pour lui. Une pensée parasite s'invita dans sa tête, il songea que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son cousin Darius, que sans doute il vivait sa vie tranquillement avec Luzia et il se trouva odieux de ne pas leur rendre visite avec Gardenia et Aedhan. Mais la guerre était proche, si proche d'ailleurs, qu'elle semblait constamment assombrir le ciel anglais, toujours morose. Le regard clair du jeune homme se posa sur la vitre en pensant à sa famille, ce qu'ils vivraient tous, bientôt.
Il vit une mouche qui semblait collée là depuis des lustres. Ne compris même pas pourquoi une mouche vivait en plein hiver. Le temps était bizarre, bizarre et au creux de son ventre grandissait une sensation qu'il ne s'expliquait pas. Délaissant sa plume, seul au bureau vu l'heure, Moran ouvrit un tiroir pour y trouver une flasque d'alcool, il ne l'avait pas dit à Gardenia. Le jeune journaliste faisait très attention à ne pas trop boire, parce que ses démons étaient toujours là. Mais une goutte de plus... Il sentit un sentiment de honte encore. Sa femme était enceinte et seule à la maison avec leur garçon, pendant qu'il se cachait dans les locaux de la Gazette du Sorcier pour boire - et travailler, naturellement. Car le travail, le journalisme qui avait toujours été sa vocation le bouffait comme une maladie. Il avait besoin de dire la vérité, de dire au monde ce qui se passait. Et avec l'article qu'il avait laissé sortir, son horloge interne lui soufflait qu'il ne verrait pas la naissance de sa fille.

C'est avec cette boule à la gorge qu'il descendit une deuxième gorgée avant de se raisonner et de cacher la flasque dans le tiroir, de verrouiller ce dernier avec un sortilège qu'il pourrait facilement défaire, mais le principe était là. Verrouiller loin de ses démons, reprendre une vie saine... Tu parles. La mouche était toujours là. Il se demanda s'il allait finir comme elle à son bureau, fossilisé contre sa chaise, ou bien s'il allait finalement lever ses fesses avant de recevoir une beuglante de Pitiponk. Éclairé par un Lumos déposé dans un espèce de vase aux motifs hideux et jaunâtres, la lumière commença doucement à vaciller, sans raison aucune. Et Moran, trop perdu dans la contemplation ésotérique de cette mouche, délaissa bien volontiers sa baguette pour s'approcher de la vitre et la regarder de plus près. En fait, elle semblait morte depuis des lustres, en tout cas pensait-il, avant qu'un frémissement ne fasse bouger une de ses ailes. Il leva un doigt, et la toucha mollement, elle sembla reprendre ses esprits pour s'enfuir et se jeter contre le vase et le Lumos qui vacillait toujours dangereusement. Le regard perdu dans la rue sorcière, Moran ne finit par croiser un regard dans le reflet de la vitre que trop tard. La mouche, elle, avait compris avant lui. Elle était partie et putain, il aurait du faire de même.


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Hermes Nott

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT  129196351Lun 21 Mar 2022 - 0:25

L’heure tant attendue était enfin venue.

Dévoué qu’il était à la cause, Hermes multipliait les assauts, semant la terreur au sein de Londres et alentour, se délectant des expressions de ses victimes avant de leur arracher la vie. Délaissant ses chevaux, le sang-pur embrassait toutefois sa vocation première et tandis que l’étau se resserrait, sa frustration ne faisait que grandir alors qu’on lui interdisait de faire taire ceux dont la vie qui se prolongeait n’était qu’un affront à la condition sorcière. Mais l’ordre avait été donné. Ce soir, plutôt que l’encre, le sang coulerait, enfin. Moran Powell n’avait du sa survie qu’à la pureté de son sang. Le Maître n’aimait pas gâcher ainsi de si hauts potentiels, mais quand l’esprit était corrompu, que restait-il donc à récupérer ? Mais l’ordre était tombé, couperet inflexible, et Hermes se réjouissait que le ciel déverse ainsi sa colère sur terre alors que lui-même, ce soir, aurait tout le loisir d’accomplir son sinistre dessein.

Infiltrer les bureaux de la Gazette fut si enfantin qu’il en soupira de dédain, silhouette encapuchonnée gravissant les escaliers sans avoir même besoin d’être aux aguets. Sa proie l’attendait là-haut, trop confiante pour se douter peut-être que la Mort venait le chercher, trop enivré d’ailleurs si on en croyait les anciennes rumeurs qui doucement se réveillaient. Le tonnerre masquait le bruit de ses pas, déjà velours pourtant, et tandis qu’un éclair zébrait le ciel, le mangemort franchit le seuil de la porte sans un instant d’hésitation. De dos, le sang-pur croisa son regard au détour d’une vitre et sous son masque inflexible, Hermes sourit. Puis, avec une lenteur infinie et somme toute théâtrale, fit claquer ses mains gantées tandis que sa propre baguette assourdissait le bruit. Une fois. Deux fois. Trois fois. « Au moins pourras-tu te vanter d’avoir été plus efficace que ces inutiles Aurors. » Sa voix, aussi glaciale que le vent qui s’abattait sur Londres, sembla invoquer un nouveau coup de tonnerre. « Mais révéler un nom tout en même temps que le tien… Eh bien… » Il fit claquer sa langue sur son palais, informulant au passage un Accio qui attira la baguette délaissée par l’imbécile qui lui faisait face. D’un geste sec, il la brisa. « La vraie intelligence, vois-tu, est de savoir quand faire tomber le masque. » Cela lui coûtait, pourtant, de ne pas dévoiler son identité. Mais pas encore. Pas en terrain partiellement découvert. Son plan lui paraissait infaillible, mais la prudence était une vertu que l’héritier Nott possédait, tout autant que la patience.

Son regard noir dévisagea le traître à leur sang. Il savait. Il savait qu’il savait. La confrontation était inévitable, et la suite l’était tout autant. « Je te conseille vivement d’être docile, Moran. » Le conseil raisonna tout de même comme un ordre. « Chaque goutte de sang pur versé est une hérésie. Ta lignée, pour le moment, est protégée. » S’engager ainsi pour défendre ses convictions avait un prix, celui de la solitude. Du mensonge. Hermes ne l’avait d’ailleurs que trop payé. Et Moran, en procréant, avait offert à ses ennemis la faiblesse la plus dangereuse qui soit. Et l’amour, comme toujours, ferait ce soir des victimes.
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MessageSujet: Re: Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT Croiser la mort à vingt-trois heure quarante-quatre | HERMES NOTT  129196351Dim 17 Avr 2022 - 12:27

Moran savait. Il savait ce qu'il risquait quand il avait publié cet article, avec son nom en bas de la page. Il savait et finalement, est-ce que la parution de ce papier n'était pas l'équivalent d'un suicide ? Il avait grandi dans une famille de sang-pur mais surtout une famille de paria. Les histoires, il les avait entendu. Son propre oncle avait rejoint les rangs de Voldemort. Alors...

Quand il vit dans le reflet de la vitre une silhouette, il comprit pourquoi il avait cette angoisse bizarre dans le creux de son ventre. L'horloge interne lui soufflait la mort et sa baguette était loin de lui. De toute manière, même s'il était doué avec la magie, il ne pouvait guère pas rivaliser contre un mangemort. Il aurait pu fuir, ceci dit, sous sa forme d'animagus, mais c'aurait été se compromettre et il ne le pouvait pas. Pieds et poings liés, au moins métaphoriquement, Moran ne pouvait rien faire d'autre que de regarder cette sombre personne les bras ballants. Pas une pensée pour ses enfants ni sa femme, car dans sa gorge grandissait l'angoisse. Mourir oui. Mais mourir comment ? Les paroles de l'homme parvinrent à ses oreilles et l'écossais déglutit, manqua de s'étrangler en voyant sa chère baguette se briser. Briser une baguette, c'était briser l'identité même de son porteur. Alors qu'était-il maintenant ? L'équivalent d'un cracmol ? « Je savais ce que je risquais » répondit-il d'une voix franche, plus franche et courageuse en vérité qu'il n'en ressentait. Le jeune homme avait toujours été couard. C'était son plus gros défaut, ce qui lui avait valu d'ailleurs d'être réparti à Serpentard et non Serdaigle. Gardenia avait plus de courage que lui. Et finalement, sa seule démonstration de bravoure allait conduire à sa mort. Parce qu'il n'était pas stupide, et que cet homme, là, ne venait pas pour lui délivrer un avertissement. Pas après avoir brisé sa baguette de sorbier. « Et je n'ai pas peur de montrer qui je suis, ni pour quoi je me bats ».

Lorsque son prénom s'échappa des lèvres de l'homme en face, un frisson désagréable remonta son échine. La menace suivante fit couler une goutte de transpiration dans son dos. « Je ne suis pas stupide ». Il écarta les bras. S'avouer vaincu pour souffrir un peu moins ? Sans baguette, il ne pouvait rien faire. L'autre aurait le temps de lui jeter un Doloris avant qu'il ne fasse le moindre geste vers son bureau - pour y chercher quoi de toute manière ? Il jeta malgré tout un coup d'oeil à cette pièce qui l'avait accueillie pour le faire travailler. La Gazette du sorcier avait été son rêve. Il l'avait réalisé. Il avait une famille. Des amis. Des enfants. Une femme aussi. Aussi libre son esprit fut-il, Moran avait toujours été empreint d'un certain traditionalisme, héritage de l'éducation stricte délivrée par sa propre mère. Son visage angélique encadré de ses cheveux blonds s'imposa dans sa tête et comme l'enfant qu'il était toujours et qui avait été forcé de grandir vite, plus que jamais, il eut envie de se réfugier contre elle. « Pourquoi tu ne fais pas tomber le masque, toi ? ». Autant essayer, pour peu que cela change quoique ce soit...


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